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Grande Unaï !

Le revoilà. Le « tocard », la « pompe à vélo ». Vous savez, le brun un peu agité qui a du mal avec la langue de molière. Celui qu’on a décidé de ranger dans la case des mauvais, des antipathiques. En France évidemment, car en Angleterre on l’aime bien Unaï. Lui est d’ailleurs souriant en conférence de presse, il plaisante, rigole parfois. Toujours avec son accent basque pas vraiment académique.

Unaï Emery va donc permettre à Arsenal de disputer sa première finale de Coupe d’Europe depuis 2006. Pendant ce temps-là, le PSG n’a pas progressé en Ligue des Champions, c’est peut-être de sa faute docteur ? Passons sur le PSG, la rancœur n’amène rien de positif. Lui est tellement au-dessus des discussions de comptoir à débattre s’il est un pitre ou un guignol, au sein d’une France du football qui ne cesse de se plaindre des résultats européens de ses clubs mais qui pendant deux saisons a malmené un coach qui, à lui tout seul, a remporté davantage de Coupe d’Europe que tous nos clubs réunis.

Une telle semaine sur la planète football ne pouvait pas se conclure sans une énième qualification d’Emery en finale d’Europa League, décidément sa compétition. Oui ce n’est pas la grande, celle aux grandes oreilles et c’est de toute façon l’argument qui ressortira chez les anti-Emery. Mais a-t-on le droit d’aimer Unaï Emery comme on aime Pochettino et tant d’autres entraîneurs qui à travers leur humilité et leur travail dégagent une forme de romantisme qu’on aime tant dans ce sport.

Unaï Emery n’est pas le meilleur, il ne fait même pas partie des cinq meilleurs. Mais dans ces temps sombres où la question de se séparer de la légende Cavani se pose vraiment, voir Unaï Emery triompher procure une forme de satisfaction qui s’inscrit dans les valeurs d’un football que l’on aime, n’en déplaise à ceux qui adoptent une posture détestable à son égard.

Cette semaine, le football a gagné, Unaï a gagné et c’est bien ça le plus important.

Crédits photo : Skysports