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« La saison se joue maintenant » : dans l’intimité du PSG v Naples

Après un match nul aux relents amers concédé face au Napoli mercredi dernier en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain est dos au mur. Malgré la préparation d’avant-match, les mots forts à la mi-temps, la déception s’est installée dans le vestiaire à l’issue de la rencontre. Cette nouvelle contre-performance pose crûment les limites européennes du club de la capitale qui devra se ressaisir dès dimanche face à l’OM.

 

Une préparation minutieuse

Le staff parisien souhaitait soigner la préparation de l’ultime échéance du premier acte de la phase de poule de Ligue des champions. Conscient de l’enjeu, le travail vidéo des jours précédents la rencontre fut intensif. Les consignes de Thomas Tuchel étaient claires : pressing intense, récupérations rapides à la perte du ballon, volonté de jouer haut. Un seul objectif, maintenir les Napolitains loin de la cage d’Alphonse Aréola.

Face à des Azzurris attentifs aux moindres errements, les séances de visionnage pointaient également l’impératif de maintenir un niveau de concentration irréprochable tout au long du match. Une mise en garde aux antipodes du laxisme ambiant observé mercredi soir.

Convaincu que la lumière viendrait des côtés, l’entraineur parisien a travaillé l’animation des couloirs et notamment les relations entre ailiers et latéraux. Sur coups de pieds arrêtés, les entraînements ont permis de perfectionner les combinaisons auxquelles on commence à s’habituer – faux appels des défenseurs et placement de Kylian M’Bappé à l’entrée de la surface notamment.

 

Mots pour maux à la mi-temps

Après un premier acte apathique, mené 1-0 dans son jardin, le PSG donne l’impression de marcher à l’envers. Sa prestation, à rebours des recommandations d’avant-match fait descendre Thiago Silva des tribunes. En présence d’Antero Henrique et épaulé par Dani Alves, qui secouera sèchement M’Bappé, le capitaine donne de la voix.

Sous les yeux d’un Thomas Tuchel attentif, le brésilien blâme les sautes de concentration des uns et des autres, critique l’investissement global et bouscule individuellement Presnel Kimpembe. Après l’annonce du changement et de l’entrée de Thilo Kehrer, la frustration de Juan Bernat est palpable. O Monstro prodigue ses derniers conseils aux 3 centraux avant la seconde mi-temps.

 

La tête basse

L’émotion de l’égalisation dans les derniers instants de la rencontre laisse vite place à une ambiance d’une toute autre nature dans le vestiaire. L’atmosphère est lourde, pesante. Le silence s’installe d’abord jusqu’au retour du capitaine Thiago Silva. Dans la lignée de son intervention à la mi-temps, les critiques des carences de concentration des joueurs, conséquences des deux buts encaissés, sont au cœur du discours.

Dani Alves particulièrement véhément à l’égard d’Adrien Rabiot accompagne son compatriote, tout comme Gianluigi Buffon qui prend également la parole. L’expérience s’exprime alors, mais de ces paroles, Edinson Cavani n’en gardera rien. Remonté, l’Uruguayen, remplacé à la 76ème, est déjà parti à la douche et n’assiste pas à cet instant collectif.

 

Et maintenant ?

Le bilan de cette première phase est sans appel : 1 victoire, 1 nul et 1 défaite. Insuffisant, et bien loin des prétentions du Paris Saint-Germain dans cette compétition. Certainement à l’œuvre une partie de la nuit, Tuchel organise dès le lendemain une séance vidéo pour analyser la performance de la veille. Les phases défensives sont particulièrement mises en lumière par le staff. Kylian M’Bappé essuie les salves concernant son manque d’implication dans le repli.

Dans le sillage de Thomas Meunier qui insiste sur l’obligation de se qualifier, Neymar s’exprime également. Fait rare, le brésilien transpose son rôle de leader technique hors du terrain exhortant ses coéquipiers à remporter les trois prochaines confrontations de la phase retour. Thomas Tuchel est quant à lui formel, il souhaite 100% de victoire d’ici la trêve hivernale. À la barre d’un navire à la dérive, pour le technicien Allemand : « la saison se joue maintenant ».

L’heure des bilans est aussi l’heure de la comptabilité. Celle-ci révèle un impératif, celui d’aller chercher 4 points sur les deux rencontres qui opposeront le PSG au Napoli et à Liverpool, ses 2 principaux adversaires de la poule. Pas une mince affaire à première vue. Quoi qu’il en soit, l’investissement devra être bien différent pour espérer accrocher un 7 ème huitième de final consécutif. Un état d’esprit que nous aurons l’occasion d’évaluer dès demain face à l’OM.

Thomas Gropallo