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Une équipe pas vraiment en bloc

Le PSG a encaissé cinq buts sur les deux dernières rencontres. Un problème qui n’est pas seulement lié aux défenseurs mais bien au bloc équipe qui n’est pas assez compact.

Même si les parisiens concèdent moins de buts que la saison dernière, mais surtout moins de situations et de tirs, il y a encore beaucoup de choses à régler sur le plan défensif.

Sous Pochettino, les partenaires de Marquinhos défendaient plus bas, contre-pressaient très rarement. Ensuite, au milieu, Paredes avait un volume de jeu trop restreint pour sortir cadrer, Neymar a été blessé très longtemps et son activité défensive a manqué, et les latéraux semblaient perdus dans le système à quatre défenseurs. Enfin, en étant plutôt bas, il était logique de subir plus de situations.

Cette saison, Verratti et Vitinha ont une énorme activité au milieu, accompagné par un Neymar revenu au top physiquement. Depuis quelques matchs, Christophe Galtier a ajouté Ruiz au milieu et c’est encore mieux sur le plan défensif dans ce secteur. Les parisiens contre-pressent plus souvent et donc subissent moins de tirs. Mais tout n’est pas encore parfait.

Le problème le plus important est la gestion du bloc équipe et de la profondeur. Très souvent, les défenseurs centraux alignés craignent de défendre en avançant. Dans le même temps, les milieux et souvent les latéraux avancent ou restent haut à la perte de balle. Ça donne alors un bloc avec des espaces importants entre le milieu et la défense, notamment sur les côtés, et c’est là que le PSG se fait souvent percer.

Donnarumma mieux mais pas encore rassurant

L’autre problème, c’est la gestion de la profondeur. Pour pouvoir défendre haut et en avançant, il faut avoir confiance en votre gardien pour gérer l’espace laissé dans le dos. Et là, se pose la question sur Donnarumma.

Le portier italien était en difficulté depuis le match retour à Madrid. Que ce soit au PSG ou en sélection, il n’était plus décisif et son jeu au pied inquiétait vraiment. Sur sa ligne, il est redevenu performant et ça fait du bien. En revanche, son jeu au pied et sa gestion de la profondeur ne sont pas au niveau.

Si les défenseurs parisiens reculent à la perte de balle, c’est autant pour gérer ce qui se passe dans le dos de Ramos que parce qu’ils n’ont pas confiance en leur gardien dans cette situation.

Celui qui a révolutionné ce poste avec ce rôle, c’est Neuer. Mats Hummels n’est pas réputé pour être un défenseur aux qualités de vitesse impressionnante. Pourtant, en sélection ou au Bayern, l’allemand n’hésitait pas à défendre haut et en avançant parce qu’il savait que Neuer s’occupait du reste.

Les problèmes parisiens ne sont pas insurmontables. Ils viennent de la confiance des uns envers les autres. J’ai confiance en mon gardien, donc je peux avancer pour aller jouer un duel. Si je suis pris, mon gardien effectuera le travail.

L’objectif d’une équipe est de limiter les zones de faiblesse, qu’il y en ait le moins possible. En ayant une partie d’équipe qui recule quand l’autre avance, les parisiens se créent plusieurs problèmes : la gestion de la profondeur, la gestion des interlignes entre le milieu et la défense, la gestion des côtés dans le dos des latéraux.

Si Paris veut avoir un bloc compact, il faudra assumer un problème. En jouant haut, en défendant en avançant et tous ensemble, le seul problème à gérer sera la profondeur. Si tout le monde recule pour reformer un bloc plus bas, le problème sera d’avoir des joueurs adverses déjà face au jeu et installés dans votre camp.

Ce problème ne se règlera pas avant la Coupe du Monde puisqu’il ne reste que trois matchs à jouer. En revanche, si le PSG veut exister en Ligue des champions à partir du printemps, il faudra absolument le régler : devenir une équipe où tout le monde joue selon les mêmes principes.

Crédit photo : PSG.fr

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