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Sommes-nous trop exigeants avec le PSG ?

Quand on analyse les matchs du PSG, on est toujours entre l’indulgence et l’exigence trop élevée. Où est la frontière et pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

On est trop exigeant avec le PSG. Dite comme ça, cette phrase peut laisser penser qu’on est trop souvent négatif avec le club de la capitale, qu’il y a toujours quelque chose à redire. Même lors d’une victoire à Lyon, 1-5, il y a des bémols.

Quand le PSG gagne, c’est que l’équipe en face était trop faible, pas dans un bon jour. Lorsque le PSG perd, c’est parce que les joueurs et/ou l’entraineur n’ont pas fait ce qu’il fallait. Evidemment, il y a du vrai dans les deux cas. Mais quand les critiques s’abattent après une victoire, on peut se demander si nous ne sommes pas trop exigeants, finalement.

Oui, dans 90% des matchs, le PSG fait le job, souvent sans forcer. Est-ce de sa faute ? Non. Non, ce n’est pas de la faute du PSG si trois quarts des équipes de Ligue 1 sont faibles, ne jouent pas au foot et ne tentent rien face aux Parisiens. Non, ce n’est pas de sa faute si le PSG possède dix ou quinze, et même parfois vingt points d’avance sur le deuxième du championnat.

Moins exigeant au début de QSI

A l’arrivée de QSI, après des années de galère, tout le monde s’est contenté de trophées, de victoires, sans en demander plus. Normal, on appréciait enfin d’être au-dessus au niveau national, tout en progressant au niveau européen.

Puis, les titres s’accumulant, on a commencé à en vouloir plus. En championnat, on a commencé à réclamer du contenu. En Ligue des champions, on voulait qu’enfin, le PSG passe les fameux quarts de finale. Et finalement, au fur et à mesure, on en a eu de moins en moins. Paris a fini par ne même plus passer les huitièmes, et a même fini par ne remporter que le championnat au niveau national.

Si on trouve toujours quelque chose à dire, ça vient donc de ces déceptions, notamment avec les improbables retournements de situation contre le Barça et United, mais pas que. On a remarqué que le PSG faisait de gros matchs en phase de poules mais plus dans les matchs couperets. On a alors cherché des explications. Et celle qui revient le plus, c’est que ça manque d’exigence, d’intensité, d’efforts dans les matchs de Ligue 1.

Certains pourront trouver cela injuste, mais c’est une explication. Le PSG n’a pas d’adversaires dans ce championnat, contrairement aux Anglais, aux Allemands ou aux Espagnols. Ce n’est pas qu’une question de points obtenus mais bien d’adversité en match. Le Bayern est régulièrement champion avec beaucoup de points d’avance, mais pour gagner ses matchs, le club allemand a besoin de se bouger et ne peut pas jouer en marchant. Et c’est toute la différence.

Normal d’attendre plus de Mbappé et Neymar

Pour faire un parallèle, un coureur qui s’entraine à faire un 10km en 1H, ne pourra pas réaliser un temps de 30 min le jour de la course. C’est physiquement et physiologiquement impossible. Pour Paris, c’est pareil. Pour que les Parisiens soient en mesure de répondre au défi de la C1, il faut qu’ils s’habituent à courir, à presser, à faire des appels, même quand le match est facile.

Quand certains supporters se plaignent qu’on soit trop durs, il faut se demander pourquoi et avec qui dans votre vie quotidienne vous êtes exigeants ? Vous êtes durs et exigeants avec vos enfants, parce que vous voulez le meilleur pour eux. Pour votre club, c’est pareil.

Enfin, sommes-nous réellement trop durs quand on voit Mbappé faire des choses exceptionnelles puis ne plus rien faire pendant trois ou quatre matchs de suite ? Sommes-nous trop durs quand on attend plus et autre chose de Neymar que ce qu’il a proposé contre Dortmund ? Je ne crois pas. D’ailleurs, à l’inverse, on est indulgent avec Cavani ou Sarabia, parce qu’on sait qu’ils font le maximum, peu importe leurs lacunes ou leurs erreurs.

Si le PSG veut passer un cap, il n’y a que l’exigence qui lui permettra. L’exigence des efforts sur le terrain, mais aussi l’exigence de faire ce qu’il faut en dehors pour arriver au top dans les moments clés.

Enfin, quand on compare en expliquant que Liverpool, le Real ou le Barça ratent aussi des matchs, on peut répondre que c’est vrai mais qu’eux, sur les dix dernières années, ont remporté la C1. Quand le PSG aura gagné cette compétition, on tolérera un peu plus qu’ils se manquent sur certains matchs. Mais on n’en est pas là.

Espérons, en tout cas, que les joueurs seront assez exigeants envers eux-mêmes le 11 mars pour, enfin, revenir en quarts de finale de la Ligue des champions. Après, tout sera alors possible.

Paris United

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