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Poste de gardien de but : à quoi joue le PSG ?

Depuis de longues années la vie dun gardien de but au Paris Saint-Germain na rien dun long fleuve tranquille. Cest à la fois un poste qui a été délaissé par la direction sportive, ou plutôt un recrutement laissé en chantier depuis quelques temps. Depuis larrivée de QSI en 2011, la gestion sportive de ce poste est catastrophique, et le départ de Kevin Trapp relance la polémique.

2011 : le début de lhistoire

Nous sommes en juillet 2011, Antoine Kombouaré est l’entraîneur du club de la capitale, et déjà à cette époque le poste de gardien de but du PSG est soumis à multiples rebondissements. A l’issue de la saison 2010-2011, Grégory Coupet met un terme à sa carrière, après avoir tenu le poste en alternance avec le jeune international arménien originaire du Cameroun Apoula Edel, lancé par le coach kanak.

En Bretagne, du côté de Rennes, Nicolas Douchez est en fin de contrat. Une aubaine pour le staff du PSG qui séduit l’ancien toulousain natif de Rosny-sous-Bois. Douchez débarque à Paris en numéro 1.

La reprise du Paris Saint-Germain par QSI est prononcée cette même année, et c’est un nouveau tournant dans la gestion du poste de gardien de but. En effet, le premier gros coup sur le marché des transferts réalisé par les Qataris et Leonardo fraîchement nommé directeur sportif, est l’arrivée de Javier Pastore en provenance de Palerme. Dans l’opération, les dirigeants du club italien ont imposé d’inclure leur gardien Salvatore Sirigu. Le deal sera conclu à hauteur de 42M€, et Sirigu débarque à Paris dans l’ombre de Pastore.

Très tôt en début de saison, Nicolas Douchez se blesse sérieusement, et Sirigu est propulsé au rang de numéro 1. Au retour de blessure de Douchez, Carlo Ancelotti confirme sa confiance a Salvatore Sirigu, et instaurera une certaine alternance notamment dans les coupes nationales. Sirigu conserve sa place de titulaire, et Douchez aura régulièrement l’opportunité de se montrer entre 2012 et 2014.

2014 : la mode des gardiens allemands

Lors de la coupe du Monde 2014 au Brésil, l’Allemagne brille et obtient son 4ème titre mondial. Parmi les joueurs phares de la Mannschaft à l’époque, son gardien de but Manuel Neuer crève l’écran, et s’élève au rang de meilleur gardien de la planète football. Dans son sillage le portier du Bayern Munich met en lumière d’autres gardiens allemands de Bundesliga dont un certain Kevin Trapp. Le gardien et capitaine de l’Eintracht Francfort se fait remarquer et il est recruté par le PSG alors sous la houlette de Laurent Blanc, à l’été 2015. Le duo Douchez-Sirigu est toujours là, en alternance selon les blessures et les errements de l’un ou de l’autre.

Laurent Blanc tranche rapidement, il doute notamment du jeu au pied de Salvatore Sirigu, et fait de Kevin Trapp son gardien n°1. Sirigu accuse à nouveau le coup, et Trapp va alterner le très bon avec des performances plus médiocres. Il brille en championnat et en Ligue des Champions notamment face à Chelsea en 2016, mais laisse apparaître des signes d’inconstance. Sirigu devient l’ombre de lui-même et sera à nouveau prêté en Espagne à Osasuna.

2016 : Emery et linfluence de la Liga

A l’été 2016, après 3 saisons à la tête du club, Laurent Blanc et le PSG se séparent, Unaï Emery est nommé au poste d’entraîneur après avoir remporté la ligue Europa trois fois d’affilée avec le FC Séville. En Liga, l’entraîneur espagnol a pu apprécié les qualités d’un gardien français, qui fait des prouesses à Villareal. Ce gardien n’est autre que Alphonse Areola, prêté par son club formateur. Emery en fait une priorité et Areola revient au PSG avec une nouvelle ambition et la confiance de son nouveau coach.

Après avoir testé ses deux gardiens, Emery fait de Areola son titulaire. Le français fait alors ses grands débuts en Ligue des Champions (face à Arsenal en septembre 2016), et il est titulaire lors de la saison 2017-2018. Le gardien parisien emmagasine de la confiance, et ses performances lui ouvrent les portes de l’équipe de France avec la réussite et le titre suprême que l’on connaît.

2018 : larrivée de Tuchel et de … Buffon

Doucement mais sûrement, Areola fait sa place, a encore besoin de prendre de l’assurance au plus haut niveau, Trapp est sa doublure. La nomination de Thomas Tuchel en lieu et place de Unai Emery n’est pas propice à rassurer le gardien français et champion du monde, qui a besoin comme tous les gardiens de confiance et de sérénité. Pire, la direction sportive du PSG annonce le recrutement de Gianluigi Buffon ! Areola est directement touché, Trapp également, et c’est Buffon qui prend la place dans le but pour les matchs européens.

Depuis ce début de saison 2018-2019, l’alternance a été instaurée, avec pour conséquence un manque de visibilité et d’assurance à ce poste, pour Areola comme pour Trapp, et même pour Buffon. Souvenons-nous que le gardien italien n’est pas exempt de tout reproche lors de la dernière élimination en Ligue des Champions. Clairement, ce choix de recruter Buffon il y a un an est peu compréhensible, c’était tout sauf un choix d’avenir à ce poste qui aurait tant besoin de stabilité.

L’été 2019 est encore mouvementé : Buffon est reparti en Italie, et Trapp vient d’être transféré définitivement. Areola peut-il retrouver la confiance nécessaire pour reprendre son envol ? Bulka est-il une doublure immédiatement disponible au plus haut niveau si nécessaire ? Le départ de Trapp a-t-il été anticipé ? Voilà toutes les questions qui se posent, à 4 jours de l’ouverture en championnat et à un peu plus d’un mois de la reprise des phases de poule de ligue des Champions.

Et  maintenant … ?

Même s’il a bien mérité ses galons de champion du Monde l’été dernier, Alphonse Areola est resté affecté par la saison dernière. Trapp est parti, le jeune Marcin Bulka est arrivé, mais la situation est précaire. Le recrutement au poste de gardien est toujours à l’état de projet, mais attention, Leonardo est dans la place et il a carte blanche. Tout est donc encore possible à condition de respecter les limites du fair-play financier. Reste à définir clairement le projet, la recherche d’un numéro 1 ou d’une doublure capable d’évoluer au niveau d’exigence de la ligue des Champions.

De longue date, plusieurs noms de gardiens titulaires au poste reviennent sans cesse dans chaque fenêtre de transferts. Oblak est le plus fréquent depuis des mois, et De Gea n’est pas loin. Navas est cité à nouveau récemment. Mais tout cela, sans plus. En tout cas sans aucune proposition concrètement formulée de la part du PSG. Dernièrement, du côté de son terrain de jeu préféré en Italie, Leonardo a sondé l’hypothèse d’un autre Gianluigi, Donnarumma cette fois. Ce serait un vrai choix d’avenir pour le gardien du Milan AC âgé de 20 ans seulement, et donc pour le PSG. Il reste 2 ans de contrat au jeune portier italien, et sa valeur marchande oscille autour des 50M€. L’agent de Donnarumma n’est autre que le sulfureux Mino Raiola, autant dire que tout est vraiment possible dans ce dossier, dans un sens comme dans l’autre.

Et puis, on voudrait éviter de vous refaire le coup du ”…si Neymar partait”, mais en même temps il est tellement vrai que cela changerait probablement beaucoup de choses. Financièrement, de manière évidente. Dans ces deux dossiers ultra-sensibles, sur Neymar et sur le poste de gardien de but, c’est dans tous les cas Leonardo qui a les cartes en mains, et c’est à lui de jouer. Et on ne doute pas que le directeur sportif brésilien saura tirer les leçons du passé, il est tellement bien placé pour cela, lui, le nouvel ex-homme fort du Paris Saint-Germain. Le mercato parisien est très bien lancé, le recrutement est cohérent, et il n’y a pas d’erreur de casting. Pourvu que ça dure.

 

 

 

Sources infos et images : psg.fr

Rédaction pour Paris United, Fredi

Paris United

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