(Photo by OZAN KOSE / AFP)
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Peut-on mieux gérer les blessures ?

Le PSG est revenu de Nantes avec Kean et Mbappé qui ont ressenti des douleurs musculaires. Certes, le calendrier de cette saison est très compliqué à gérer, mais existe-t-il quand même des solutions ?

A chaque match, c’est le même stress, la même inquiétude : finir la rencontre sans blessés. Et apparemment, au PSG, en ce moment, c’est impossible.

On en a déjà parlé dans un précédent papier, mais on ne peut pas fermer les yeux sur un calendrier démentiel et établi en dépit du bon sens. En dehors de cela, plusieurs facteurs peuvent engendrer des blessures et il y a peut-être des moyens de limiter la casse.

On le sait, mais le mental est prépondérant chez le sportif de haut niveau. Enchainer les matchs, sans public, et avec l’ambiance anxiogène qui existe dans la vie quotidienne, c’est un problème. Penser que parce que les joueurs gagnent très bien leur vie, ils ne sont pas touchés, c’est une erreur.

Mais le mental, c’est aussi autre chose. C’est Thomas Tuchel qui répète inlassablement que le calendrier est démentiel, que c’est ingérable, qu’il y a trop de blessés et qu’il faut surtout éviter d’en avoir d’autres. Mentalement, les joueurs jouent donc avec ce frein, cette idée qu’il ne faut pas se blesser. Quand on a peur, les tensions musculaires sont plus importantes, on est plus stressé, moins relâché. Et, évidemment, le risque de blessure est plus important quand vous pensez… à surtout ne pas vous blesser.

Tout le monde doit tirer dans le même sens

Enfin, il y a la gestion par le préparateur physique mais aussi par le coach, des séances et des temps de jeu. Pour les séances, peut-être qu’elles sont trop légères, ou, à l’inverse trop intenses. Peut-être que le travail de musculation est trop important, ou pas assez. En tout cas, il y a un problème, car même si cette saison est compliquée, ce n’est pas la première saison que le PSG doit faire avec autant de blessés.

Quant à la gestion des temps de jeu, c’est un élément primordial. Le PSG a la chance d’être dans un championnat où, à part deux ou trois fois par an, sans forcer, il bat ses adversaires. Alors oui, les Neymar, Mbappé vivent pour les stats. Oui, les joueurs veulent tout le temps jouer, être sur le terrain. Mais à un moment, le staff, le club doivent leur faire comprendre qu’il y a des priorités, que le collectif est plus important, qu’être remplacé ou ne pas débuter une rencontre, c’est aussi pour protéger leur santé.

Le turnover, ça peut se prévoir. Dans la série de matchs que le PSG vient de jouer, Thomas Tuchel pouvait, en avance, imaginer quels matchs étaient les plus importants. Quels joueurs pouvaient être prêts à les jouer ? En fonction de ces paramètres, on calcule le nombre de matchs jusqu’à la trêve et on adapte. Pour être concret, s’il y a huit matchs à jouer, on se dit que Neymar, Mbappé, Kimpembe, Marquinhos doit en jouer entre cinq et six. On établit un planning et, évidemment, on ajuste en fonction des présents et absents.

Enfin, il faut faire confiance aux jeunes. Depuis le début de saison, les entrées en jeu de Fadiga sont très intéressantes. A Nantes, Kays Ruiz a fait ce qu’on attend de lui. Encore une fois, lancer les jeunes dans une équipe complètement remaniée, c’est souvent contre-productif. Mais les lancer entourés d’une équipe cohérente, c’est les aider et les mettre dans des conditions pour réaliser une belle performance.

Évidemment, tout cela doit recevoir l’aval des joueurs. Non pas que ce soit eux qui décident mais ce sont eux qui sont sur le terrain. Mais si c’est bien expliqué, et encore plus dans une saison comme celle que nous vivons, tout le monde en sortirait gagnant.

crédit photo: sport.francetvinfo.fr

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