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Paris est-il en train de changer ?

Paris s’est donc imposé à Saint-Etienne en réalisant une nouvelle prestation intéressante. Le changement de système, le comportement des joueurs, les Parisiens ont l’air d’avoir pris conscience de certaines choses.

Et si une partie de la saison parisienne s’était jouée à Madrid. Neymar sur le banc, plus de 70 minutes à subir, Navas qui réalise dix arrêts, une équipe menée 2-0 mais qui va finir par arracher le match nul 2-2. A la fin de la rencontre, certains joueurs avaient regretté d’avoir été autant dominés, mais surtout, Thomas Tuchel enterrait le fait de jouer avec les quatre offensifs.

Après cette rencontre, il y a eu le match face à Nantes, très pauvre dans le contenu, toujours joué en 4-3-3. Puis, est venu le déplacement à Montpellier où le PSG a évolué en 4-4-2. La première période fut très moyenne, mais la seconde montrait les prémices d’un comportement différent, avec en symbole, la seconde période de Neymar. Le Brésilien fut décisif, mais surtout, il se mit à courir, à faire des différences et à faire jouer ses partenaires.

Contre Galatasaray, Thomas Tuchel continua sur le même schéma, et on vit alors une équipe décidée à jouer, à défendre ensemble, avec Neymar et Mbappé qui proposaient alors une attitude plus collective, moins individualistes.

Dimanche soir, à Saint-Etienne, les Parisiens ont enchainé avec les mêmes idées de jeu, la même attitude. Mais en plus de tout cela, le 4-4-2 a l’air d’avoir fait du bien à tout le monde et du même coup relancé la concurrence.

Paredes est de mieux en mieux, et même s’il faut relativiser l’adversité, que ce soit Galatasaray ou Saint-Etienne réduit à dix pendant plus d’une heure, l’Argentin a apporté de l’impact mais aussi des sorties de balle très intéressantes. Dommage pour lui que le but ne lui ait pas été accordé.

Un système qui relance la concurrence

Avec ce système, l’entraîneur parisien s’offre le droit de jouer avec les quatre offensifs, du moment que tout le monde fait les efforts. De plus, la liberté offerte à Neymar et Di Maria permet de varier le jeu et d’être moins stéréotypé dans la manière d’attaquer. Il permet également à Mbappé d’être plus axial et de retrouver des courses qu’il faisait l’année où il a explosé à Monaco dans le même schéma. Enfin, ça libère les couloirs pour les latéraux.

Désormais, quand Tuchel aura récupéré tous ses blessés, il aura le choix de mettre en place plusieurs systèmes en fonction de l’adversaire, mais aussi de l’évolution du score. Avoir plusieurs possibilités, ça permet aussi de pouvoir surprendre en changeant en cours de match.

Mais la clé reste toujours la même: l’attitude des joueurs. Si les quatre de devant veulent jouer ensemble, il ne tient qu’à eux de continuer à courir, à harceler, à défendre. Le 4-4-2 permettra aussi de pouvoir utiliser Cavani dans un système qu’il apprécie. Et avec la montée en puissance de Paredes, le retour de Gueye, de Verratti et d’Herrera, ça peut aussi permettre à Tuchel de faire redescendre Marquinhos avec Silva en défense centrale. Et même si Tuchel a l’air de vouloir insister avec le Brésilien au milieu, tout le monde sait que la charnière qui offre le plus de garantie, c’est celle avec les deux internationaux brésiliens. Avec ce système, l’entraîneur allemand devra répondre à une question: vaut-il mieux une charnière très solide dans un système offensif, ou une charnière un peu moins forte mais Marquinhos au milieu pour amener son impact ?

En tout cas, les Parisiens n’ont jamais eu autant de solutions avant de s’avancer vers la deuxième partie de saison. A eux de tout faire pour que ce soit la bonne année.

Crédit photo : psg.fr

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