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Michut, Simons, belles promesses

Édouard Michut et Xavi Simons ont donc évolué en même temps dans le onze de départ du PSG face à Vannes. Des prestations encourageantes qui demandent confirmation face à des adversaires d’un autre niveau.

Avec la disparition de la réserve (National 2), les jeunes du PSG, pour leur très grande majorité, évoluent soit avec les U19 soit doivent quitter le club. Quelques rares exceptions viennent, de temps en temps, garnir l’effectif de l’équipe A. Le problème, c’est qu’ils ont très peu d’occasions de se montrer.

Alors, quand Simons et Michut sont titularisés en Coupe de France, on est impatient de voir ce qu’ils valent. Lundi, les deux joueurs ont été très intéressants.

Pour Simons, c’était la deuxième titularisation après le tour précédent face à Feignies-Aulnoye. Le néerlandais avait montré de belles qualités en trente-deuxième de finale et il a confirmé en seizième. Avec ballon, il fut disponible et toujours en mouvement. Ses prises de balle sont majoritairement orientées vers l’avant et ses passes sont claquées pour donner du rythme et de l’intensité au jeu. Sans ballon, il est très actif dans le contre-pressing mais il est aussi très solide dans les duels.

Michut, un profil intéressant

Pour Édouard Michut, c’était donc une première. Le titi a mis une mi-temps pour se lâcher. Lors des quarante-cinq premières minutes, il a alterné le bon grâce à ses déplacements et son jeu vers l’avant, et le moins bon parce qu’il semblait un peu tendu, ce qui a amené du déchet dans les transmissions.

En seconde période, il fut alors bien meilleur. À la perte de balle, il a défendu en avançant, n’hésitant pas à aller chasser le porteur de balle adverse très haut. Avec le ballon, il a osé et semblé libéré. En plus de ses bonnes transmissions, il n’a pas hésité à gagner des mètres balle au pied.

Les deux joueurs ont failli marquer ce match de leur empreinte en seconde période. Simons recevait le ballon, regardait Dagba à droite mais servait Michut dans l’axe. Ce dernier contrôlait et frappait mais son ballon heurtait la transversale. Sur cette action, on a pu apprécier la qualité de passe, la prise de risque, la projection. Mais ce qui fut le plus frappant, c’est que Simons semblait presque plus déçu pour son partenaire lui-même de ne pas avoir vu le ballon entrer au fond des filets vannetais.

Certes, l’adversité était celle d’une équipe de National 2 mais il y a des éléments qui ne trompent pas. Dans l’orientation du corps, la qualité technique, la qualité de passes et l’envie de joueur le plus possible vers l’avant, les deux joueurs ont montré de vraies belles compétences. Ce n’est sûrement pas anodin, eux qui ont pu croiser Thiago Motta pendant leur parcours.

Il faut jouer pour progresser

Le football de haut niveau, c’est faire ce que beaucoup de joueurs savent faire mais à plus haute intensité et dans une densité plus importante. Désormais, il faudra donc revoir les deux titis en championnat ou en coupe face à un adversaire de Ligue 1.

La période-clé pour un joueur, c’est la post-formation, entre dix-huit et vingt-et-un ans. Pour cela, il faut jouer. L’entraînement fait progresser quand on côtoie des joueurs comme Neymar, Mbappé, Ramos, ou Verratti mais ce sont les matchs qui font réellement passer des caps. Le problème, c’est que l’effectif du PSG est composé de beaucoup d’internationaux et qu’il est difficile pour Pochettino d’expliquer à un international portugais, allemand ou argentin qu’un gamin de dix-sept ans va l’envoyer en tribune.

Le PSG a un centre de formation qui sort de beaux potentiels. Reste désormais au club de trouver le bon équilibre entre prêt, temps de jeu et construction de l’effectif pour leur faire une place et les faire progresser.

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