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Mamadou Sakho : Un « titi » devenu grand

Le Paris Saint-Germain est le club formateur de nombreux jeunes talents en France et même en Europe. Et parmi ces jeunes joueurs, un « Titi » a marqué l’histoire du PSG plus que les autres : Mamadou Sakho.

Une destinée à part

Si il n’y avait qu’un joueur à retenir formé au PSG, c’est bien lui. Né dans le 18ème arrondissement de en février 1990, il débute  le football au Paris FC, avant d’être repéré par le Paris Saint-Germain qu’il rejoint à l’âge de 12 ans. Le jeune Mamadou ne connait pas une enfance facile et son intégration dans le centre de formation l’est encore moins. Il perd son papa un an après son arrivée et hésite à tout arrêter. Mais Christian Mas, son coach chez les jeunes prend Mamadou sous son aile, il le convainc de rester et en fera même son capitaine. À partir de là tout va changer, il prend confiance en lui et passe du statut d’enfant rebelle à celui d’homme responsable. Que ce soit sur le terrain comme dans sa vie privé comme il le dit : « À la mort de mon père, devenir footballeur professionnel était devenu une obligation. »

Titi deviendra grand

Son histoire continue d’être atypique par la suite. Il est titularisé pour une première en Ligue 1, le 20 octobre 2007 à Valenciennes à 17 ans. Paul le Guen, entraîneur à l’époque, le nomme capitaine pour ce match devenant ainsi le plus jeune joueur à porter le brassard dans l’histoire du championnat de France. Le coach breton lui renouvelle sa confiance à plusieurs reprises et l’installe en défense centrale durablement, « Mamad » dispute même l’intégralité de la finale de la Coupe de la Ligue cette année-là, en profitant même pour gagner son premier trophée avec son club de coeur, ( victoire 2-1 face au RC Lens ) une année marquante puisqu’il s’agit de l’année où les Parisiens échappent à la relégation grâce à la fameuse victoire à Sochaux. La saison suivante il s’impose définitivement avec une place de titulaire en charnière centrale à la clé, malgré une blessure, il revient plus fort et marque son premier but face à Saint-Étienne. Puis Antoine Kombouaré remplace Paul Le Guen lors de la saison 2009/2010 mais ça ne change rien pour Sakho. Il est bel et bien installé en tant que titulaire et devient même un des leaders du vestiaire. Cette saison-là,  il gagne son deuxième trophée avec Paris, une Coupe de France face à Monaco en 2010.

Du sang de parisien dans les veines

Lors de la saison 2011/2012, les Qataris reprennent la direction du club de la capitale. Antoine Kombouaré commence la saison sur le banc et fait de Sakho son capitaine après le départ en retraite de Claude Makelele. Mais à la mi-saison, Carlo Ancelotti reprend les rennes de l’équipe et voit arriver deux défenseurs brésiliens : Alex tout d’abord et Thiago Silva l’année d’après. Malgré un temps de jeu réduit, il reste professionnel et le coach Italien est très satisfait de ses prestations. Il devient Champion de France un soir de 12 mai 2013, à Gerland. Tout un symbole pour lui qui a connu la suprématie lyonnaise. Une soirée magique, il est passé par toutes les émotions avec son club formateur. Le dernier match de cette saison il enfilera les gants face à Lorient après l’expulsion de Ronan Le Crom. Tout heureux il n’encaissera qu’un but sur penalty.
Puis l’apothéose, le 13 mai 2013 toute l’équipe parisienne fête ce premier titre de champion depuis 1994, sur le trajet du car qui emmène les Parisiens jusqu’au Trocadéro, Mamadou reprend les chants avec les supporters, des chants qu’il connaît par coeur puisqu’il est l’un d’eux. Un  vrai fan du PSG devenu joueur. Thiago Silva qui avait repris le brassard de capitaine depuis son arrivée est mis en avant pour présenter le trophée aux fans venus en masse place du Trocadéro. Mais à ses côtés, sur un pied d’égalité, Mamadou Sakho. Il a connu les années galères, il était le capitaine avant que la vie ne devienne rose au PSG, qui plus que lui méritait cette place?  Au début de la saison 2013/2014 il partira pour Liverpool, bloqué par les nouvelles recrues de l’ère QSI. Ses adieux au Parc seront pleines d’émotions. Il prendra le micro avec sa fille dans les bras et la communion avec les supporters sera totale, et il y laissera quelques larmes. Tout le stade scandera le nom de Sakho. Il avouera quelques années plus tard : « Ils ne le savaient pas. Mais pour moi ils scandaient le nom de mon père, ces chants étaient pout lui. »
Une magnifique histoire que celle de Mamadou Sakho, un « titi » devenu n’ayons pas peur de le dire, une légende du PSG. Un de ceux qui ne nous trahira jamais. Qui ne passera jamais chez l’ennemi comme certains. Puisque comme nous et comme il le dit si bien : « C’est du sang Parisien qui coule dans mes veines ! »
Sources : Beinsport
Crédits photos : GentsideSport, Comptoir parisien, Public, Eurosport, letelegram.fr, francetvsport.fr
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