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Un mercato plus que prometteur

Alors que le mercato vient de se terminer, on peut dire que le PSG a réussi le sien. Des recrues de haut niveau, à des postes clés et la plupart des joueurs libres. Seul point noir : les ventes.

Après plusieurs saisons à ne pas vraiment recruter ou très peu, et à se tromper régulièrement, les dirigeants parisiens ont, enfin, cette année, effectué un recrutement qualitatif et quantitatif.

Soixante millions d’euros pour recruter Hakimi, sept sur Nuno Mendes en prêt, puis zéro sur Wijnaldum, Donnarumma, Ramos et Messi, auxquels on peut ajouter la levée de l’option de Danilo Perreira (16M€). Alors oui, il y a les primes à la signature et les salaires élevés, mais ils ne font pas partie de la balance transfert.

Le club de la capitale a donc offert à Mauricio Pochettino un groupe de qualité, en quantité importante et avec des joueurs internationaux à tous les postes. L’entraîneur argentin récupère de l’expérience avec Ramos et Wijnaldum, de la jeunesse prometteuse avec Hakimi, Mendes et Donnarumma et la cerise sur le gâteau Messi, tout ça en conservant finalement Mbappé.

Oui, cette saison, le coach parisien n’aura pas vraiment d’excuse. Il n’en aura pas pour constituer une équipe de haut niveau. Il n’en aura pas pour rester compétitif quand il y aura quelques absents. Et il n’en aura pas quand, en cours de match, il devra piocher sur le banc pour apporter de la fraîcheur ou pour réorganiser son équipe si ça ne va pas. De plus, la très grande majorité de ces joueurs sont capables de s’adapter à plusieurs systèmes et d’évoluer, chacun, à différents postes ou dans différents rôles.

Sur le banc, on risque de retrouver régulièrement Kehrer, Draxler, Danilo, Herrera, Paredes, Bernat, Diallo ou encore Icardi, sans parler de ceux qui pourraient être en tribunes comme Dagba, Kurzawa, DinaEbime ou Rafinha.

Pochettino va devoir gérer la concurrence

Évidemment, après des années à se plaindre de ne pas avoir de banc quand il y a un ou deux joueurs majeurs absents, il serait malvenu de plaindre Pochettino. Malgré tout, il va y avoir un vestiaire à gérer avec des joueurs qui pourraient se retrouver sur le banc lors des matchs importants alors qu’ils seraient titulaires dans de nombreux tops clubs européens.

En revanche, s’il y avait un point noir à relever, ce serait les ventes des joueurs. Paris souhaitait vendre pour environ 180M€, c’est ce qu’il avait annoncé à la DNCG. Il n’a récupéré que 9M€ (7M€ sur le transfert de Bakker et 2M€ pour le prêt d’Areola). C’est très peu.

Avec les salaires que perçoivent les joueurs de la capitale, difficile pour eux de trouver l’équivalent ailleurs. Voilà pourquoi, malgré quelques contacts pour certains, ils n’ont jamais donné suite.

L’inconvénient, c’est de se retrouver avec un groupe de joueurs très important qu’il va falloir concerner toute la saison. L’avantage, comme cité plus haut, c’est qu’en cas d’absence, et si Pochettino arrive à garder tout son groupe sous pression, c’est que les remplaçants ne sont pas des joueurs de seconde zone et qu’ils doivent, normalement, pouvoir suppléer les titulaires en cas de besoin. L’autre avantage, c’est bien évidemment qu’avec le calendrier chargé qui s’annonce en club et avec les sélections, l’entraîneur parisien va pouvoir faire souffler les titulaires de temps en temps, ce qu’il n’avait pas pu faire depuis son arrivée, par manque de joueurs fiables mais aussi à cause du retard pris en championnat.

Exceptée la saison 2017 qui avait vu l’arrivée de Neymar et Mbappé, aucun entraîneur parisien depuis Laurent Blanc n’a bénéficié d’un effectif aussi complet. C’est désormais le travail de Pochettino de mettre tout ça en place, de gérer les égos pour offrir au PSG une année historique.

crédit photo : PSG.fr

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