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Et si le PSG recrutait en ligue 1

Avec la crise et les besoins de l’équipe, même si Leonardo regarde beaucoup à l’étranger, le PSG pourrait penser à renforcer son groupe en ligue 1. Première épisode de notre série avec les latéraux, pour lesquels il y a quelques opportunités.

Pour le PSG, c’est compliqué de recruter en ligue 1. D’une part parce que les joueurs, or Lyon, Monaco ou Lille ont très peu de références au très haut niveau, mais aussi parce que dès que le club de la capitale se met sur un joueur, on a l’impression que son prix double voire plus.

Les clubs français se plaignent souvent que le PSG ne recrute pas en France, ce qui permettrait de faire tourner économiquement les clubs français. Mais pour prendre des exemples concrets, si un joueur comme Aouar intéresse le club de la capitale, alors qu’il serait vendu 40M€ à la Juventus, pour le PSG le prix passe à 60M€.

Le club de la capitale a peut-être aussi été refroidi par quelques expériences avec des joueurs qui n’ont pas réussi à s’imposer comme Kurzawa, Digne, Stambouli. En même temps, si on réagit comme ça, on ne va plus en Allemagne ou en Espagne si on ne retient que Krychowiak (FC Séville), Kehrer, ou Jesé.

L’autre contrainte, c’est l’environnement. Si le PSG venait à recruter un joueur en ligue 1, rapidement, les premiers commentaires seraient que la marche va être trop haute, qu’il n’a pas le niveau ligue des champions et autres commentaires négatifs, sans laisser au joueur le temps de se montrer. Et on est souvent trop dur. Quand Robertson arrive à Liverpool, en 2017, il a joué à Dundee United, Queen’s Park Rangers et Hull City. Deux ans plus tard, il avait joué deux finales de ligue des champions, dont une victorieuse, en étant titulaire et sûrement le meilleur latéral gauche de la compétition.

A droite, un marché intéressant

S’il y a un poste sur lequel le PSG doit se pencher, c’est celui de latéral, à droite et à gauche. Et en ligue 1, il y a des joueurs qui peuvent faire l’affaire, soit en numéro 1 soit en doublure. Il faut aussi prendre en compte que le marché mondial des latéraux aujourd’hui est très compliqué, quand on voit que le Réal a pour doublure un Marcelo qui n’est plus compétitif.

A droite, en fonction du prix, il existe plusieurs solutions. Le plus cher, estimé autour de 20M€, c’est Celik. Solide défenseur et actif offensivement, il est international turque et possède l’avantage d’avoir déjà participé à la ligue des champions. A 24 ans, il possède une belle marge de progression et est beaucoup plus fiable physiquement qu’un Florenzi.

Pour moins de 8M€, le PSG pourrait aller chercher Centonze (Metz), Michelin (Lens) voir Sambia (Montpellier).

Celui qui présente le meilleur profil, c’est le messin. A 25 ans, il possède une belle marge de progression surtout défensivement, mais il a déjà des qualités offensives intéressantes, notamment une bonne qualité de centre.

Pour Michelin, 24 ans, c’est sa polyvalence qui pourrait faire la différence. Capable d’évoluer latéral dans une défense à quatre, il peut aussi jouer couloir dans une défense à cinq ou ailier droit dans un 4-2-3-1. Il a connu toutes les sélections de jeunes et il a franchi un cap, cette saison.

Enfin, Sambia a énormément progressé depuis ses débuts et s’est adapté au changement de système de Der Zakarian, passé d’une défense à cinq à une défense à quatre. Il doit encore gérer des sautes de concentration dans une rencontre, mais il est très intéressant car il a également joué, pendant sa formation au poste de milieu relayeur.

A gauche, moins de choix

Côté gauche, il y a déjà le retour de Bernat à prendre en compte. Si l’espagnol retrouve son niveau, le PSG aura plus besoin d’une doublure. Mais revenir des ligaments croisés, c’est toujours compliqué.

En ligue 1, le PSG pourrait se pencher sur Caio Henrique (Monaco) ou Truffert (Rennes).

Le plus cher, c’est évidemment le monégasque et encore plus si c’est le PSG car on sait que le club de la Principauté n’est pas enclin à renforcer un concurrent. L’espagnol est, comme Bernat, capable d’évoluer à quatre ou à cinq derrière. Il est moins juste offensivement que son compatriote mais il est plus solide défensivement.

Avec Adrien Truffert, Paris ferait le choix du potentiel, avec un joueur âgé d’à peine 19ans, capable de progresser au contact de Bernat. Lui aussi a fait l’apprentissage de la ligue des champions cette saison. Comme beaucoup de latéraux français, il a quelques lacunes défensives, lui qui est capable d’évoluer plus haut dans le couloir, comme cela lui est déjà arrivé dans les sélections de jeunes.

On aurait pu ajouter Delaine, latéral gauche du FC Metz. Bon joueur, notamment offensivement, sa limite est peut-être qu’il déjà 28 ans. Mais on peut aussi se demander si arriver au PSG plus mature, ce n’est pas un avantage dans la gestion de l’environnement ?

A des tarifs plus abordables qu’avec les clubs étrangers, le PSG peut se renforcer sur les côtés voire, en cas de révélation, réaliser une vraie bonne affaire. Après tant d’échecs sur des latéraux soi-disant connus et reconnus, c’est peut-être sur le modèle « Robertson » que le PSG doit se pencher.

Paris United

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