à la uneL'équipe

Edito : Tuchel, le changement, c’est maintenant !

Cela fait un bout de temps que je souhaitais écrire ce papier. La rencontre d’hier face au Real Madrid confirme ce que je pensais. Paris n’y est pas, il est même très loin du compte. J’entends les optimistes parler du scénario, de l’égalisation, du mental. Je ne partage rien de ce qui a été dit à ce sujet, hormis peut-être le fait d’intellectualiser que tout est possible… même dans le bon sens.
Hier, le PSG a réalisé l’une de ses plus mauvaises prestations de ces dernières années. Exceptée la performance de Keylor Navas, dont on ne souligne pas assez l’apport prépondérant qu’il apporte à cette équipe, tout est à jeter. Tout !
En premier lieu les choix de Thomas Tuchel. Cela fait plusieurs semaines que cette équipe ne joue plus. La difficulté à se procurer des occasions, l’attitude de « starlette » de certains joueurs sur le terrain et plus généralement le jeu proposé posent question. Tuchel est arrivé au PSG en coach « moderne », innovant, instaurant un 3-5-2 séduisant. Il est cette année retombé dans un 4-3-3 qui a fini par ne plus fonctionner sous Laurent Blanc et qui n’a jamais vraiment été éfficace sous Emery.
Le PSG ne rayonne plus, se repose depuis le début de saison sur un Di Maria étincelant et un Icardi efficace. Pire, il ne fait plus peur à personne.
Marquinhos en six ? Ce n’est plus possible. Sa place est en défense centrale, d’autant plus que le pauvre Kimpembe est en difficulté dans la relance dès que la formation d’en face presse un peu. Verratti et Gueye ? Leur état de forme interroge. Thiago Silva est un défenseur hors du commun, mais est-il LE capitaine dont Paris a besoin ? On a encore vu hier que quand Paris subit et lorsque les décisions arbitrales doivent basculer dans un sens ou dans l’autre, il n’est pas le patron qu’il faut au PSG.  En parlant de taulier, c’est avec 11 soldats que Paris ira loin en Ligue des Champions. Aussi forts et impressionnants soient-ils, Neymar et Mbappé vont enfin devoir comprendre que c’est en équipe qu’ils iront loin. Dans le cas contraire, Thomas Tuchel devra faire des choix forts, très forts s’il souhaite connaitre un printemps européen.

Quid de Cavani ? de Sarabia ? de Paredes ?

Concernant le premier, l’attitude du coach allemand est absolument scandaleuse. Si Icardi ne démérite pas, loin de là, le fait de ne plus faire jouer l’Uruguayen, accessoirement meilleur buteur de l’histoire du club, et de le traiter de la sorte n’est pas à l’honneur de Thomas Tuchel.
L’Espagnol est quant à lui cantonné au banc de touche de manière inexplicable depuis un bon mois, alors qu’il semblait pourtant s’acclimater après des débuts réussis à Paris. A voir si son but hier à Bernabéu lui permet de regagner du temps de jeu.
Paredes… que dire hormis que je persiste à penser que c’est du gâchis. A l’heure où Marquinhos n’est assurément pas un numéro six, il serait peut-être temps de relancer l’Argentin, littéralement mis à la cave par Tuchel.
Le Bilan parait certainement sombre, peut-être trop terne, mais il s’impose au lendemain d’une nouvelle prestation alarmante à l’extérieur en Coupe d’Europe. Thomas Tuchel va devoir agir, ou plutôt réagir, et cesser de se chercher des excuses.
L’acte 2 de la saison démarre aujourd’hui.
Paris United

GRATUIT
VOIR