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Edito : Edi, au pied du sapin

Comme une soirée volée. Non pas juste un baiser, mais une soirée. Une soirée où rien ne devait se passer, hormis une victoire étriquée et un Cavani encore écarté. Mais le PSG, le Parc des Princes et Cavani en ont décidé autrement.

Voilà plusieurs semaines qu’Edi est relégué en deuxième, voire troisième position au poste de numéro neuf, et ce injustement. Dans un club où l’on déplore chaque année, début mars, qu’il manque des joueurs avec de la grinta, de l’amour du club, du respect du collectif, traiter de la sorte le meilleur buteur de l’histoire du club, avec tout ce qu’il a fait pour le PSG, avec toutes les valeurs qu’il a toujours incarnées avec élégance et affection à l’égard du club, c’est tout simplement indigne. Je vois déjà les supporters rouges et bleus, dans six mois, dans un an, regretter ce traitement et s’en vouloir de ne pas l’avoir suffisamment soutenu. Bref, passons. Je sais que beaucoup ne seront pas d’accord avec cette idée, préféreront « briller » avec des joueurs clinquants, peut être moins attachés au club et plus individualistes, mais plus techniques. Qu’importe qu’ils aiment ou non le PSG. Chacun sa vision de supporter après tout.

Mercredi soir, un silence si rare s’est emparé du Parc avant les trois « Edinsoooon » de Michel Montana. Le Parc des Princes n’attendait que ce moment. Celui où ils pourraient faire comprendre à la légende qu’ils l’aiment plus que n’importe quel autre. Celui où ils pourraient lui signifier qu’il est plus qu’important à leurs yeux, il est essentiel. Et ce sans se soucier, le temps d’un instant, des polémiques, de la concurrence ou toute autre controverse. A peine Mbappé relevé de la faute qu’il avait subie, Neymar avait déjà compris qu’il ne pourrait pas tirer ce penalty. Le Parc lui avait signifié que c’était au tour d’Edi. Relancer la légende, le soutenir face à la punition injuste. Vivre un instant de communion, un soir de décembre, au Parc des Princes. Alors Neymar a été classe et a offert le ballon à la légende. Michel Montana prêt à dégainer. Une pression inhabituelle à 4-0. Cavani transforme et ses coéquipiers, se jetant sur lui, eux qui semblent autant heureux que le Parc des Princes. Le PSG gagne 5-0 mais le plus important restera ce cinquième but, ce péno tiré à ras du sol qui ne change rien à la physionomie du match.

« Ce sera gravé en moi éternellement » clame l’Uruguayen après la rencontre. Ce pénalty, ce but, Cavani et le Parc des Princes sont un cadeau au pied du sapin, avant l’heure. Tuchel a entendu le message et Edinson compris qu’il était définitivement chez lui, porte de Saint-Cloud. Merci Edi. 

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