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Résumé PSG v LILLE : Paris seul au monde

Après Marseille et avant le rendez-vous crucial face à Naples mardi soir en Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain accueillait le LOSC, son dauphin, au Parc des Princes. Même si le score est moins flatteur que face à lOL, les parisiens ont une nouvelle fois largement dominé l’équipe qui, en Ligue 1, a osé se dresser sur sa route.

 

Ce matin Paris est seul. Seul en Europe d’abord, avec cette douzième victoire d’affilée qui permet au club de la capitale de dépasser le Tottenham de la saison 1960-61. Seul, surtout, en haut de la ligue 1 où le PSG compte désormais 11 points d’avance sur son dauphin lillois qu’il a largement dominé hier soir. Trop seul ? C’est un autre débat mais la partie jouée par le LOSC a été terriblement décevante, notamment sur le plan offensif.

En face, le PSG se présente dans son 3-4-3 qui va finir par devenir habituel. Sans Cavani, qui revient de blessure, Mbappé occupe le poste de 9, pendant que Draxler prend la place de Rabiot, laissé sur le banc.

 

Paris démarre fort

Immédiatement étouffé par le Paris Saint-Germain qui attaque son match pied au plancher, le LOSC concède deux coups francs en moins de 3 minutes. A droite Di Maria virevolte et met au supplice Bamba et Ballo-Touré : passes, dribbles, feintes… c’est Halloween et l’argentin veut montrer qu’il n’est pas en reste pour les farces et attrapes.
Le LOSC réagit tout de même à la 8ième minute par la frappe de Xeka. Seul à pouvoir se libérer de l’étreinte parisienne, le jeune milieu portugais profite de la première belle sortie de balle des Dogues pour réchauffer les mains de Buffon. Dans la foulée Lille se montre de nouveau dangereux par Ikoné qui, après avoir réalisé un numéro de funambule entre Draxler et Verratti tente de servir Bamba… qui ne cadre pas sa frappe (11’).

Pendant 10 minutes le LOSC parvient à mieux tenir le ballon grâce notamment à son trio d’attaque qui lui permet de remonter le terrain rapidement. Symptôme de ce moment un peu plus fort pour leurs adversaires, les parisiens commettent des fautes et Bernat est averti pour avoir stoppé Pépé irrégulièrement. Mais cette embellie nordiste est de courte durée et la domination parisienne reprend de plus belle. Malgré ses difficultés à déséquilibrer un bloc nordiste bas et bien organisé autour de sa solide charnière Fonte-Soumaoro, Paris parvient tout de même à se créer des situations dangereuses : Di Maria profite d’une délicieuse passe en profondeur de Neymar pour se présenter face à Maignan, auteur d’une belle sortie dans ses pieds (22’) et Marquinhos voit le cadre se dérober sur un corner du numéro 10 brésilien. A un quart d’heure de la pause, Mbappé dépose tout le milieu de terrain lillois, crochète, feinte et lance parfaitement Meunier. Le belge rate le cadre.

Loin de se décourager le jeune attaquant français se représente lancé face à Ballo-Touré deux minutes plus tard. Il dribble, s’effondre, perd le ballon et reste au sol dans la surface de réparation. Le jeu continue jusqu’à ce que des Lillois, conspués par le public du Parc des Princes, sortent le ballon en touche. M. Letexier fait enfin appel aux soigneurs mais ne désigne pas pour autant le point de pénalty. C’est l’heure pour Neymar de sortir quelques surprises de son chapeau. Sur un coup franc lointain et excentré, le brésilien cherche à surprendre Maignan au premier poteau. Raté ! Qu’à cela ne tienne, sur le corner suivant Di Maria tente un ballon rentrant et oblige Maignan à réaliser une manchette qui termine sa course sur le poteau.
Dans les derniers instants de la première période une incursion de Pépé dans la surface du PSG rappelle que les lillois ont tout de même réussi à donner le sentiment qu’un contre pouvait très vite venir punir la stérilité des attaques parisiennes.

 

Un rouleau compresseur

Avec le coup de sifflet de M. Letexier repartent à la fois la deuxième mi-temps et la litanie des occasions parisiennes. Repositionné, le bloc parisien semble plus dense et les Lillois ont désormais bien du mal à exister dans ce match où ils ne parviennent plus à mettre le pied sur le ballon. Draxler, peu en vue jusque-là, se montre plutôt à son avantage lorsqu’il s’agit de soutenir les vagues parisiennes. Mais toujours sans succès : après un bon travail de Di Maria et du milieu de terrain allemand, Neymar vient s’empaler sur la défense du LOSC (47’). Au milieu, on s’amuse à l’image du double coup du sombrero de Draxler et Neymar. Et sur les côtés, on accélère comme Bernat qui centre au cordeau (49’) et oblige Soumaoro à repousser sous la menace de Neymar. Meunier l’imite de l’autre coté sans trouver personne pour conclure cet énième débordement du belge (50’). Très solide, Meunier s’offre même le luxe d’un retour autoritaire sur Bamba qui aura passé une grande partie de la soirée dans la peau d’un latéral (60’).

Les minutes s’égrènent et l’on se demande combien de temps encore les Lillois repousseront l’échéance.

Mais le principe avec l’inévitable, c’est qu’il finit par arriver et qu’à force de défendre si bas même Fonte, pourtant très bon hier soir, finit par craquer. Sur une superbe passe en profondeur de Neymar, le défenseur portugais rate son interception et laisse filer pour Mbappé qui ne se fait pas prier pour conclure d’une frappe enroulée du droit dans le petit filet opposé. Maignan est battu, 1-0 pour Paris. Pendant que les deux compères d’attaque se congratulent, Thiago Silva se jette dans les bras de son entraineur allemand car il le sait, le plus dur est fait !

Les parisiens déroulent désormais et Neymar enchaine les dribbles face à un Celik réifier… Sur un de ses débordements le brésilien trouve Mbappé qui, surpris, renvoie le ballon derrière lui. Verratti le récupère et lui offre une superbe seconde chance repoussée par Maignan (82’). Deux minutes plus tard, Neymar repique dans l’axe, s’appuie sur Mbappé, enchaîne avec une frappe à l’entrée de la surface (84’), ça fait 2-0 au bout d’une action supersonique !

Tout le monde a compris, la soirée est finie, c’est dans la poche. Kehrer en oublie même de bien défendre et concède un pénalty un peu balourd en contrant avec la main le dégagement qu’il venait de faire avec la tête. Pépé en profite pour réduire l’écart à 2-1 (93’). Mais, comme le montre le petit sketch offert conjointement par M. Letexier et les Lillois au moment de l’engagement parisien, cela faisait de longues minutes que le match était  déjà terminé. Paris n’a donc pas tremblé et s’impose logiquement au terme d’un match qu’il a totalement maitrisé. Une confirmation de plus que seule la Ligue des Champions et Naples mardi soir peuvent offrir une adversité significative au Paris Saint-Germain. Vivement Mardi !!

 

Les notes des joueurs parisiens :

 

Buffon (6) : le gardien italien s’est fait peur en fin de première mi-temps quand Pépé a contré son dégagement (44’) mais c’est bien la seule émotion que lui aura procuré cette soirée bien calme.

Bernat (4) : techniquement, il a le niveau c’est sûr… mais quel manque d’impact et de justesse dans les choix ! C’était pourtant une soirée pour briller.

Kerher (5) : auteur d’hésitations qui semblaient pourtant être derrière lui. Des erreurs d’appréciation d’abord puis un penalty concédé en fin de match ternissent son bilan.

Silva (7): le patron, c’est lui. Quand il est là, c’est plus solide: il coupe, replace, anticipe, tacle… Il est pour beaucoup dans le faible rendement offensif des Dogues.

Marquinhos (6) : Meilleur avec O Monstro à ses côtés, il a été solide lui aussi et peu mis en danger.

Meunier (7) : sur son coté on aurait dit un éléphant dans le magasin de porcelaine lillois : il a tout cassé, obligeant même Bamba à se reconvertir latéral gauche la plupart du temps !

Draxler (6) : pas très à l’aise en première mi-temps, il a semblé mieux après la pause quand le PSG a su fermer les espaces plus efficacement. Son apport offensif fut alors intéressant.

Verratti (6) : il a manqué un brin de folie et de créativité à sa prestation pour qu’on puisse dire plus que « bon match ». Donc bon match.

Di Maria (5) : il était parti pour faire un grand match avec une entame de feu mais il a décliné au fur et à mesure que ses collègues d’attaque montaient en puissance, dommage !

Mbappé (7) : il a d’abord semblé un peu empêtré dans sa position de 9 au cœur du système défensif lillois mais il s’est libéré au fil des minutes pour nous offrir une seconde période de très bonne facture. Résultat, un but et une « combinaison décisive » qui amène le but de Neymar, pas mal !

 

Homme du match :

 

Neymar (8) : oui il perd des ballons, oui tout ce qu’il fait n’est pas utile… mais quel joueur ! Parfois virevoltant, parfois lent, tantôt soliste, tantôt altruiste, il est celui qui déclenche tout, qui rend les choses impossibles possibles, qui transforme les actions moyennes en mouvements imprévisibles et donne le rythme au jeu de son équipe. Un remarquable chef d’orchestre !

Lawrence

Paris United

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