Résumé de match

Résumé du match Rennes – PSG

Cinq jours après une défaite accablante à Anfield (3-2), le Paris Saint-Germain s’est relancé au Roazhon Park (3-1), sans pour autant chasser les nombreuses interrogations qui entourent son avenir.

 

Retour houleux

L’entame de match est favorable aux joueurs de Sabri Lamouchi, qui se procurent la première occasion dès la 4ème minute. Sur son côté droit, Hamari Traoré trouve M’Baye Niang dos au but, assez vif pour se retourner et frapper en demi-volée, bien repoussée par Gianluigi Buffon. Les Parisiens manquent de mobilité et peinent à approcher la surface adverse. La première réponse est signée Neymar, qui parvient à décaler dans l’axe, mais la frappe s’envole (10’). Seule pointe rennaise, M’Baye Niang est un point d’appui précieux, quand il ne profite pas des espaces d’une défense parisienne embarrassée. Sur un ballon anodin, Marquinhos, capitaine du jour, anticipe mal le rebond. James Léa-Siliki s’empare du ballon et trompe Buffon, mais le défenseur brésilien revient à temps pour repousser en corner (11’). C’est sur ce coup de pied arrêté que le Stade Rennais enfonce le clou : devant Edinson Cavani, Niang saute et dévie subtilement le ballon sur Adrien Rabiot, surpris, qui marque contre son camp (1-0). La partie s’intensifie, Paris pousse et croit égaliser sur un coup-franc de Neymar pour Presnel Kimpembe, mais Cavani et lui sont hors-jeu. Le dernier quart d’heure confirme la montée en puissance des Parisiens, qui désertent peu à peu le flanc gauche, où Neymar, Angel Di María et Juan Bernat ne parviennent pas à accélérer. Après une dernière incursion de Niang dans le dos de Bernat, conclue par une frappe de Ramy Bensebaini (38’), la fin de cette première période voit le bloc parisien assiéger la moitié rennaise. Les combinaisons Draxler-Meunier sont d’une efficacité redoutable, à l’image de celle qui amène l’égalisation de Di María. À droite, Julian Draxler pique dans l’axe pour centrer en retrait, Cavani s’efface intelligemment pour Di María qui reprend parfaitement le ballon (45’, 1-1).

 

Une deuxième période encourageante

Dans la continuité de la fin de la première période, les joueurs de Thomas Tuchel capitalisent sur un Neymar replacé dans l’axe et un Marco Verratti qui retrouve de l’influence au milieu de terrain. Le 4-3-3 initial se mue alors en 4-2-3-1. 46ème minute, le Brésilien sert Cavani qui appelle sur le côté droit, mais sa frappe échoue sur le poteau. Si des manquements de la défense parisienne offrent aux Rennais quelques possibilités dans l’axe, c’est bien sur le côté droit qu’ils se montrent le plus dangereux, par les débordements d’Ismaïla Sarr et Traoré. À la 52ème minute, Tomas Koubek ne parvient pas à repousser une frappe de Di María, Cavani s’en empare, dribble et tire sur un Rennais qui repousse sur sa ligne, Neymar récupère mais ne peut mieux faire. Sur cette même action, les Parisiens sont pris par la vitesse de Léa-Sliki et de Niang, qui attaquent les côtés. Dès lors, les occasions s’enchaînent de part et d’autre, les blocs s’étirent et les deux équipes en profitent pour opérer en contre. À ce jeu, Paris prend facilement l’avantage grâce à une nouvelle ouverture de Neymar, qui trouve astucieusement Meunier, libre d’ajuster Koubek (61’, 1-2). À la 66ème, l’effort collectif manque d’alourdir la note ; dans la surface, Cavani élimine son vis-à-vis et choisit de passer à Neymar, qui s’écroule, accroché, mais pas de pénalty. Auteur d’une seule accélération inquiétante et d’une frappe dévissée (69’), l’entrée d’Hatem Ben Arfa n’a pas fait le bruit escompté. À la 75ème, Lamouchi insiste en remplaçant Benjamin Bourigeaud par Jordan Siebatcheu. Tuchel lui répond avec l’entrée de Choupo-Moting pour Verratti (78’). Le 4-4-2 s’avère immédiatement payant : dans l’axe, Neymar trouve Meunier sur son côté, qui remet en retrait pour Choupo-Moting. Le Camerounais contrôle du gauche et marque du droit, à bout portant (1-3, 83’). La fin de match voit Buffon arrêter une tête dangereuse sur corner (86’), et Meunier céder sa place à Kehrer (87’). Sorti à la 90ème minute pour Nkunku, le dynamiteur Neymar est d’abord sifflé, avant d’être rejoint par un jeune supporteur qu’il va protéger. En lui offrant son maillot, il éteint complètement les murmures du Roazhon Park. Avant ce match, Tuchel avait une question en tête : « À quel point nous avons été bons ? » Comme depuis le début de saison, la première période du match a été poussive, mais cette fois, la réponse de la seconde a été collective.

Les notes de Rennes-PSG :

Buffon (6) : S’il n’a pas eu beaucoup à se mettre sous la dent, il a été le plus serein des cinq défenseurs.

Marquinhos (5) : Le Brésilien retrouvait son poste préférentiel mais semble manquer de confiance. Des erreurs techniques ont émaillé une partition forte de bonnes interventions.

Kimpembe (6) : Pas aussi étincelant qu’à Anfield, il n’a pas été aidé par un Bernat complètement dépassé. Le plus impliqué dans la relance, avec quelques passes bien senties.

Bernat (3) : Dans la lignée de ses premières titularisations, en grande souffrance.

Rabiot (3) : Aligné comme sentinelle, il s’est rapidement caché derrière l’influence grandissante de Verratti, sans être décisif en tant que relayeur.

Verratti (6) : Il est monté en régime tout au long du match, s’occupant à la fois de la relance et de la distribution en montant d’un cran quand le jeu l’appelait.

Di María (6) : Par sa mobilité, il a été l’un des meilleurs parisiens de la première mi-temps. Quelques inspirations en seconde, mais Neymar et Verratti avaient récupéré le jeu à leur compte.

Neymar (6) : Sans être flamboyant, il a été décisif. Son repositionnement dans l’axe a fait briller sa lecture du jeu, grâce à ses ouvertures sur les ailes.

Draxler (6) : Intenable en première période, solide en seconde, il est l’auteur d’une nouvelle prestation convaincante.

Cavani (5) : D’abord introuvable, l’Uruguayen n’a pas bonifié ses ballons ensuite, en faisant souvent les mauvais choix. Il se procure une grosse occasion après la pause. Son implication défensive aura été plus importante qu’à Liverpool.

Homme du match : Meunier (7) :


Toujours pas irréprochable défensivement, il a retrouvé une activité offensive remarquable, notamment grâce à son entente avec Draxler. Un but et une passe décisive, homme du match.

Enzo Mangano