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Résumé : A Naples, le PSG méritait mieux

Les Parisiens ont réalisé un match solide mais nont pas réussi à simposer sur le terrain des Napolitains (1-1). Les Italiens ont su concrétiser leurs temps forts et évitent la défaite grâce à la clémence de Björns Kuipers, larbitre du match. Le PSG occupe la troisième place du groupe C, à un point du leader napolitain et de Liverpool. 

 

Au coup de sifflet final, la déception prédomine mais les hommes de Thomas Tuchel vont quand même saluer les 2.000 supporters qui ont fait le déplacement. Kylian Mbappé et ses coéquipiers reçoivent une pluie d’applaudissements. Et elle est méritée. Pour son 100e match en Ligue des Champions, Paris repart de Naples avec un seul point (1-1) et n’a pas été récompensé malgré ses efforts. Le PSG a pourtant livré une solide prestation qui a dû plaire à l’entraîneur allemand. Dès le début de la rencontre, les Parisiens, qui évoluent en 3-4-3, se procurent la première occasion sérieuse. Suite à une récupération de balle de Julian Draxler, Neymar s’enfonce dans le camp napolitain et sert Kylian Mbappé sur le côté gauche. Le Français travaille son adversaire et trouve Marco Verratti en retrait. Le tir de l’Italien est contré en corner par la défense napolitaine (5e).

Les meilleures occasions sont parisiennes. A la 12e minute, Thomas Meunier combine avec Ángel Di Maria. Le Belge est trouvé dans la surface du Napoli et son centre-tir inquiète David Ospina.

 

Neymar dans tous les bons coups 

Moins de cinq minutes après, le latéral droit manque d’ouvrir le score. L’action part d’une ouverture précise de Mbappé en direction de Neymar. Le Brésilien talonne pour Meunier qui se retrouve esseulé à l’entrée de la surface. La passe surprend la défense napolitaine… et l’international belge qui tente de redonner le ballon à son partenaire auriverde, en position de hors-jeu, au lieu de tenter sa chance (16e). Neymar est en jambes et sème la panique dans les rangs italiens à chaque accélération. Sur une percée plein axe, il est proche de s’offrir un duel face à David Ospina mais Mario Rui parvient à écarter le danger au dernier moment (19e). Le numéro 10 du PSG est intenable. Il trouve Mbappé en profondeur et le Français tente sa chance, à l’entrée des 16 mètres, d’une demi-volée pied gauche qui n’est pas cadrée.

Naples ne montre pas grand-chose. La défense parisienne est bien en place et les trois centraux de Paris cadenassent les offensives des joueurs de Carlo Ancelotti. L’action italienne la plus dangereuse est une frappe de Lorenzo Insigne, sur un service de Nikola Maksimovic, déviée en corner par Thiago Silva. Le PSG domine et parvient à ouvrir le score au meilleur des moments : juste avant la pause. Sur une nouvelle ouverture de Neymar pour Mbappé, l’ancien monégasque se joue de son adversaire direct et sert Juan Bernat dans la surface italienne. L’Espagnol, en déséquilibre, tire et permet à son équipe de rejoindre les vestiaires en réalisant, pour le moment, le coup parfait (0-1, 46e).

 

Gigi Buffon retarde linévitable

Les Napolitains reviennent sur le terrain le couteau entre les dents. Dès l’entame du second acte, les joueurs de Thomas Tuchel font face à la tempête napolitaine. Maksimovic lance Dries Mertens et oblige Gigi Buffon à la parade. Dans la foulée, le gardien du PSG doit de nouveau sortir le grand jeu sur une tentative de lob de l’attaquant de poche belge. La partie a repris depuis 10 minutes et les Napolitains ne relâchent pas la pression. Lorenzo Insigne centre pour Jose Maria Callejon dont la passe en retrait est déviée par Buffon. Le ballon reste à proximité du but de Paris et Thiago Silva intervient pour détourner la reprise de Dries Mertens. (54e). Les Napolitains poussent. Fabian Ruiz hérite d’un centre et sa reprise est détournée par un Gigi en feu. Le portier parisien finira pourtant par s’incliner. Sur un mauvais contrôle de Thiago Silva, Callejon se glisse entre le défenseur brésilien et Buffon qui est en retard sur l’ailier espagnol. Monsieur Kuipers désigne le point de pénalty. Insigne ne tremble pas et met la balle hors de portée du dernier rempart parisien (1-1, 62e). Le Napoli revient logiquement au score.

 

Le pénalty « oublié »

Paris sort alors la tête de l’eau. Bernat est trouvé sur le côté gauche par Neymar. Le latéral gauche se présente dans la surface italienne et tente de servir Meunier mais sa passe est repoussée par l’arrière-garde de Naples. Vient ensuite l’action qui va faire parler. Dans son couloir gauche, Bernat provoque et met dans le vent Maksimovic qui accroche la cheville de l’Espagnol dans la surface de réparation. L’arbitre ne bronche pas malgré une faute évidente (72e). Les Parisiens râlent mais n’abandonnent pas. Thomas Tuchel décide de faire rentrer Edinson Cavani (77e) mais l’Uruguayen n’aura aucune opportunité à se mettre sous la dent.  Paris se procure une dernière occasion. Mbappé s’appuie sur Thilo Kehrer qui lui redonne la balle au point de pénalty. Hélas, le tir du Français est trop croisé et passe à côté des buts napolitains (85e). Le score en reste là (1-1).

Contrairement à ses premières sorties en Ligue des Champions, le PSG a mis les bons ingrédients dans la marmite, peu bouillante ce mardi soir, du stade San Paolo. Thomas Tuchel et ses hommes pourront se satisfaire du contenu mais pas du résultat qui leur permet cependant de rester en vie dans ce groupe C. A un point de Naples (6 points) et Liverpool, Neymar et ses coéquipiers accueilleront les Reds, le mercredi 28 novembre à 21 heures, pour une rencontre encore une fois décisive au Parc des Princes.

 

Les notes :

Buffon (7): Le portier italien a passé une première période tranquille. Ensuite, il a longtemps repoussé l’échéance et a multiplié les parades. L’ancien gardien de la Juve provoque le pénalty en tentant de compenser l’erreur de Thiago Silva. Il plonge du bon côté mais la frappe d’Insigne est bien placée.

Marquinhos (6) : Vigilant, le défenseur central a fait le boulot. Avec les deux autres centraux, ils se sont appliqués à bien relancer la balle.

Thiago Silva (6,5) : Le capitaine du PSG a réalisé une partie solide jusqu’à son erreur qui coûte cher à son équipe. Cependant, il a repoussé le danger à de nombreuses reprises dont un sauvetage, quelques minutes avant sa boulette, devant Mertens.

Kehrer (6) : Le jeune Allemand s’est montré à la hauteur de l’évènement avec la bonne dose d’agressivité pour repousser le danger. Replacé dans le couloir droit en fin de match, sa passe pour Mbappé aurait pu être décisive. Remplacé par Eric Choupo-Moting (93e)

Meunier (4,5) : Son positionnement est similaire à son rôle au sein de l’équipe de Belgique. Il a l’occasion d’ouvrir le score mais s’est emmêlé les pinceaux. Très disponible dans son couloir, il fut moins en vue durant la deuxième période. Remplacé par Presnel Kimpembe (74e) qui a fait du bien grâce à son agressivité.

Verratti (5) : Plus discret que lors de ses dernières sorties, il s’est peu montré en attaque. Sans doute une consigne de son entraîneur pour ne pas se faire surprendre par la rapidité des attaquants Italiens.

Draxler (7) : Dans un rôle de milieu défensif, il a été à la hauteur. Ses passes, précises, ont souvent percées les lignes italiennes. L’Allemand est monté en puissance et s’est montré encore plus efficace quand Paris avait le contrôle du jeu.

Di Maria (4) : Pas une grande soirée pour l’Argentin. On l’a peu vu en phase offensive. Remplacé par Cavani (77e).

Neymar (6,5) : En première période, dès qu’il a touché le ballon il s’est passé quelque chose. Par ses dribbles ou ses passes, le numéro 10 a fait beaucoup de mal aux joueurs de Carlo Ancelotti. En deuxième période, le Brésilien a souvent gardé la balle alors que de meilleures options s’offraient à lui.

Mbappé (6,5) : L’attaquant des Bleus a livré un gros duel face à Koulibaly. Sa vivacité a perturbé la défense napolitaine. Il offre une passe décisive à Juan Bernat. Moins en vue lors du deuxième acte, il manque une belle occasion suite à une combinaison avec Kehrer.

Homme du match : Bernat (7.5) 

Son meilleur match depuis son arrivée à Paris. Comme son partenaire belge, il a évolué haut sur le terrain. Des centres peu précis en première période mais surtout ce but juste avant la pause. Lors de la deuxième période, le danger venait de son côté et il aurait dû bénéficier d’un pénalty.

Xavier Trèfle