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PSG v Monaco : Mbappé, prince du Parc

Au terme d’un match pauvre avec quelques éclairs, le PSG s’impose 2-0 face à Monaco. Mathématiquement, cette équipe fait le job, mais dans le jeu, c’est d’un ennui abyssal.

Après sa victoire 4-1 face à Bruges, les parisiens revenaient en Ligue 1 pour la réception de Monaco. L’objectif était clair, à deux journées de la fin des matchs aller : prendre les trois points. Ce sera sans l’aide de la tribune Auteuil, à huis clos pour deux rencontres pour avoir fêté leurs 30 ans avec des fumigènes mais sans incident. Mauricio Pochettino décidait de reconduire le même onze que mardi en Ligue des champions, à l’exception de Bernat qui prenait la place de Mendès, blessé.

La première occasion arrive très vite mais pour Monaco. Marco Verratti ne trouve pas de solution et perd le ballon. Diop décale Ben Yedder mais son ballon s’écrase sur le montant de Donnarumma qui voit le ballon lui revenir dans les bras. Paris répond. Un une-deux entre Bernat et Mbappé amène une première grosse situation. Puis, c’est Di Maria qui voit sa frappe détournée. Sur le corner, l’argentin entre dans la surface et touché par Sidibe. Penalty, après consultation de la VAR, transformé par Mbappé. 1-0.

Après un quart d’heure, le match s’équilibre et Monaco sort enfin. Paris a du mal à trouver des intervalles pour attaquer. Après vingt minutes, c’est encore pire : le premier rideau parisien n’arrive déjà plus à gêner la relance monégasque et les joueurs de la Principauté se trouvent de plus en plus facilement.

Lors du dernier quart d’heure de la première période, il ne se passe plus rien, ni côté parisien ni côté monégasque. Mais sur une perte de balle monégasque, Messi récupère, fixe, décale Mbappé qui contrôle et enveloppe pour battre Nubel. 2-0, c’est le score à la pause.

Un coaching toujours inexistant

Après moins de cinq minutes en seconde période, Bernat doit laisser sa place, semble-t-il blessé aux ischios. C’est Kehrer qui le remplace mais cette fois, contrairement à mardi, l’allemand vient se placer en défense centrale et Diallo se décale au poste de latéral gauche.

Il ne se passe rien puis, pendant cinq minutes, Paris se réveille, se crée deux situations puis se rendort, laissant le temps passer, marqué par le déchet technique, les mauvais choix.

À dix minutes de la fin, Gueye et Di Maria, comme d’habitude, cèdent leurs places à Paredes et Herrera. Ça n’apportera rien et le PSG s’impose 2-0.

La première période parisienne s’est résumée à deux séquences. La première après le poteau de Ben Yedder où Paris va pousser jusqu’à l’ouverture du score, puis sur la récupération de Messi qui amène le deuxième but. Entre les deux, rien ou presque. Une équipe coupée en deux, qui joue très bas et qui arrive à se faire mettre en danger.

La seconde période aura été un long supplice avec un sursaut pendant cinq minutes et la percée de Marquinhos qui réveillé le Parc. Peut-on se contenter de ça ? Peut-on juste se satisfaire d’avoir gagné ?

Pochettino va fêter ses un an à la tête de l’équipe et on ne voit rien. Le coaching est inexistant. Le jeu n’est basé que sur les exploits individuels. Son équipe est incapable d’imprimer un rythme pendant quatre-vingt-dix minutes, et même pendant plus de quarante-cinq minutes cumulées. Cette équipe semble mieux pour jouer haut mais elle passe 90% de son temps à jouer bloc bas, en contre. Cette équipe a des latéraux quelle n’utilise jamais.

Après le match de Coupe de France, dimanche prochain, il y aura un déplacement à Lorient puis les vacances. Il sera alors temps de dresser le vrai bilan de cette première partie de saison, et de voir ce qui doit changer, surtout quand on connaitra, lundi, le futur adversaire en Ligue des champions.

Paris United

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