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PSG v Metz: Draxler fait respirer Paris

Paris s’impose enfin, au bout du bout du temps additionnel, face à Metz, grâce à un but de Draxler. Une victoire obtenue à neuf contre onze, mais qui va tout de même permettre de respirer un peu.

Trois jours après sa défaite face à l’OM et quatre avant de se rendre à Nice, le PSG jouait son match en retard de la première journée. Thomas Tuchel devait composer avec de nombreux absents : Mbappé (COVID-19), Florenzi (non-qualifié), Neymar, Kurzawa et Paredes (suspendus), ainsi que Verratti et Kehrer (blessés). Comme prévu, en plus de cela, l’entraîneur allemand devait gérer avec le calendrier. En effet, dimanche, Paris aura joué quatre rencontres en dix jours. Kimpembe et Bernat débutent donc sur le banc. Navas est de retour dans les buts, derrière une défense DagbaMarquinhosDialloBakker. Au milieu, Gueye, Draxler et Herrera composent le trio pour accompagner une attaque Di MariaIcardiSarabia.

Bernat se blesse gravement

Après à peine trente secondes de jeu, Diallo reçoit un carton jaune. Les premières situations sont même messines avec un premier centre qui passe devant le but parisien mais que Diallo ne peut reprendre. Peu après, c’est Boulaya qui trouve Niane plein axe mais Navas sort parfaitement. Paris se réveille enfin et se crée plusieurs situations intéressantes comme sur ce centre de Di Maria pour Icardi dont la tête n’est pas cadrée, ou sur cette ouverture du numéro 11 parisien pour Sarabia qui bute sur Oukidja.

Metz joue le contre et c’est encore Navas, devant Boulaya, qui empêche Metz d’ouvrir le score. Mais Paris a bien repris le contrôle du match et toutes les actions dangereuses passent par Di Maria, véritable organisateur de l’équipe. À la pause, le score est de 0-0. Paris, après sept à huit minutes difficiles, a pris la main sur le match et aurait dû marquer avec un peu plus d’efficacité et de justesse. Mais Metz ne fait pas que défendre et reste très dangereux en contre.

En seconde période, Paris essaye mais manque quand même de beaucoup de choses : de rythme, de justesse, de mouvement. À l’heure de jeu, Bernat remplace Bakker. Deux minutes plus tard, sur un ballon en profondeur, Diallo est expulsé suite à une supposée faute et un deuxième carton jaune. Paris va finir à 10 pendant près d’une demi-heure. Thomas Tuchel décide alors de sortir Sarabia pour faire entrer Kimpembe.

Sur un centre de Draxler, le ballon arrive à Icardi qui frappe fort mais sur Oukidja. Paris n’y arrive pas et ça fait trois matchs et soixante-quinze minutes que le PSG n’a plus marqué en match officiel. Paris pousse enfin et sur un long une-deux entre Icardi et Di Maria, ce dernier arrive à frapper, malgré les défenseurs, mais le gardien messin repousse encore.

À moins de dix minutes du terme, et après une occasion de Dagba qui frappe à côté, Thomas Tuchel utilise sa dernière période de changement en faisant entrer un seul joueur, Fadiga. Ce dernier effectue ses débuts professionnels en remplacement de Gueye qui semblait épuisé. Mais comme Paris vit une période cauchemardesque, et alors qu’il ne reste plus de changement possible, Bernat semble se blesser gravement. Il est alors obligé de quitter le terrain. Paris va finir à 9.

Tuchel, toujours pas de coaching

Paris est même tout près d’encaisser un but mais Kimpembe intervient parfaitement. Puis c’est Maziz, décalé par Maïga qui frappe mais son ballon passe à côté des buts de Navas. Paris souffre en cette fin de match suffocante. Mais le salut va arriver par un joueur décrié depuis plusieurs semaines. Suite à un renversement de jeu de Marquinhos et un superbe contrôle de Di Maria, le centre de l’argentin en repoussé par Oukidja mais Draxler a suivi et, de la tête, inscrit le but de la libération. Paris s’impose 1-0 et respire un peu.

Il y a pourtant tellement de choses à dire ce soir. Il ne faut pas s’arrêter au seul résultat pour analyser cette rencontre. Le coaching de Tuchel reste encore une interrogation. La prestation de certains joueurs est quand même est dessous des attentes. Quant au jeu collectif, il n’y en a pas. Malgré tout, Paris n’a pas lâché et, alors qu’ils semblaient épuisés, a réussi, à neuf contre onze, à arracher la victoire. C’est à souligner.

Ce soir, heureusement que le PSG a pu compter sur Di Maria. L’argentin a été, de loin, le meilleur parisien. Il s’est déplacé comme il fallait, il a trouvé des passes magnifiques, et surtout, il est à l’origine du but libérateur, après un contrôle aérien exceptionnel. Avec lui, Navas a permis au PSG de rester dans le match sur les quelques occasions messines.

Côté déception, Bakker est trop limité et Dagba, de l’autre côté, n’apporte pas grand-chose. Icardi a existé par intermittence, mais on attend beaucoup plus de lui.

Mais la vraie mauvaise nouvelle, c’est la blessure de Bernat qui semble très grave. Il faut souhaiter qu’elle ne le soit pas. Dans quatre jours, Paris sera à Nice pour achever ce premier enchaînement de quatre matchs en dix jours. Il sera alors temps de souffler un peu et d’avoir une semaine entière pour préparer le match face à Reims.

crédit photo: rmcsport.fr

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