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PSG v Lille : Au bout du suspense

Alors qu’on ne voyait pas comment ils allaient s’en sortir, les parisiens s’imposent 2-1 face à Lille au bout du temps réglementaire. Paris prend le large en tête de la ligue 1.

À cinq jours de son déplacement à Leipzig pour le compte de la quatrième journée de la phase de groupe de la ligue des champions, le PSG recevait Lille, champion de France en titre et qui l’avait battu lors du trophée des champions (1-0). Mauricio Pochettino décide d’aligner Donnarumma dans les buts, avec une défense Kehrer, Marquinhos, Kimpembe, Bernat, qui fait son grand retour comme titulaire. Au milieu, Danilo, Gueye et Wijnaldum composeront le trio pour accompagner Di Maria, Messi et Neymar.

D’entrée Paris est pris en contre. Messi perd la balle à l’entrée de la surface. Ikone est lancé. Il dépose Kimpembe et sert Yilmaz. Le turque frappe croisé mais Donnarumma réalise un superbe arrêt. Paris ne met pas assez de rythme et les peu de fois où ça passe, Messi manque le dernier geste.

En face, sur chaque transition, on a l’impression que Lille peut faire mal. La défense à quatre est une nouvelle fois dépassée. Et Paris va finir par craquer. Au départ, un décalage sur Yilmaz, côté gauche, complètement oublié. Le turque fixe et élimine Kehrer. Il centre devant le but pour David, seul dans les six mètres, qui ouvre le score. 0-1 après une demi-heure de jeu.

Dans cette première période, Paris va se créer deux vraies occasions, par Di Maria qui ouvre trop son pied puis par Messi qui n’arrive pas à cadrer sa reprise. 0-1, c’est le score à la pause.

Au retour des vestiaires, Icardi remplace Messi. Mais c’est Lille qui se crée la première grosse occasion de la seconde période. Heureusement, Donnarumma veille et sort la frappe de David.

Le passage à trois axiaux fait du bien

Peu après l’heure de jeu, Mendes et Dagba remplacent Kehrer et Bernat. L’équipe se réorganise avec Danilo qui devient troisième défenseur axial aux côtés de Marquinhos et Kimpembe, et derrière un milieu WijnaldumGueye. Heureusement, dans cette équipe, il y a un joueur qui fait tout : il défend, il attaque et il marque même des buts. Sur une passe de Neymar, Di Maria centre. Qui est au second poteau, après un déplacement digne d’un vrai avant-centre ? Marquinhos, qui égalise.

Ce but réveille Paris. Draxler remplace Wijnaldum. Neymar, d’un subtil extérieur du pied, trouve Icardi dans la surface. L’argentin contrôle et croise son tir, mais Grbic détourne de la jambe. Paris insiste enfin, et va trouver la faille. Di Maria prend appui sur Neymar. Le brésilien lui remet et l’argentin, de l’intérieur du pied gauche, inscrit le deuxième but parisien. 2-1, à l’entrée du temps additionnel. C’est presque inespéré. Ce sera le score final.

Que dire encore une fois ? Soixante-cinq minutes pénibles, tristes, sans envie, sans intensité, sans mouvement. Puis un passage à trois défenseurs axiaux et une révolte plus tard, et Paris s’impose 2-1.

On ne comprend toujours pas où veut aller Pochettino. Il aligne Kehrer en latéral droit alors qu’il a été correct quand il a joué dans l’axe mais en difficulté à droite. Il insiste avec sa défense à quatre alors que tous les ballons sont donnés entre le latéral et le défenseur axial. De plus, avec des latéraux qui rentrent à l’intérieur trop vite, pas aidé par le peu de repli des joueurs offensifs excentrés, les centreurs adverses sont trop souvent libres. Puis, comme face à Leipzig, le passe à trois axiaux a été salvateur. Tout n’est pas dû au système, mais ce PSG semble quand même taillé pour jouer comme cela.

Côté joueurs, Donnarumma a permis au PSG de ne pas sombrer et de continuer à y croire en n’étant mené que d’un but. Kehrer et Bernat ont souffert, quand Kimpembe, déposé sur la première action, s’est bien repris ensuite.

Mais évidemment, l’homme de la soirée, c’est Marquinhos. Il tient la baraque derrière, aimante les ballons, compense les erreurs des uns et des autres. Ce soir, en plus, il relance son équipe sur un but d’avant-centre.

Pour le reste, Messi n’était pas dedans, Neymar a été agaçant et parfois génial, notamment les vingt dernières minutes, et Di Maria a donné la victoire à son équipe. Icardi aurait pu être le héros de la soirée s’il n’avait pas manqué deux grosses occasions. Danilo fait le job mais il est vraiment très limité pour animer le jeu. Gueye a souffert avant de se reprendre lors de la dernière demi-heure. Enfin, Wijnaldum a semblé mieux que depuis le début de saison même si ses partenaires ne l’ont pas forcément assez cherché.

Paris s’impose un peu par la tactique, beaucoup au mental, mais prend le large en tête de la ligue 1. Place au rendez-vous face à Leipzig, mercredi soir, pour se rapprocher des huitièmes de finale de la ligue des champions.

Paris United

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