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PSG v Basaksehir: Une victoire dans le calme

Paris valide sa qualification en s’imposant devant Basaksehir (5-1) et s’empare du fauteuil de leader du groupe. Un match qui aura donc mis 24 heures à aller à son terme mais qui fera date dans l’histoire de la Ligue des champions.

Cette fois, on est allés au bout. Le PSG et Basaksehir ont fini par jouer les 77 minutes restantes de la rencontre débutée mardi soir. Après s’être agenouillés autour du rond central, les joueurs et les arbitres de la rencontre ont repris au niveau où avait eu lieu la faute de Kimpembe au moment des évènements.

Les premières minutes sont dominées par les turcs. Kimpembe et Bakker notamment semblent en grande difficulté. Paris réagit sur un magnifique long ballon de Marquinhos pour Mbappé. Le français contrôle mais manque de qualité de touché de balle pour lober le gardien de Basaksehir. Le ballon passe au-dessus. Juste après la reprise, le match va basculer sur un exploit de Neymar. Verratti sert le brésilien. Ce dernier réalise un délicieux petit pont puis enchaine une frappe enveloppée dans la lucarne de Gunok. 1-0.

Ce but fait mal aux turcs et Paris prend définitivement le contrôle du match. Le milieu de terrain est très intéressant avec ce trio ParedesRafinhaVerratti. Devant, Mbappé demande les ballons en profondeur et ça change tout. Après quelques situations qui auraient pu être mieux terminées, Paris va doubler la mise par Neymar. Cette fois, parfaitement servi par Mbappé, le numéro 10 parisien va frapper entre les jambes de Gunok. 2-0.

Mbappé enfin buteur en ligue des champions en 2020

Juste avant la mi-temps, le PSG va enfoncer le clou. Au départ, Neymar veut éliminer Gunok, il est fauché. Le ballon arrive sur Bakker qui pense inscrire son premier but sous les couleurs parisiennes. Mais déclaré hors-jeu après visionnage par la VAR, l’arbitre va revenir à la faute et siffler penalty pour les parisiens. Neymar laisse alors le ballon à Mbappé. Le français transforme et permet au PSG de rejoindre les vestiaires sur le score de 3-0 à la pause.

Au retour des vestiaires, Di Maria a pris la place de Rafinha. Et Paris ne va pas mettre longtemps à aggraver le score par… Neymar. Sur le côté, le brésilien revient dans l’axe et, après un relais avec Di Maria, décoche une frappe puissante de l’intérieur du pied droit imparable. 4-0.

Paris se relâche. Paredes perd un ballon devant sa surface mais Navas repousse en corner. Sur celui-ci, la défense est bien passive et Topal réduit le score. Mais pas pour longtemps. À peine l’heure de jeu passée, Neymar, dans son camp, réalise un superbe contrôle sur une passe de Verratti, accélère, décale Di Maria qui, après avoir fixé, sert Mbappé pour inscrire le cinquième but de son équipe dans le but vide. 5-1 à une grosse demi-heure de la fin de la rencontre.

Kehrer remplace alors Marquinhos. Le match a clairement baissé de rythme et c’est normal. D’ailleurs, et ce n’est pas un hasard, Neymar, qui avait jusque-là réalisé une très belle prestation, notamment dans la simplicité de son jeu, tombe doucement mais sûrement dans ses travers. Le problème, c’est que Thomas Tuchel, alors que le match est plié, ne daigne pas faire de coaching. Ce sera le cas à dix minutes de la fin quand Verratti, Florenzi et Kimpembe vont laisser leurs places à Pembélé, Gueye et Diallo. Avant la fin du match, Mbappé trouvera quand même le moyen de manquer un nouveau face à face en voulant piquer son ballon plutôt que d’éliminer tranquillement le gardien. Un beau but plutôt que l’efficacité, c’est un choix, mais c‘est souvent le mauvais.

Paris s’impose 5-1 et termine en tête de son groupe de Ligue des champions. À la fin des matchs allers, très peu aurait misé sur cette position au classement. Mais ça va permettre au PSG de recevoir en huitième de finale retour, mais aussi d’éviter tous les autres premiers comme Liverpool, le Bayern, la Juve ou City.

Un système qui mérite d’être revu

Quand on analyse le match, on ne peut pas faire fi de l’adversaire. Déjà éliminés avant la rencontre, et avec les évènements de la veille, les turcs n’ont pas été un adversaire coriace. Le 5-3-2 mis en place par Tuchel mérite donc d’être revu face à un adversaire plus fort et dans un match à réel enjeu. Malgré cela, il y a des choses intéressantes dans ce système.

Avec ce trio derrière, ça permet de couvrir et sécuriser les montées des latéraux, mais aussi d’avoir plus de densité axiale à la perte de balle et donc de laisser les milieux de terrain créer. De plus, ce système correspond aux profils de certains joueurs. Kimpembe et Marquinhos sont de vrais défenseurs et ils ont une qualité de relance. C’est également un plus pour Florenzi, dont on savait qu’il possédait plus de qualité offensive que défensive. Dommage que Bernat soit blessé pour être son pendant côté gauche parce que Bakker n’a pas réalisé une bonne prestation ce soir. Enfin, pour Danilo, ça lui permet d’être mieux protéger que dans une défense à quatre. Son rôle est alors plus de couvrir, ce qui correspond plus à ses qualités, et comme les intervalles sont moins grands quand vous êtes sur la largeur, il a moins de courses à réaliser.

Au milieu, la relation et la fluidité entre Rafinha et Verratti permet de bien ressortir, mais aussi de ne pas obliger Neymar à redescendre trop bas pour venir chercher les ballons. Le brésilien, avec cette liberté, est alors imprévisible, tant qu’il respecte le jeu ce qui ne fut plus le cas après la 70ème minute. Quant à Mbappé, ça l’oblige à demander le ballon dans la profondeur, ce qui est sa force principale. Reste que même s’il a inscrit deux buts, il a encore manqué des face-à-face parce qu’il a voulu inscrire des beaux buts plutôt que d’être efficace. Enfin, même si ça devient une normalité, on peut souligner le match de Navas, encore présent sur les quelques ballons chauds qu’il a eu à gérer.

Paris respire parce que la qualification était essentielle pour l’image du club, mais aussi économiquement dans une année où tout le monde va perdre de l’argent. Rendez-vous dimanche soir pour l’affrontement face à l’OL pour bien finir cette belle semaine qui aura marqué la lutte contre le racisme dans le football.

Paris United

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