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PSG v Barça: Navas emmène le PSG en quarts

Le PSG se qualifie pour les quarts de finale de la Ligue des champions (1-1) grâce à un exceptionnel Navas. Paris est passé tout près de la correctionnelle mais Paris peut respirer.

Trois semaines après le très bon résultat obtenu à Barcelone (1-4), Paris devait confirmer pour se qualifier. Pochettino avait déclaré qu’il fallait aborder le match comme s’il y avait eu 0-0. L’entraîneur argentin opte pour le onze attendu sauf Draxler côté droit.

Mais que dire de la première période parisienne. Indigne, catastrophique, ignoble ? Les parisiens ont semblé tétanisés, incapables de presser, de courir, de tenir le ballon. Sur les 25 premières minutes, le seul Dembélé aurait pu inscrire presque quatre buts et offrir au Barça le rêve d’un nouvel exploit.

Mais comme à l’aller, mais à l’envers, c’est cette fois le PSG qui va obtenir un penalty suite à une faute involontaire de Lenglet sur Icardi. Mbappé transforme et permet à son équipe de mener miraculeusement 1-0.

Cela ne change rien pour les catalans qui continuent de maîtriser le match, de se créer des occasions énormes. Messi va égaliser sur une superbe frappe mais c’est surtout Navas qui va tenir son équipe la tête au-dessus de l’eau. Par des arrêts de classe comme face à Dembélé et Dest, mais surtout en stoppant un penalty de Messi juste avant la pause.

Pochettino décide alors de sortir Kurzawa pour faire entrer Diallo. Paris continue de subir, de ne pas enchaîner deux passes. C’est une catastrophe! Navas continue de faire le travail, aidé par Marquinhos et Kimpembe, solides, et à la très bonne entrée de Diallo.

Paris tient et doucement, le Barça commence à baisser de rythme, à trouver moins de solutions. Le coaching n’apporte pas grand-chose et Paris se qualifie pour les quarts de finale de la Ligue des champions.

Sur qui mettre la faute de l’horrible première période parisienne : le coach, les joueurs ou les deux ? Sûrement les deux. Pochettino n’a donc pas trouvé les mots pour enlever de la tête la légende de la remontada. Parce qu’il ne faut pas se mentir, cette équipe a eu peur : peur de revivre un traumatisme, peur de revivre une humiliation. Il faut rappeler que contre Dortmund, le PSG avait perdu le match aller donc un scénario différent du Barça 2017 et de United 2019. La bonne idée du coach aura été de réagir dès la pause pour effectuer son premier changement avec Diallo pour Kurzawa. Les autres changements ont été plus tardifs, notamment la sortie de Verratti.

Navas – Marquinhos – Kimpembe, le trio qui fait du bien

Evidemment, ce soir, comment ne pas remercier Navas? Le gardien parisien a juste été exceptionnel, décisif, presque surréaliste. Si on mettait encore des notes, il aurait eu 10 voire 11. C’est lui qui, en stoppant le penalty de Messi juste avant la pause, a permis d’empêcher le Barça de croire à l’exploit.

En défense, Florenzi et Kurzawa ont été catastrophiques. Ils ont entraîné avec eux Marquinhos et Kimpembe en première période. Heureusement, les deux parisiens se sont très bien repris en seconde et ont été énormes défensivement. Ils ont sûrement profité de l’excellente entrée de Diallo. Encore une fois, l’ancien joueur de Dortmund a montré qu’il était plus qu’une alternative à ce poste, notamment sur le plan défensif.

Au milieu, Paredes a été mangé. Comme on pouvait s’y attendre, quand il n’a pas le temps, c’est compliqué. Gueye a couru, comme d’habitude, mais avec le ballon, il n’a rien réussi. Quant à Verratti, il a été très loin du niveau qu’on doit attendre de ce joueur. Oui, il a gardé quelques ballons mais il en a perdu beaucoup plus que d’habitude et il a manqué des passes de transition qu’il ne manque jamais.

Devant, les trois n’ont pas défendu. Icardi a été transparent mais il a obtenu, sans faire exprès, le penalty qui soulage. Draxler a été inutile, jamais bien placé, jamais tranchant dans ses prises de balles. Quant à Mbappé, il a marqué le penalty, il a joué deux ou trois coups en contre, dont le dernier à la 91ème minute. Mais son attitude est indigne. Il ne s’est même pas replacé pour fermer les couloirs, mais en plus, il est reparti dans cette idée de faire la différence seul.

Il ne faudra pas oublier qu’à la pause il peut y avoir 1-4 sans qu’il y ait quelque chose à dire. Mais Paris est qualifié. Quand on voit que la Juve et le Barça sont éliminés dès les huitièmes de finale, Paris peut quand même se féliciter d’être encore en course.

Paris United

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