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Lens-PSG : L’enfer du Nord

Dans le choc de la dix-septième journée, le PSG s’est incliné à Lens 3-1. Dépassés, les joueurs de Christophe Galtier n’ont jamais semblés en mesure de revenir avec un autre résultat qu’une défaite.

Paris ne passera pas la saison invaincu. Mais Paris ne passera même pas l’année 2023 invaincu. Ce dimanche 1er janvier, les parisiens ont pris une leçon de football par des lensois revenus à quatre longueurs.

Pour l’entraîneur parisien, il fallait faire sans Neymar et Messi pour la première fois. C’est à Soler qu’est revenue la mission de remplacer le brésilien, alors qu’Ekitike enchaînait une seconde titularisation de suite aux côtés de Mbappé. Au milieu, exit Vitinha pour positionner Danilo en sentinelle dans un PSG en version plus solide… sur le papier.

L’intensité mise par les lensois dans les transitions a tout de suite fait mal aux partenaires de Marquinhos, incapables de gêner les premières relances, dépassés dans les interlignes par le milieu lensois et mis à mal dans la profondeur.

Une charnière catastrophque

Certes, les parisiens ont répondu très vite à l’ouverture du score lensoise. Mais ensuite, ce fut le néant. Si bien que les nordistes reprenaient l’avantage à la demi-heure de jeu, sur un contre où Verratti, Ramos puis Marquinhos ont été ridiculisés.

On attendait alors du changement à la pause. Il n’en fut rien. Christophe Galtier décidait de repartir avec les mêmes joueurs et le même dispositif… Pour le même résultat : le néant. Les lensois profitaient même des erreurs des parisiens pour inscrire un troisième but.

Les changements alors, enfin, opérés par l’entraîneur ne changeaient rien. Paris n’existait pas si ce n’’était sur cette tête de Sarabia sans puissance que Samba fut tout heureux de voir arriver sur lui. Paris s’inclinait logiquement 3-1.

Christophe Galtier avait parlé de système quand il y aurait des absences importantes. Ce dimanche soir, il a évolué avec le même système que lorsqu’il y a Messi et Neymar. En alignant Danilo, il a aussi voulu renforcer son milieu en apportant de la taille et du muscle. Le message était donc négatif.

Mais au-delà du onze de départ, c’est encore une fois sa lecture du match et son coaching qui interpellent. Pourquoi être resté dans le même système alors que Paris prenait l’eau ? Comment est-il possible de repartir avec les mêmes joueurs après la pause alors qu’on aurait pu changer les onze, gardien compris ? C’est juste incompréhensible et inquiétant.

Parce que côté joueurs, ils sont presque tous passés à côté. Donnarumma a de nouveau montré des limites dans le jeu au pied et dans son jeu aérien. Pas vraiment fautif sur les buts, il ne fait pas non plus de miracle.

En défense, la charnière MarquinhosRamos a été catastrophique. Chaque prise de profondeur lensoise et il y avait le feu. À droite, Mukiele a tenu son rang mais il est quand même mieux dans l’axe, surtout quand on voit les prestations des deux centraux de ce soir. À gauche, Hakimi a tenté d’apporter mais pas sur son bon pied, ce qui l’a mis en difficulté. Et comme, en plus, il a défendu seul dans son couloir, il a souffert.

Un mercato de plus en plus discutable

Au milieu, Danilo s’est battu mais avec lui le PSG n’a aucune possibilité de sortie de balle face à un pressing. Lui aussi semble désormais bien mieux en défense centrale. Relayeur gauche, Verratti a été plus que décevant et a raté un nombre de passes inhabituel chez lui. Lui aussi a montré qu’il était bien mieux en sentinelle. Quant à Fabian Ruiz, il a traversé le match tel un fantôme, perdant même le ballon du troisième but à cause d’une prise d’information déplorable et une protection de balle catastrophique.

Devant, Soler a fait espérer un bon match pendant sept – huit minutes. Puis, comme les autres, il a disparu, dévoré par l’impact des lensois. Ekitike a égalisé puis plus rien. Enfin, Mbappé a joué tout seul et n’a rien réussi de toute la rencontre.

Cette claque doit faire du bien. Elle doit faire prendre conscience à tous du manque de collectif de cette équipe qui n’existe que grâce au talent de Neymar, Messi et Mbappé. Elle doit faire prendre conscience que les statuts ont leur limite et qu’une remise en question est nécessaire. Elle doit faire prendre conscience que certains joueurs ne correspondent ni au football moderne ni à la Ligue 1. Elle doit faire prendre conscience que le recrutement n’est, pour l’instant, clairement pas une réussite. Enfin, elle doit faire prendre des consciences des limites de l’entraîneur dans sa lecture du jeu, son coaching.

Paris n’a plus que quatre points d’avance en tête de la Ligue 1. Alors que Galtier voulait se donner un matelas le plus vite possible, c’est raté. Il va vite falloir se relever.

Paris United

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