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Leipzig v PSG: Des regrets et des limites

Après avoir dominé pendant quarante minutes, le PSG s’incline à Leipzig (2-1). Une défaite qui a montré les limites des joueurs mais surtout d’un entraineur qui semble à court d’idées.

À Leipzig, Paris jouait une partie de son avenir en Ligue des champions, même si la défaite de Manchester à Basaksehir (2-1) offrait un nouveau joker. Thomas Tuchel aligne une équipe en 4-3-3 avec les joueurs prévus, notamment Danilo en défense et Marquinhos au milieu.

La première période est bonne. Les parisiens sont en place, effectuent un très bon pressing mais surtout, avec le ballon, on est dans la simplicité et on respecte le jeu. Dès la 6ème minute, Di Maria, bien servi par Kean, ouvre le score de l’extérieur du pied gauche.

A la 16ème minute, l’argentin va manquer la balle de break en voyant son penalty repoussé par Gulacsi. Mais c’est loin de mettre un coup au moral aux parisiens qui continuent de presser, de jouer. Cela manque de finition mais Paris domine largement.

Malheureusement, sur le premier et seul temps fort des allemands, dans les dernières minutes de la première période, Paris va se faire rejoindre. Le ballon navigue devant la surface. Marquinhos est trop bas et lorsque le ballon arrive sur Nkunku, il n’a pas le temps de sortir pour gêner l’ancien titi. 1-1, c’est le score à la pause.

Le but a dû redonner du moral aux allemands car ils sont bien mieux en début de seconde période. Forsberg est tout près de donner l’avantage à son équipe mais, heureusement, sa frappe s’envole au-dessus du but après avoir éliminé un peu trop facilement Danilo. Leipzig va alors prendre l’avantage suite à une main de Kimpembe dans la surface. Le penalty est transformé par Forsberg. 2-1 à une grosse demi-heure de la fin de la rencontre.

À vingt minutes de la fin, Gueye est expulsé pour un deuxième carton jaune, franchement très sévère. Paris va finir à 10.

Thomas Tuchel fait alors entrer Kehrer et Bakker aux places de Sarabia et Kurzawa. Des changements qu’on a du mal à comprendre. Paris souffre et n’arrive plus à rien. Et Tuchel décide de faire entrer Rafinha à la 85ème minute. Au bout du temps additionnel, Kimpembe va craquer et se faire expulser. Il manquera le match au Parc des Princes face à Leipzig. Paris s’incline 2-1 et pourra regretter de n’avoir pas su se mettre à l’abri en première  période.

Un coaching catastrophique

L’analyse du match du PSG est très ambigüe. La première période a été bonne dans l’intensité, dans la simplicité et la solidarité. Le penalty manqué par Di Maria est un des tournants du match. Malheureusement, la seconde période fut bien moins bonne. Et que dire, encore une fois, du coaching de Tuchel. Alors que son équipe fut en difficulté, il n’a d’abord pas réagi. Puis, il a fait entrer Kehrer et Bakker alors qu’on attendait un Paredes ou Rafinha pour retrouver du liant dans le jeu.

Encore une fois, Navas a retardé l’échéance, notamment grâce à un arrêt exceptionnel en première période. Derrière, Danilo a été bon mais en montrant ses limites à ce poste, comme lorsqu’il couvre sur l’action du penalty ou quand il s’est fait travailler par Forsberg en reculant beaucoup trop. Kimpembe a été bon mais il fait une main qui coûte cher. À gauche, Kurzawa a été moins incisif qu’à Basaksehir, sans être réellement mis en danger.

Au milieu, Marquinhos a montré ses limites. Il faut arrêter l’expérience immédiatement. Avec lui Herrera et Gueye ont bien travaillé en première période avant de souffrir en seconde. Le problème, c’est qu’avec le ballon, les deux joueurs sont trop limités pour apporter quelque chose.

Devant, sarabia a couru… Et c’est tout. Di Maria a existé 16 minutes, jusqu’à son penalty manqué. Et sa seconde période est juste indigne. Quant à Kean, il fut le meilleur parisien : pressing, course, jeu dos au but. Dommage qu’il n’ait pas été entouré.

Pour terminer sur l’entrée en jeu de Kehrer, elle est juste scandaleuse. Incompréhensive sur le plan tactique, l’allemand n’a fait que se jeter bêtement et commettre un nombre de fautes stupides incalculables.

Paris s’incline contre un petit Leipzig. La qualification n’est pas compromise mais il va falloir retrouver tout le monde dans trois semaines pour espérer quelque chose.

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