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Florenzi / Crédit : psg.fr
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City v PSG: Désillusion

Paris n’a donc pas réussi l’exploit d’aller chercher sa qualification à Manchester. Malgré des choses intéressantes, il y avait trop de manques pour retrouver une place en finale.

La marche était finalement trop haute. Après un parcours du combattant, la dernière marche aura été fatale au PSG. Paris a essayé, Paris s’est donné les moyens d’y croire, mais Paris n’a pas joué à onze.

Pochettino avait opté pour Herrera à la place de Gueye, et Icardi à la place de Mbappé indisponible. Le match démarre sur un terrain complètement envahi par la grêle. Le ballon est freiné, et on se demande comment un club comme City n’ait pas le matériel pour rendre le terrain praticable.

En tout cas, Paris entame plutôt bien sa rencontre. City, en alignant Fernandinho avait décidé de subir un peu plus. Paris est haut, il manque de la justesse dans les derniers gestes pour mettre en danger ce Manchester. Paris presse et Paris va se faire contrer. Au départ, un long ballon d’Ederson. Florenzi est dépassé et le ballon arrive sur De Bruyne. Le belge voit sa frappe contrée mais elle va revenir sur Mahrez qui ouvre le score, le ballon passant entre les jambes de Navas.

Paris craque, comme d’habitude

Les parisiens sont dans leur match mais le terrain les empêche d’aller au bout. De plus, trop de joueurs sont alors en-dessous. A la pause, Paris est mené 1-0 mais il y a encore de l’espoir. Malheureusement, Pochettino n’a pas l’aire de voir le même match.

Au retour des vestiaires, aucun changement alors que certains joueurs sont dépassés. Neymar continue de jouer seul, Paris trouve de moins en moins d’espace et City a fait monter son bloc de quinze mètres. Et sur un contre, encore une fois, City va tuer le match. Un contre très bien mené et conclu par Mahrez. 2-0, Paris disjoncte.

Di Maria s’énerve et est expulsé. Juste derrière, Verratti est tout près de recevoir un deuxième carton jaune. Paris n’y est plus. Paris s’incline et ne retrouvera pas la finale de la ligue des champions.

Évidemment, Pochettino est coupable de cette désillusion. Son onze de départ, pas de problème, ce sont des choix et ils se respectent. En revanche, encore une fois, il n’a pas sur lire le match. Comment Florenzi a pu jouer aussi longtemps alors qu’il était à la rue dès le début du match ? Diallo n’était pas prêt à jouer un match de ce niveau et a d’ailleurs fini par se blesser de nouveau. Icardi a été transparent et n’a servi strictement à rien. Quant à Neymar, il a voulu jouer au sauveur, jamais dans le collectif, il n’a pas porté le PSG.

De l’aller au retour, le coach parisien n’a donc jamais influé sur la physionomie de la rencontre. C’est une terrible déception.

Côté joueur, Navas n’a rien à se reprocher mais on a tellement été habitué à des miracles qu’on en attendait encore un ce soir. Ce ne fut pas le cas, dommage. En défense, en plus des deux latéraux, Kimpembe a connu des hauts et des bas, mais plus de bas, malheureusement. Il manque de vivacité sur le but de Mahrez. Et puis, il y a Marquinhos. Énorme, le défenseur central a défendu, relancé et attaqué, se créant la meilleure occasion parisienne avec sa tête sur la barre.

Neymar pas au rendez-vous

Au milieu Paredes, a fait des choses intéressantes dans le début de rencontre, puis, comme d’habitude, il a disparu. Et comme son attitude est insupportable, il s’est retrouvé à subir une faute et la voir siffler contre lui. Herrera a été volontaire, intelligent dans ses déplacements, mais il a manqué de justesse technique, comme sur cette erreur de relance d’Ederson où il va manquer sa passe sur Di Maria. Quant à Verratti, il a été le meilleur au milieu dans ses transmissions, dans sa faculté à garder le ballon, à sortir du pressing. Malheureusement, il est sorti de son match après l’expulsion de Di Maria.

L’argentin a été le meilleur joueur offensif. Il a défendu, attaqué, a été très intelligent notamment quand il est venu à l’intérieur du jeu pour organiser. Mais il a lui aussi bêtement craqué.

Avec lui, Icardi a été déplorable. Pas de course, pas de repli, pas de ballon gardé, des pertes de balles et seulement 13 ballons touchés en première période. Et puis, il y a Neymar. Il voulait prendre les choses en main, être le patron, il s’est raté. Il a ralenti le jeu, abusé des duels, n’a trouvé aucun décalage. Il faudra faire son bilan parce que ça devient grave.

Paris quitte la compétition avec des regrets. Le regret de ne pas avoir su tenir sur la durée. Le regret d’avoir eu un coach qui n’a pas lu le match et ne s’est pas servi de son banc. Le regret de n’avoir jamais joué une demi-finale avec onze joueurs concernés. C’est une terrible désillusion.

Paris United

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