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Brest – PSG : L’important, c’est les trois points

En s’imposant à Brest (1-2), les Parisiens clôturent une bonne semaine sur le plan comptable. Sur le pan de jeu, en revanche, ça devient compliqué. Le retour des blessés va faire du bien, en espérant que l’hécatombe s’arrête.

En se rendant à Brest, Paris voulait reprendre sa marche en avant en championnat après sa défaite à Dijon et avant la trêve internationale. Pour cela, Tuchel fait encore tourner notamment à cause des nouveaux blessés. Rico remplace Navas, blessé à l’échauffement, Diallo, Kurzawa, Draxler, Cavani et Sarabia intègrent également le onze de départ.

Paris joue haut, tente de mettre du rythme dès le début. Mais les Brestois ont décidé de jouer. Densité, impact, ils sont bien présents dans leur match. Les joueurs du PSG ont du mal à combiner offensivement et on sent que ça manque d’automatisme entre les trois attaquants, Di MariaCavaniSarabia, comme sur cette mésentente entre l’Argentin et l’Uruguayen. Ca tente de passer par les côtés, mais à part sur un centre de Dagba, il y a trop de déchets dans la dernière passe. Paris se crée quand même quelques occasions mais Larsonneur est présent.

En face, les Bretons jouent et tentent d’attaquer dès la récupération du ballon. Ils ne se créent pas d’occasions dans le jeu mais ils obtiennent des coups de pieds arrêtés. Par trois fois, ils sont tout près d’ouvrir le score mais heureusement, les tentatives ne sont pas cadrées, et pour celles qui le sont, Rico fait ce qu’il faut.

A cinq minutes de la pause, sur un contre, Verratti trouve superbement Draxler. L’Allemand contrôle parfaitement et lance Di Maria en profondeur. L’Argentin s’en va fixer Larsonneur et de sa spéciale, un délicieux ballon piqué, trompe le gardien brestois (0-1, 39ème).

A la pause, Paris mène. Une première période dans laquelle les Parisiens ont eu du déchet mais au moins, cet après-midi, l’état d’esprit est meilleur. Il faudra quand même se méfier car les Brestois sont intéressants et ils peuvent encore se créer des situations s’ils sont meilleurs dans le dernier geste.

Tuchel, un coaching tardif et forcé

Au retour des vestiaires, le rythme baisse. Paris met moins de mouvement, moins de vitesse dans les transmissions. Une situation sur une reprise de Cavani mais il écrase sa frappe. Brest est aussi moins présent. Malgré tout, sur une situation où les hommes de Tuchel vont avoir du mal à se dégager, Perraud récupère et frappe mais le ballon est bien boxé par Rico.

Alors qu’on atteint la 70èmeminute, que ses joueurs ne maitrisent plus vraiment, qu’ils n’arrivent pas à se mettre à l’abri, Thomas Tuchel n’effectue toujours pas changement. Pourquoi avoir un tel effectif si c’est pour ne pas s’en servir, notamment dans son coaching en cours de match ? Bizarre. Et l’Allemand va le payer. 72èmeminute, long ballon brestois, mauvaise appréciation de Silva. Court récupère et décale Grandsir qui égalise, le ballon passant entre les jambes de Rico (1-1, 72ème). Sur cette action, on aura vu le manque d’intensité, de collectif. Au départ, Verratti va presser, mais personne ne le suit. Puis, c’est Kurzawa qui est mal placé et Diallo qui recule au lieu de sortir sur le joueur brestois. Même quand on s’appelle le PSG, quand on ne travaille pas ensemble, quand il n’y a pas d’envie, pas de cohérence, vous le payez.

A dix minutes de la fin, le coach parisien se décide enfin à lancer du sang frais. Trois changements d’un coup : Verratti, Cavani et Sarabia sortent pour Icardi, ChoupoMoting et Marquinhos. Pourquoi ne pas avoir essayé IcardiCavani à deux devant ? De plus, Verratti semble blessé. Un de plus, avec Navas aujourd’hui. C’est trop.

Heureusement, à cinq minutes de la fin, Choupo-Moting est trouvé par Draxler sur la gauche. Son centre vers Icardi est ralenti par le tacle du défenseur brestois. Mais le buteur argentin le récupère, petite touche de balle pour éviter les défenseurs et frappe pour redonner l’avantage à son équipe (1-2, 85ème). Paris s’impose 1-2 dans la douleur.

Encore une fois, il y a beaucoup de choses à dire. Oui, il fallait gagner et c’est fait. Mais le PSG ne peut être autant en difficulté face à des équipes moyennes de ligue 1. Thomas Tuchel a de nouveau montré qu’il n’avait pas les mots pour motiver ses joueurs. Il a de nouveau montré qu’il n’avait plus d’idées en cours de match. Son coaching est forcé par l’égalisation. Alors certes, ça a payé parce que Choupo-Moting n’a pas d’état d’âme et qu’il est bien entré dans la rencontre et qu’Icardi est là où il faut, comme d’habitude.

Ce soir, les cadres n’ont pas été bons et les remplaçants non plus. Sarabia, Cavani, Kurzawa ont traversé le match comme des ombres. Draxler a fait une passe décisive mais c’est (presque) tout.

Paris prend le large en tête de la Ligue 1 et qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Une bonne semaine niveau résultat. Pour l’instant, on ne va retenir que cela.

Homme du match

Di Maria: 6. Il marque le pas par rapport à ses prestations du début de saison. Mais il marque et il reste le joueur le plus dangereux.

Les notes des joueurs

Rico: 6. Invité surprise, il a fait le match qu’il fallait. Dommage qu’il encaisse ce but entre les jambes.

Dagba: 4. Il propose, mais huit fois sur dix, il s’arrête et remet le ballon derrière. Il a quand même réussi un centre.

Silva: 5,5. Moins tranchant que lors de ces précédentes sorties, il fait une erreur sur l’égalisation brestoise. Malgré tout, heureusement qu’il est là.

Diallo: 5. Il fait partie des fautifs sur le but brestois en reculant au lieu d’aller chasser son adversaire. Mais il a compensé les multiplies erreurs de Kurzawa et ce n’est pas facile de faire un bon match quand on a l’ancien monégasque à ses côtés.

Kurzawa: 2. Défensivement catastrophique, il ne réussit rien offensivement. Il faut arrêter avec lui.

Gueye: 5. Il a récupéré beaucoup de ballons mais il n’en a pas fait bon usage à chaque fois. Précieux malgré tout à la récupération.

Verratti: 5. En dessous de ses prestations habituelles, le petit italien est moins bien quand il ne trouve pas de relais autour de lui. Et ce soir, il n’y avait personne.

Draxler: 4,5. Une superbe passe décisive, mais c’est tout.

Sarabia: 2. Invisible. Deux ou trois situations mal gérées en début de rencontre puis il a disparu, ratant tout ce qu’il a essayé.

Cavani: 2. Il n a pas été trouvé, a eu du déchet technique. Compliqué quand on revient titulaire après une longue absence dans une équipe qui ne maîtrise pas le match.

Icardi: Il entre et inscrit un but sur son premier ballon. Précieux, rien à dire.

Choupo-Moting: Centreur sur le but d’Icardi, il a fait le travail défensif pour aider ses partenaires.

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