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Basksehir v PSG: Kean relance Paris

Paris se relance en allant s’imposer à Istanbul face à Basaksehir (0-2). En plus d’avoir perdu Neymar rapidement, la maitrise fut loin d‘être totale.

Il fallait gagner pour recoller et se rattraper d’un premier match perdu et décevant. À Istanbul, Thomas Tuchel décide d’aligner une équipe en 4-4-2 avec Mbappé et Kean dans l’axe de l’attaque. Au milieu, c’est bien le duo MarquinhosHerrera qui est titularisé et Danilo est donc bien défenseur axial droit.

Le début de rencontre est très moyen. L’équipe manque de rythme, de courses, de mouvement. Les joueurs touchent trop le ballon sur chaque transmission. En résumé, c’est le PSG que l’on n’aime pas. Paris va alors perdre Neymar suite à une blessure aux adducteurs. Le brésilien est revenu sur la pelouse après s’être testé mais a finalement quitté ses partenaires cinq minutes plus tard. Une ou deux courses supplémentaires qui peuvent très bien avoir aggravé la blessure. Il est remplacé par Sarabia.

Basaksehir est loin de se présenter en victime. Sur plusieurs sorties de balle, ils posent de sérieux problèmes aux parisiens, grâce, comme prévu, à Viscas, véritable poison. À la pause, les deux équipes sont à égalité sans que le match ait vraiment l’air d’avoir démarré.

Kean encore décisif

Paris revient avec un autre d’état d’esprit. Plus incisifs, plus mobiles, les partenaires de Marquinhos proposent enfin quelque chose d’un peu plus cohérent, d’un peu plus tranchant. Mbappé est souvent le déclencheur des actions même si ça pêche dans la finition. Peu après l’heure de jeu, Moïse Kean, déjà double buteur en championnat samedi, va ouvrir le score, de la tête. Paris mène 1-0 et respire un peu.

Mais Paris n’est pas à l’abri car les trucs, sur chaque contre, restent dangereux. Il faut alors un très bon Navas, comme d’habitude, pour éviter une tournure dramatique à la rencontre. À un gros quart d’heure de la fin du match, Rafinha et Kehrer remplacent Di Maria et Florenzi. L’entrée du barcelonais fait du bien dans la tenue du ballon et dans le jeu de passes. Et à une dizaine de minutes de la fin, Kean, encore lui, va soulager le PSG. Sur un centre de Sarabia, Mbappé rate son contrôle. Le ballon arrive sur l’italien qui contrôle et frappe en pivot pour tromper Günok. 2-0.

Les dernières minutes vont encore montrer que Navas est toujours aussi solide. Paris l’emporte et se relance. Mais que la prestation collective fut encore très poussive.

Thomas Tuchel avait de nouveau choisi d’aligner Marquinhos au milieu et à part lui, je ne vois pas qui peut penser que c’est une réussite. Avec le ballon, quand ça se densifie, c’est une catastrophe. Mais sans ballon, dans le fameux contre-pressing, le brésilien n’y est pas non plus. Sa place est derrière avec Kimpembe et c’est tout.

Souffrir autant face à un adversaire comme Basaksehir, ça doit quand même interroger sur ce que propose ce PSG. Avec le ballon, ça manque de liant, d’idée collective. Sans ballon, ça manque de pressing, d’intensité, de défendre collectivement et ça se fait transpercer beaucoup trop facilement. C’est quand même inquiétant.

Paris gagne mais Paris souffre

Thomas Tuchel a encore attendu le dernier quart d’heure pour faire des changements alors que Di Maria, en manque criant de rythme, a encore souffert ce soir. Rafinha mérite sûrement un peu mieux que ces bribes de matchs.

Pour le reste, Navas est toujours aussi efficace et rassurant. Derrière, Danilo a été plutôt bon, mais avec Crivelli, il avait l’adversaire qui lui correspondait. Il faudra voir avec des joueurs plus rapides et qui aiment prendre la profondeur. Kimpembe a été sobre et sérieux. À droite, Florenzi a été bon mais sans apporter offensivement. À gauche, Kurzawa a fait son match, notamment dans l’activité et l’agressivité.

Au milieu, Herrera a souffert et a eu beaucoup de déchet. Marquinhos aussi et je pense que même s’il aime répéter qu’il est au service du collectif, même lui semble en avoir marre d’être trimballé et installé au milieu.

Devant, Kean a fait le boulot, et même mieux. En première période, il s’est beaucoup déplacé, mais sans jamais, ou presque, être servi. En seconde, il a été trouvé, il a marqué et permis au PSG de repartir avec les trois points.

Di Maria a de nouveau été bien terne, manquant cruellement de jambes. Sarabia, qui a remplacé Neymar après un peu plus de vingt minutes de jeu a offert le centre décisif sur le deuxième but. Mais on ne reconnait pas le joueur intéressant et qui apportait au collectif la saison dernière. Enfin, Mbappé a vécu un match mitigé. Trop individualiste en première période, il a été plus collectif en seconde. Il a fait des grosses différences par sa vitesse, mais a manqué de justesse dans la finition, lui qui n’a plus marqué en Ligue des champions depuis le match face à Galatasaray en décembre 2019.

Dans trois jours, Paris sera à Nantes pour enchainer une septième victoire consécutive en Ligue 1, avant d’aller à Leipzig mercredi prochain pour un match crucial pour la suite de la Ligue des champions. Avec ce calendrier, pas le temps de se poser de questions, il faut vite passer à la suite.

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