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Angers v PSG: L’important, en ce moment, c’est les trois points…

En s’imposant à Angers 0-1, grâce à Kurzawa, le PSG s’empare provisoirement de la place de leader du championnat. Mais le chantier de Pochettino est encore important, que ce soit sur les phases de transition ou sur l’animation offensive.

En se déplaçant à Angers, Paris devait enchaîner pour mettre la pression sur Lyon. Pochettino absent pour cause de COVID-19, c’est son adjoint qui prenait la place du chef sur le banc. Le PSG s’aligne en 4-2-3-1 avec un duo ParedesVerratti devant la défense, Diallo aux côtés de Marquinhos, sûrement pour ne pas prendre de risque avec Kimpembe qui revient de blessure, Neymar en numéro 10 avec une ligne Di MariaKeanMbappé devant lui.

Mais que dire de cette première période? Paris a le ballon mais ça manque de vitesse dans la transmission, de spontanéité mais aussi de justesse technique. Le duo ParedesVerratti maîtrise le ballon mais n’arrive pas à casser les lignes angevines. La faute à des attaquants qui ne font ni les bons appels, ni les bons déplacements et ne donnent aucune profondeur à l’équipe.

Il faut d’ailleurs constater une chose essentielle dans l’animation offensive du PSG. Chaque joueur fait son appel pour lui-même, sans se soucier de la coordination nécessaire entre les joueurs dans les déplacements pour créer de l’incertitude. Parfois, des joueurs doivent faire des appels pour créer un espace pour un partenaire et ça, aucun parisien ne le fait.

À la pause, Paris n’a cadré aucune frappe et le score est de 0-0. Angers a essayé de presser avant de subir un peu et de terminer la première période un peu plus haut. Si les angevins avaient eu plus de qualité technique, ils auraient mis les parisiens en difficulté car ils sont souvent bien sortis mais ont pêché dans la dernière passe, le dernier geste.

Pendant quelques minutes en seconde période, Mbappé va se décider à prendre la profondeur et, comme il n’y a pas de hasard, va se créer une grosse occasion, sortie par Bernardoni. Mais ce ne fut qu’un mini temps fort, Paris retombant dans son envie de jouer dans les pieds, de passer par l’axe.

Des transitions encore trop mal gérées

Puis, miracle. Paredes trouve Di Maria sur une très belle passe. L’argentin contrôle et… décale enfin Florenzi qui centre. Le ballon est détourné par un défenseur angevin mais Kurzawa, au second poteau, reprend de volée et donne l’avantage aux parisiens.

Si le PSG mène à une vingtaine de minutes de la fin, il le doit surtout à Navas qui a encore fait ce qu’il fallait dont un arrêt réflexe sur sa ligne de haut niveau.

Angers essaye mais n’y arrive pas. Paris tient sans se créer de nouvelles occasions. Les partenaires de Marquinhos s’imposent 0-1 et ça suffit à leur bonheur ce soir.

Alors qu’ils semblaient en progrès, les parisiens ont affiché un visage très terne ce soir. Une possession de balle stérile, des transitions offensives – défensives très mal gérées, heureusement mal exploitées par Angers.

Au rayon des satisfactions, Navas, encore une fois, qui a permis à son équipe de ne pas être menée et de courir après le score. Marquinhos, qui continue de rayonner derrière. Diallo a été l’auteur d’une prestation solide, peut-être sa meilleure depuis un an. Kurzawa a donc inscrit le seul but du match. Oui, il a du déchet, des absences, mais il a au moins eu le mérite d’être au bon endroit au bon moment. À droite, Florenzi a effectué le centre qui amène le but. On connait la qualité de centre de l’italien, mais que ça doit être dur de multiplier les appels, les dédoublements et de ne jamais être servi. Ce qui est bien, c’est qu’il a insisté, continuant à proposer des solutions et a été récompensé lors de cette fameuse 70ème minute.

Une animation offensive très pauvre

Au milieu, Paredes a continué à offrir ses quelques passes qui font mal, tout en amenant de l’impact à la récupération. Il a fini fatigué et a été dépassé dans les transitions lors du dernier quart d’heure. À ses côtés, Verratti a eu plus de mal à trouver ses fameuses passes. La faute à un déchet technique inhabituel, mais aussi au manque de mouvement devant lui.

Devant, Neymar a montré qu’il pouvait être ce numéro 10. Bon pendant une heure, il était trop seul pour faire la différence. Lui aussi a eu du mal à finir mais il revient de blessure.

À droite, Di Maria a essayé mais c’est tout. L’argentin s’est trompé à peu près dans tous ses choix, mais surtout dans son obstination à ne jamais (ou presque) décaler Florenzi. À gauche, Mbappé a été bon quand il a demandé les ballons dans la profondeur. Tant qu’il n’aura pas compris que sa force est là, il n’apportera pas ce que l’on attend de lui. Enfin, Kean a souffert ce soir. Des mauvais déplacements, du déchet et les peu de fois où il se déplace bien, il n’est pas servi.

Le chantier de l’animation offensive est énorme. En dehors des problèmes athlétiques, il y a un vrai problème d’état d’esprit. Les attaquants du PSG ne se déplacent que pour eux. Aucun ne fait un appel pour libérer un espace pour un partenaire, aucun ne se déplace en fonction des déplacements des uns et des autres. Non, chacun fait son truc dans son coin pour lui-même.

L’important, ce samedi soir, était de l’emporter, Paris l’a fait, difficilement, mais il l’a fait. Il met également la pression sur Lyon qui reçoit Metz. Les partenaires de Navas vont maintenant avoir une semaine entière pour préparer la réception de Montpellier. Une semaine qui doit servir à récupérer puis à travailler le jeu, les principes, les automatismes. Au travail!

Paris United

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