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2ème journée : Paris en proie au doute

Après une victoire sereine contre Nîmes à domicile, le PSG se déplaçait à Rennes pour le compte de la 2ème journée de Ligue 1 au Roazhon Park. Seize jours après la victoire dans le Trophée des champions (2-1). Bougés physiquement, aux abois mentalement, les Parisiens s’inclinent contre une très belle équipe rennaise (1-2). Retour sur ce match où rien n’a tourné rond.

La compo parisienne

Areola dans les buts, une défense avec Meunier, T.Silva-Diallo et Bernat. Au milieu, Draxler, Marquinhos Verratti enfin en attaque Mbappé, Cavani et Di Maria. Thomas Tuchel avait décidé d’apporter deux changements dans le onze parisien par rapport à la victoire la semaine passée contre Nîmes (3-0).L’un forcé pour Thilo Kehrer, blessé contre Nîmes, remplacé par Thomas Meunier à droite de la défense. Sur le front de l’attaque, Sarabia laisse sa place à Di Maria.

Une attaque en difficulté

Au début du match, le bloc parisien est bien en place, celui de Rennes aussi. Prudents mais appliqués, les hommes de Tuchel cherchent les failles du bloc des Rouge et Noir. Mais rapidement on se rend compte que les Parisiens manquent de créativité, notamment au milieu de terrain. Aucune étincelle en première si ce n’est la course de Kylian Mbappé lorsqu’il parvient à faire parler sa rapidité balle au pied sur 35 mètres. Le numéro 7 laisse sur place Damien Da Silva grâce à sa vitesse phénoménale, mais le ballon frappé du gauche finit dans le petit filet (38ème minute).

Problème de placement ou de consigne, Marquinhos évolue pratiquement comme cinquième défenseur entre Diallo et Thiago Silva ce qui appauvrit considérablement le milieu du PSG. Au coeur du jeu, Verratti très en forme physiquement manque de précision dans ses ballons en profondeur. Les passes précises lui font défaut. Mis à part une frappe de Draxler du gauche, entrée de surface dans les premières minutes. C’est bien l’Allemand qui fait tâche au milieu. Incapable de se porter vers l’avant, plus de cinq ballons perdus et un carton jaune, rien que pour la première période. Devant Mbappé n’a que peu d’influence sur le jeu car sevré de ballons.

Excepté le but, la meilleure occasion des Parisiens intervient à la 14ème minute. Sur un coup-franc excentré à gauche aux 30 mètres, Cavani surgit au premier poteau et place une tête qui finit sur le montant gauche de Salin. La possession parisienne n’est qu’illusoire: ce sont bien les Rennais qui ont le match en main, symbolisé par une discipline défensive de fer et une grosse pression sur le porteur du ballon. Sur le banc le coach allemand s’agite, la physionomie et le placement de l’équipe ne lui plaisent pas. Di Maria se signale, actif et entreprenant, malheureusement les corners de l’Argentin ne trouvent que trop rarement preneur, du mieux sur les coups francs.

Paris ne parvient pas s’approcher de la surface adverse avec de rares incursions dans la surface adverse. L’animation offensive parisienne est défaillante hormis Di Maria qui cache la forêt des difficultés en attaque.

Cavani en renard

Heureusement dans cette association de nouvelles mi-figue mi-raisin la 34ème arrive. C’est l’instant où Cavani en bon renard des surfaces, ouvre la marque sur un ballon mal assuré par Da Silva à Salin dans sa surface. L’attaquant uruguayen profite de l’offrande et sprint pour finir du pied droit dans le but vide. Suite au but dans les tribunes, on entend la clameur des supporteurs parisiens « LALALALALA EDINSON CAVANI« . Les chants et la présence audible des fans du club de la capitale sont l’une des rares satisfaction de ce premier acte. Les « Paris est magique » tonnent sur en fond dans un match rythmé mais sans occasions franches.

Le but de Rennes est un gros coup dur. Juste avant la mi-temps. Sur un centre d’Hamari Traoré, Mbaye Niang se retourne, sa frappe du gauche entrée de surface fait mouche (1-1, 43ème minute).Marquinhos est trop loin du joueur sénégalais, Areola bien trop loin du ballon. A la mi-temps, Paris a laissé Rennes revenir dans cette rencontre et le doute s’installe du côté des hommes de Tuchel.

Un retour des vestiaires catastrophique

 Deux minutes. Il n’aura fallu que deux petites minutes au Stade rennais et Del Castillo  pour semer la zizanie dans le début de saison déjà assez agité du club de la capitale. Camavinga à une trentaine de mètres au centre légèrement décalé à droite, délivre un superbe centre pour l’ailier breton qui s’arrache du haut de son mètre 72 pour doubler la mise de la tête (2-1, 47ème). La défaillance de la défense parisienne se paye cash et Rennes en profite, emmené par un Camavinga intenable. Les joueurs parisiens tentent un semblant de révolte mais ne cessent de se heurter au mur breton à l’image de Da Silva et Gelin qui sont intransigeants derrière. Les minutes passent et Paris ne parvient toujours pas à prendre le dessus sur son adversaire du jour.

Pire, peu après la 50ème minute commence le bal des cartons jaunes. Meunier (54e), Bernat (66e) et Cavani (88e) s’illustrent dans l’exercice, dévoilant l’énervement et l’impuissance des joueurs du PSG. Les images de Meunier sortant la tête basse après un match très moyen et les entrées Dagba et de Paredes montrent que le chantier parisien est encore très dense.

Bilan inquiétant

Plus de 100 ballons perdus, un tir cadré en tout et pour tout, les stats aussi parlent d’elles-mêmes. Les manques dans tous les secteurs, autant offensif que défensif, autant physique que mental auront pesé lourd sur cette rencontre. Au premier adversaire aguerri, Paris tombe, d’un seul homme, n’épargnant la prestation d’aucun joueur. Les minutes s’écoulent et offensivement rien ne change. Les quelques escamourches de Mbappé sur le côté ne suffisent pas à tromper la vigilance rennaise. Les entrées de Sarabia, Dagba (64e) et Paredes (78e) ne changeront pas grand-chose au match. Rennes tient sa victoire et ne l’aura pas volé. Côté parisien le son de cloche est tout autre.

En attendant le départ de Neymar ou sa réintégration dans l’équipe lors des prochains matches, les hommes de Tuchel devront se concentrer sur l’accueil de Toulouse au Parc des Princes le week-end prochain car Paris accumule les doutes et les premiers regrets, dès le mois d’août…

Les notes des Parisiens

Areola (4) Toujours pas décisif, le portier parisien n’a toujours pas marqué de points pour sa titularisation cette année.

Meunier: (3) En voilà un autre qui pâtit de la confiance du coach Tuchel Fautif sur le deuxième but (47e), Meunier n’a pas réussi à faire la diff’erence sur ses centres. Problématique. Remplacé par Colin Dagba (64e) qui n’a pu le temps de s’illustrer.

T.Silva (4) Défensivement correct, le capitaine a fait un match quelconque. N’insufflant aucun vent de révolte après le premier et le deuxième but. Gênant.

 Diallo (4) Légèrement plus à l’aise que d’habitude, l’ex-défenseur de Dortmund n’a pas fait une prestation remarquable pour autant. Manque toujours d’allant physique. 

Bernat (4) Volontaire mais peu utile offensivement, Hamari Traoré, passeur décisif sur le premier but (42e) lui a donné le tournis pendant tout le match.

Draxler (3) Ni intéressant avec le ballon ni sans, un carton jaune avant la mi-temps, peu de vitesse et beaucoup de déchets techniques. Rien à garder dans le contenu du match de l’Allemand. Remplacé par Paredes (79e) qui a trouvé le temps de prendre un jaune en moins de 20 minutes passées sur le pré.

Marquinhos (4) Placé au milieu, Marqui s’est retrouvé cinquième défenseur sur la demande de Thomas Tuchel. Du coup peu d’impact au milieu et une erreur de marquage sur le premier but.

Verratti (5,5) Le seul milieu intéressant mais moins inspiré offensivement et trop isolé, il n’a pas su trouver la solution. La saison sera longue sans milieu pour l’aider.

Mbappé (5) En jambes physiquement, Mbappé a touché très peu de ballons et n’a pas pu avoir l’influence qu’il a d’habitude. Trop imprécis dans les transmissions offensives.

Cavani (4,5) Auteur d’un but malin, Cavani n’a rien apporté que ce plat du pied droit opportuniste. Encore en reprise, pas totalement au top physiquement.

Di Maria (5) Assez en jambes en première, Di Maria n’a pas su apporter cet éclair de génie qu’il avait apporté contre Rennes lors du Trophée des Champions. Encore juste physiquement. Remplacé par Sarabia (64e) auteur de bons coups de pied arrêtés mais peu influent balle au pied.

Gabriel FABRE pour Paris United

Crédits Photo : Mathias Design

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