Avant match

PSG v Naples : Une affiche presque inédite

Les deux clubs s’étaient déjà affrontés, il y a 26 ans, en Coupe de l’UEFA (l’ancienne version de la Ligue Europa) et le dernier mot était revenu au PSG. C’est la première fois cependant que les deux clubs s’affrontent en Ligue des Champions. Une rencontre qui offre surtout de belles retrouvailles au club parisien. L’occasion pour Carlo Ancelotti de refouler la pelouse du Parc des Princes, et pour Cavani de retrouver ce club qu’il connait si bien, le SSC Napoli. À quelques heures d’un des chocs les plus importants de cette compétition, retour sur ces personnalités passées par les deux formations européennes.

 

Carlo Ancelotti (2011 – 2013)

Premier entraîneur de classe mondiale à rejoindre le club sous l’ère Qatari, Carlo Ancelotti permet au PSG de faire un bond considérable dans sa quête de devenir une grande formation européenne. Et pour le coup, on peut dire merci au Qatar… L’entraîneur italien n’aurait sans doute jamais envisagé de rejoindre le club parisien sans l’entrée en jeu du QSI (Qatar Sports Investments). L’ancien tacticien de l’AC Milan ou encore de Chelsea, remplace donc le français Antoine Kombouaré, en place depuis 2009. Alors tirons un bilan rapide de son passage au PSG :

1 titre (19 ans après celui de 1994), participation à la Champions League, la venue de Zlatan. Jusque-là tout va bien. L’attaquant suédois n’aurait sans doute jamais considéré la Ligue 1 sans la renommée du coach italien. Quant à la Ligue des Champions, certes il ne l’a pas remportée mais il emmène tout de même la formation parisienne jusqu’aux quarts (élimination face à Barcelone), chose qui n’était pas arrivée depuis 1994-1995. Outre son palmarès et son charisme, l’homme est pragmatique. Il n’hésite pas à changer sa tactique de jeu (de 4-3-3 à 4-4-2) en cours de saison pour l’adapter à son effectif et plus particulièrement à Lavezzi, Pastore et Ibra. Seulement un bilan n’est jamais positif à 100%. Le coach n’a pas su hisser le PSG au rang de super club français et européen, comme en témoigne son élimination lors de la Coupe de la Ligue et de la Coupe de France (élimination aux tirs au but en quart de finale de la Coupe de France en avril 2013 contre Evian et élimination en coupe de la ligue contre St Etienne là-aussi aux tirs au but en quart).

On s’attendait, à l’époque, à un PSG plus offensif, plus combattant. Cependant, rendons à César ce qui appartient à César. Le « Mister » s’en va avec un beau bilan et l’admiration aussi bien des supporters que des joueurs. Comme le dit si bien Lavezzi : «  Où qu’il soit allé, Ancelotti a toujours gagné. Avec lui vous courrez, mais vous gagnez. »

 

 

Ezequiel Lavezzi (2012 – 2016)

En parlant de Lavezzi… Lui aussi a marqué l’histoire du PSG. Peut-être pas avec des performances transcendantes, mais certainement avec sa bonne humeur et son charisme. Mais avant de rejoindre Paris, El Pocho évoluait dans les rangs napolitains auprès de Cavani notamment. Dès ses débuts au Napoli, en juillet 2007, le numéro 7 argentin ne cesse de briller. Une première saison européenne réussie, il dispute 39 rencontres en Championnat et en Coupes et inscrit 11 buts. L’histoire d’amour entre Ezequiel Lavezzi et le public du San Paolo dure 5 saisons. Sous l’impulsion de son attaquant argentin, le club passe de la 12ème place à la 3ème place du Championnat italien. En mai 2012, Lavezzi dispute son dernier match sous les couleurs de Naples lors de la finale de la Coupe d’Italie contre la Juventus. Le club remporte alors sa première Coupe depuis le titre de 1987. Une page se tourne pour l’Argentin, direction le Parc des Princes. Le 2 juillet 2012,  il s’engage avec le Paris Saint-Germain contre une indemnité de transfert de 31 millions d’euros. Lors de sa première saison, il brille en Ligue des Champions où il inscrit 5 buts en 9 matchs. Au fil des saisons, il perd petit à petit sa place de titulaire au sein de l’effectif parisien. Lors de la saison 2015-2016, il devient le 5ème choix en attaque derrière Lucas. Après plus de trois saisons sous les couleurs de Paris, El Pocho s’en tire avec un bilan mitigé. Baisse de performance ou manque de motivation ? Ezequiel se dit déçu par la Ligue 1 et décide de rejoindre le Hebei China Fortune pour 5.5 millions d’euros en 2016. Ce n’est pas son jeu mais plutôt son attitude qui manquera au PSG, l’Argentin a toujours fait montre d’envie et de combativité sur le terrain amenant aussi sa bonne humeur dans les vestiaires. Proche des Italiens, des Sud-américains, et même du staff technique, l’attaquant était un élément fort du groupe.

 

 

Edinson Cavani ( 2013 – )

 

Comme nous l’a confié Alessandro Canovi, l’agent de Thiago Motta : « Qui n’aime pas Cavani ? ». Et oui, l’Uruguayen met tout le monde d’accord pour une fois. A commencer par les italiens. En juillet 2010, ce fils de footballeur rejoint le club napolitain et enflamme le San Paolo pendant trois saisons. En 104 matchs de Serie A avec Naples, Cavani touche le fond des filets à 78 reprises. Toutes compétitions confondues, il inscrit 118 buts en 172 matchs. Plus qu’un simple attaquant, « El Matador » était LE buteur de l’équipe. Grâce à lui, le Napoli revient sur le devant de la scène italienne et européenne. En juillet 2013, l’attaquant international quitte la cité parthénopéenne et rejoint le PSG avec, à l’époque, un transfert record pour le championnat de France: 64 millions d’euros !!

Nul besoin de s’attarder sur ses performances à Paris, 176 buts en 255 apparitions, il est incontestablement le meilleur buteur du Paris Saint-Germain. Ce qui frappe surtout c’est sa mentalité hors-norme. Véritable ovni dans le milieu qu’il côtoie, Edinson se démarque par sa simplicité et son humilité. Qualité qu’il ne manque d’ailleurs pas d’afficher en grand dans les vestiaires parisiens après la déchirante remontada. Aussi bien à Naples qu’à Paris, Cavani est le dernier à suivre ses coéquipiers en soirée. Son kiff à lui ? La pêche.

Une activité qui demande une qualité indispensable: la patience. Trait de caractère qu’on lui retrouve sur le terrain. Comme il le dit si bien lui-même : « Comme le pêcheur, j’attends le bon moment ».

Ce mercredi 24 octobre, ce sera la première fois depuis son arrivée au PSG qu’Edinson Cavani retrouvera son ancien club. Et si les rumeurs vont bon train quant à son avenir au sein du club parisien, une chose est sûre, El Matador pourra s’attendre à un accueil chaleureux lors du déplacement à Naples.

Yasmine Muffoletto

Paris United

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