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PSG v Leipzig: Capital pour la suite

Ce mardi soir à 21 heures, le PSG entame le premier de ses trois matchs capitaux, en recevant le RB Leipzig. Tout autre résultat qu’une victoire mettrait le club de la capitale dans une situation très compliquée.

En s’inclinant deux fois sur les trois premières journées de la phase de groupe de la Ligue des champions, le PSG s’est mis tout seul dans une situation délicate. Manchester United était plus que prenable mais les parisiens étaient passés complètement à côté de leur match. À Leipzig, alors qu’ils ont vite mené au score et qu’ils avaient eu la balle de 0-2 avec le penalty manqué par Di Maria, l’équipe s’était écroulée et s’était incliné 2-1.

Ce mardi soir, Paris a toujours son destin en main. Pour éviter tout calcul, trois victoires sur les trois prochains matchs et le PSG sera en huitième de finale. Pour le reste, il faudra alors attendre les résultats des autres rencontres.

Privé de Draxler, Bernat, Gueye, blessés, et Kimpembe suspendu, Thomas Tuchel a, malgré tout, le choix pour composer un onze compétitif. L’interrogation du jour, c’est de savoir dans quel système : 4-4-2 ou 4-3-3 ?

Si le PSG veut être devant les allemands à la différence de buts particulière (score cumulé sur les deux confrontations directes), il doit s’imposer 1-0 ou par deux buts d’écart s’il encaisse un ou plusieurs buts. L’idée peut alors être d’attaquer fort, de profiter de la fraicheur de certains joueurs, qui reviennent de blessure, en début de rencontre, de marquer au maximum et de profiter des espaces que serait obligé de libérer Leipzig, soit de gérer le match en étant plus calculateur et en pensant d’abord à ne pas encaisser de but.

Parce que ce RB n’est pas plus fringant qu’au match aller. Tenu en échec à Francfort ce weekend, les joueurs de Nagelsmann souffrent en Bundesliga. En tête du classement il y a un mois, ils sont dorénavant en dehors du podium (4ème). Ils ont, eux aussi, plusieurs joueurs indisponibles et le coach a moins de certitudes.

Par exemple, Upamecano n’est plus le défenseur aussi brillant que la saison dernière. Leipzig oscille aussi souvent entre une équipe à quatre défenseurs ou trois. Devant, Werner manque énormément pour apporter de la profondeur. Même Nkunku, même s’il a été buteur à l’aller, n’arrive pas à retrouver son efficacité de l’année passée. La tendance est que les allemands viennent au Parc des Princes en 3-4-3 avec l’idée de marquer et de jouer.

Côté parisien, la tendance est au 4-4-2. Diallo, gaucher, devrait accompagner Marquinhos en défense. En l’absence de Kimpembe, Thomas Tuchel a affirmé qu’il avait « besoin du brésilien en défense dans ces circonstances-là ». Sur les côtés, Florenzi est évidemment partant certain à droite, et à gauche, Bakker aurait une longueur d’avance.

Neymar doit montrer l’exemple

Au milieu, Paredes devrait être aligné plutôt que Danilo, sûrement pour profiter de sa qualité de passe. Avec lui, c’est Herrera qui tiendrait la corde. Verratti est pourtant dans le groupe. La question est alors : dois-je prendre le risque avec lui et profiter de ses qualités en début de rencontre en le laissant aller jusqu’à ce qu’il craque (soit environ 50 à 60 minutes de jeu) ou plutôt le faire entrer en cas de besoin ? Parce que, qu’on le veuille ou non, il y a un PSG avec et sans le petit italien. Sur les côtés, Neymar et Di Maria seront titulaires, et, devant, Mbappé sera épaulé par Kean.

Beaucoup estiment que ce système n’est pas fiable en Ligue des champions. En réalité, ce n’est pas une question de système mais d’état d’esprit. Si les joueurs de devant décident de regarder les autres défendre, quel que soit le système, Paris explosera. Si on a le Neymar de Dortmund, celui qui joue pour faire mal, qui respecte le jeu, et qui revient défendre, tacler, alors, l’issue devrait être très positive. Surtout que si le brésilien a le bon comportement, il y a de grandes chances pour que Mbappé et Di Maria le suivent.

Paris joue gros. Mardi soir, à 23 heures, sa saison en Ligue des champions pourrait être très proche de la fin. En revanche, une victoire probante pourrait, les remettre en position de force avant d’aller à Manchester le mercredi 2 décembre. À eux de montrer qu’ils ont à cœur de revivre l’aventure de la saison dernière.

Paris United

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