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Paris a rendez-vous avec son histoire

Ce mardi à 21H, Le PSG affronte le RB Leipzig, un adversaire qu’il n’a jamais affronté. L’une des deux équipes se qualifiera pour la première finale de ligue des champions de son histoire.

On attend ce moment depuis 1995, quand le PSG tombait face au grand AC Milan lors d’une demi-finale en aller – retour après un parcours exceptionnel en poule et un quart de finale remporté face au Barça de Cruyff. Ce soir, le club de la capitale s’offre donc une deuxième chance d’atteindre la finale de la C1.

Leipzig sait aussi défendre

Le RB Leipzig, adversaire du soir, est un club jeune (créé en 2009), dont la politique sportive est basée sur les jeunes, la formation et la post-formation. Ce n’est pas un hasard si Upamecano ou Nkunku ont été recrutés par le club allemand. Et c’est un sacré clin d’œil du destin que le joueur formé au PSG affronte son club formateur à peine un an après avoir quitté le club.

Leipzig, c’est ce club dirigé par Nagelsmann, 33 ans, l’entraineur en vogue depuis quelques saisons, aux idées novatrices, et qui a été adjoint de Thomas Tuchel dans le passé. L’un des deux vivra sa première finale également en espérant que le maitre reste devant l’élève.

Tout le monde s’attend à un match avec des buts, un rythme très élevé. Mais ce n’est pas certain. Oui, le RB est réputé pour être très fort dans les phases de transition, pour attaquer avec six ou sept joueurs. Mais ça, c’est dans la majorité des rencontres. Si le PSG doit prendre en référence un match du club allemand cette saison, c’est celui contre le Bayern Munich. Ce soir-là, alors que les deux équipes étaient à la lutte pour le titre de champion d’Allemagne, les joueurs de Nagelsmann ne s’étaient pas jetés vers l’avant comme ils le font régulièrement. C’est d’ailleurs la dernière fois que le Bayern n’avait pas inscrit de but (0-0).

Au-delà du système, l’état d’esprit

Ce soir, Thomas Tuchel a la possibilité de jouer dans plusieurs systèmes : 4-3-3, 4-4-2, 4-2-3-1. De plus, l’entraineur des champions de France a récupéré tous ses joueurs puisque Gueye et Verratti se sont entrainés avec le groupe. Mais au-delà de ce choix, c’est l’état d’esprit qui sera déterminant.

Tout le monde va devoir courir, faire les efforts, pour empêcher les partenaires de Sabitzer de se créer des occasions, d’attaquer en surnombre comme ils savent si bien le faire. Mais il faudra aussi faire les courses offensives pour perturber le pressing adverse, prendre la profondeur dès que ce sera possible et être plus efficace que face à l’Atalanta.

Dans cette compétition où tout se joue sur un seul match, l’efficacité, c’est ce qui a fait la différence dans les rencontres précédentes. L’efficacité offensive évidemment, mais également défensive. Sans Navas, le PSG perd un excellent gardien qui a déjà remporté la C1. Mais Rico a aussi de l’expérience, lui qui a remporté 2 Ligues Europa et 2 Supercoupes d’Europe.

Après avoir enfin passé cette maudite étape des huitièmes de finale, le PSG a sûrement passé un cap mental. De plus, le groupe n’a jamais semblé aussi soudé, solidaire, heureux d’être ensemble. Mais on le sait, dans le foot, tout est remis en cause d’un match à l’autre et l’équilibre est très fragile.

Ce soir, Paris a rendez-vous avec son histoire. Les partenaires de Silva devront tout donner pour ne pas avoir de regrets. Et pour que notre histoire devienne légende, pour que le rêve devienne plus grand, il faudra gagner. Ce soir, même de loin, c’est toute une ville, toute une région qui va soutenir ses joueurs en espérant qu’aux alentours de 23H (ou un peu plus si affinité), on ait encore le droit de rêver jusqu’à dimanche.

Paris United

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