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André Villas-Boas avant PSG-OM : « Ça va être un match chaud »

Dans le cadre de la conférence de presse d’avant match organisée en amont du trophée des champions opposant mercredi soir le Paris Saint-Germain à l’Olympique de Marseille, l’entraîneur du club olympien, André Villas-Boas, s’en est encore une fois pris au club champion de France.

André Villas-Boas est depuis un an et demi l’entraîneur de l’Olympique de Marseille. Après avoir réussi l’exploit d’amener ce modeste club de province en Ligue des champions et d’y avoir représenté la France avec panache pour un bilan comptable fabuleux, l’entraîneur lusitanien s’avance face à l’ogre parisien au trophée des champions dans la peau de David contre Goliath. Ainsi, quand une question lui est posée sur la possibilité de gagner un titre, avec le trophée des champions, face au PSG mercredi soir, le vice-champion de Chine 2017 estime que « pour le palmarès de l’OM, et pour chacun de nous, avoir un titre en France, c’est important, surtout vu la domination du PSG sur les compétitions nationales. Ce n’est pas toutes les fois que tu as une chance comme ça ».

Villas-Boas poursuit en endossant sa plus belle casquette de Calimero pour expliquer l’absence de titre à l’OM depuis bientôt 10 ans : « l’OM ne gagne plus depuis que le PSG a changé la face du foot français. Ce n’est pas non plus la faute de l’OM, c’est la réalité du championnat le plus déséquilibré au monde. Quand Paris est moins bien et qu’on a une opportunité, il faut la saisir, mais non, on n’a pas la pression, il y a un milliard et demi de différence d’investissement entre les deux ».

L’OM ne gagne plus depuis 2011 et son titre en trophée des champions. Pourtant, depuis l’arrivée des dirigeants qataris au Paris Saint-Germain, Saint-Etienne, Rennes, Montpellier, Monaco, Strasbourg, Lyon et Bordeaux ont remporté des titres, que ce soit en Ligue 1, en coupe de la Ligue ou en coupe de France et même, en trophée des champions. Le « championnat le plus déséquilibré du monde » voit tout de même son ogre financier perdre mais il est vrai qu’il n’a perdu que deux fois face à l’OM depuis le début de l’ère QSI. En ce moment-même, Lille et surtout, Lyon, damnent le pion du vice-champion d’Europe en Ligue 1. André Villas-Boas se cacherait-il ainsi du tollé d’une éventuelle défaite face au rival parisien en se cachant derrière l’argument financier ?

Au mois de septembre, le premier classico de la saison avait tourné au pugilat au Parc des Princes. Alors qu’un sentiment de revanche, légitime, risque d’animer les joueurs parisiens, l’entraîneur de l’OM prévient d’emblée : « On sait que ça va être un match chaud. C’est seulement ma troisième fois contre eux. Ma première était ratée, ma deuxième plus réussie. On espère faire encore mieux. » Alors qu’une question lui est posée sur l’agressivité éventuelle de ce choc, l’olympien a préféré jouer aux pyromanes en renvoyant le bilan disciplinaire catastrophique du dernier match entre les deux clubs sur le compte de son adversaire : « je préfère quand un clasico c’est chaud. Et on a la demande des supporters de répondre avec agressivité. Oui, le match était incontrôlable à la fin, mais plus à cause des provocations des autres. Mais que l’OM soit le plus cartonné, on n’a pas besoin de jouer face au PSG pour ça ». Voilà qui promet des moments de grâce, de chaleur et de franche camaraderie sur le terrain.

Malgré le tout-puissant argument financier, les journalistes demandent tout de même la recette pour réussir à battre le Paris Saint-Germain. L’ancien entraîneur du FC Porto dévoile alors : « Tout de suite, le match aller peut servir d’inspiration. Des choses à améliorer aussi. On veut profiter de cette inspiration. Il va falloir beaucoup travailler, beaucoup souffrir. En espérant de le faire encore mieux qu’à l’aller et avoir la chance de gagner ». Lorsque l’on se rappelle du niveau de jeu affligeant de l’Olympique de Marseille lors du match de Ligue 1 en septembre dernier, on ne peut que s’inquiéter pour le spectacle qui risque d’être proposé mercredi soir au Stade Bollaert.

Enfin, AVB a tenu à avoir un mot pour Mauricio Pochettino, avec qui il a en commun d’avoir été l’entraîneur de Tottenham, même s’ils n’y ont pas laissé le même souvenir. Pour lui, les changements voulus par l’argentin ne se font pas encore ressentir, et il explique pourquoi : « c’est dur car Pochettino n’a pas eu beaucoup de temps. Pour l’instant, je ne vois pas trop de différences, c’est une équipe basée sur les individualités. Il y a eu des changements dans les coups de pied arrêtés, ils sont passés de la zone à homme à homme. C’est la plus grande différence que j’ai notée. Le reste, ça vient avec le temps, mais le problème pour Pochettino, c’est qu’il n’a pas de temps ». Même si la véracité totale de cette analyse laisse à désirer, force est de constater que le temps est une ressource qui manque cruellement au Paris Saint-Germain actuellement.

En conclusion, que retenir de cette conférence de presse ? Derrière la démagogie et la mauvaise foi liées aux situations financières des deux clubs et l’absence de retour honnête sur le fond de jeu ridicule de son équipe ou la violence que cette dernière a démontré au Parc des Princes lors du dernier classico, il reste bien peu de choses…

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