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Une défense en difficulté

Certes le PSG subit moins d’occasions et moins de tirs que la saison dernière. Mais tous les problèmes défensifs ne sont pas encore réglés et notamment la coordination des trois défenseurs axiaux.

Paris a encore des problèmes défensifs à régler et il serait injuste d’incriminer les seuls défenseurs. Si on parle d’animation défensive, c’est que cela concerne l’ensemble du collectif et pas un ou deux joueurs. Le problème est que les trois ne semblent fonctionner ensemble et avec le reste de l’équipe que sur certaines séquences.

Mercredi soir à Lisbonne, le meilleur et le plus régulier fut Danilo. Une surprise si on se réfère à son statut, mais ce n’en est plus car le portugais enchaîne les prestations sérieuses depuis plusieurs mois. Face au Benfica, on l’a même vu reprendre Ramos verbalement, ce qui prouve son investissement mais aussi la place de plus en plus importante qu’il prend au sein de l’effectif.

À droite, Ramos a vécu vingt premières minutes très compliquées. En souffrance dans les duels, il a également été en-dessous de son niveau avec ballon, mettant en difficulté ses partenaires sur des transmissions plus que risquées. Il s’est repris par la suite même si on sent que lorsque l’intensité monte et que les attaquants adverses arrivent à prendre de la vitesse, ça devient très compliqué pour lui de défendre.

Marquinhos dans le dur

Au milieu des deux, il y avait donc Marquinhos. Le capitaine parisien n’a pas livré un match catastrophique, mais on l’a connu bien meilleur sous le maillot parisien.

Depuis plusieurs mois, le brésilien n’est plus aussi impérial dans les duels. Il ne défend plus en avançant et même dans le jeu aérien il est souvent pris à défaut. Est-il encore marqué par son match à Madrid ? Est-il perturbé par les négociations sur sa possible prolongation ? Est-il moins à l’aise dans ce nouveau système ?

Même s’il est probable qu’il y ait un peu de tout cela, le système et la présence de Ramos peuvent expliquer ses performances. On voit souvent le capitaine reculer très tôt quand l’action se déroule du côté droit.

En reculant, il remet les attaquants en jeu. Ensuite, il éclate le bloc équipe contrairement à quand il défend en avançant. Il est donc logiquement moins présent dans les duels. Mais surtout, on a l’impression que s’il adopte cette attitude, c’est en prévision du manque de vitesse de l’espagnol et qu’il anticipe une éventuelle couverture. Et c’est bien là tout le problème.

Tout d’abord, vous ne pouvez pas jouer sereinement une rencontre si vous anticipez sans cesse une erreur. Mais surtout, ça donne alors une ligne de trois pas du tout coordonnée. En reculant alors que Ramos avance, l’intervalle entre le brésilien et l’espagnol est alors trop important pour être géré correctement. De plus, ça crée un autre espace, entre Verratti et Marquinhos, dans lequel les joueurs adverses peuvent venir s’intercaler.

Décider d’une seule et même stratégie et s’y tenir

Il existe une solution pour régler ce problème. Christophe Galtier doit demander à ses joueurs de respecter le principe de jeu décidé pour défendre et ils devront s’y tenir. Si Paris décide d’avancer, Marquinhos doit le faire aussi, quitte à laisser de la profondeur dans son dos, que Donnarumma devra alors gérer. Si c’est de reculer, Ramos devra alors le faire avec son bloc. En étant entre deux principes, Paris se crée plusieurs problèmes au lieu de n’en avoir qu’un seul à gérer.

Si on ajoute à tout cela, les latéraux qui laissent trop souvent centrer l’adversaire (tous les buts encaissés par le PSG cette saison sont venus sur des centres), alors que le PSG défend à cinq, ça fait beaucoup de lacunes.

Les parisiens n’ont pas encore affronté les grosses équipes de la Ligue des champions. Mais contre une Juve en souffrance, ils avaient subi quelques situations dangereuses, notamment sur des centres. Contre Benfica, ce fut aussi le cas et heureusement que Donnarumma a répondu présent. Espérons que le staff a analysé tout cela et qu’il aura le temps de corriger avant le mois de février et l’arrivée des matchs à élimination directe.

crédit photo : PSG.fr

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