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Une bouillie collective

Paris a donc servi une bouillie collective pour s’imposer contre Leipzig (1-0). Si on y ajoute la sortie de Tuchel en fin de rencontre, devant les journalistes, la saison du PSG pourrait tourner au fiasco.

Paris s’est imposé 1-0 et c’est le principal. Cette victoire était indispensable pour espérer continuer l’aventure en Ligue des champions. Désormais deuxième de sa poule, les partenaires de Marquinhos ont leur destin en main. Malgré cela, on ne peut pas occulter la prestation catastrophique des parisiens.

Paris n’a rien proposé et a joué comme la plupart des adversaires qu’il rencontre le weekend en Ligue 1 : un bloc bas, à défendre avec envie plus qu’avec intelligence, et en jetant le ballon devant en espérant un exploit. C’est passé une fois, il y a eu penalty et ça a suffi.

Oui, le PSG peut se plaindre du calendrier, mais il est le même pour tous ses adversaires en Ligue des champions. Oui, Paris peut se plaindre d’avoir joué le Final 8, mais Leipzig aussi quand Manchester a joué celui de l’Europa League. Oui, Paris peut se plaindre d’avoir des blessés, mais Leipzig, Liverpool, City, le Real et tous les autres en ont aussi.

L’adversaire allemand du PSG mardi soir a moins de moyens, a perdu des joueurs importants, a aussi des blessés. Pourtant, dans le contenu, dans la cohérence, on a vu une équipe, qui aurait mérité un meilleur résultat. Tant mieux pour Paris. Alors, pourquoi le PSG n’arrive pas à avoir un collectif cohérent ?

Que tout ne soit pas mis sur le dos de Tuchel, c’est évident. Mais s’il n’est responsable de rien, c’est qu’un entraineur ne sert à rien. Qui est censé motiver les joueurs ? Qui est censé donner le plan de jeu ? Qui est censé lire le match et y apporter un coaching ?

Priorité à la ligue des champions

Le problème, c’est que le coach parisien a perdu le fil. Tuchel veut gagner mais il n’est plus dans la démarche de « comment faire pour gagner ». Il n’est que dans le résultat, peu importe le contenu. Il a donc décidé de tout miser sur Mbappé et Neymar comme seul plan de jeu. Mais il n’y a pas que ça. Par exemple, à force de changer Marquinhos de poste, le brésilien semble de moins en moins performant.

Di Maria est transparent depuis plusieurs semaines ? Il ne peut pas le mettre sur le banc. Pourquoi ? Il faut se rappeler la sortie de Mbappé contre Montpellier, quand il avait exagéré son énervement. Personne, au club, n’avait réprimandé le joueur. Tuchel l’avait titularisé dès le match suivant. Le message était clair : tu peux tout te permettre, tu joueras et je ne te sortirai plus. Le problème, c’est que ce message, les autres joueurs l’ont compris. Quand Di Maria sort énervé, c’est un message : Donc moi tu me sors !!!

Quand Bakker ou Kurzawa se font prendre à l’intérieur du jeu, que c’est récurrent, on a le droit de se demander ce que travaillent les joueurs à l’entrainement. Il existe alors deux solutions : soit on leur explique et ils ne comprennent rien donc ils n’ont donc rien à faire à ce niveau, soit on ne leur explique pas et l’entraineur est responsable.

Il est certain que le plus important, pour le club, son image et les finances, est de se qualifier pour les huitièmes de finale de la ligue des champions. En février, ce sera un autre contexte et si Paris récupère ses blessés, que les joueurs sont mieux physiquement, tout peut changer. Mais il reste deux matchs de poule à jouer et ils sont loin d’être gagnés, surtout si les partenaires de Mbappé reproduisent les mêmes prestations.

En temps normal, plus les joueurs enchainent, meilleurs ils sont. En ce début de saison, on a l’impression que plus ils jouent, plus ils sont fatigués. Le PSG va affronter Bordeaux, samedi soir à 21 heures, avant d’aller à Manchester, mercredi prochain. La priorité doit être donnée à la Ligue des champions. Et si la solution, pour les deux prochaines semaines, était d’aligner une équipe en championnat et une en Ligue des champions ?

Paris United

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