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Thomas Tuchel a-t-il trouvé son milieu ?

En titularisant Paredes – Marquinhos – Herrera au milieu, Thomas Tuchel a gagné la bataille dans le cœur du jeu. Mais avec le retour de Verratti, ce milieu est-il la meilleure option en finale ?

Verratti à peine remis, Gueye qui sortait d’un jour sans entrainement à cause d’une gêne à la cuisse, ThomasTuchel, en décidant de rester dans son 4-3-3 de l’Atalanta, n’avait plus d’autres solutions que d’aligner MarquinhosHerreraParedes au milieu. Et ça a marché.

Marquinhos a été buteur sur coup de pied arrêté, ce qu’il aurait fait même en jouant derrière, mais son match au milieu fut bon. Il a récupéré des ballons, harcelé pour ne pas laisser les Allemands développer leur jeu, bien coupé les trajectoires de passe. Avec le ballon, il a été plutôt intéressant, même s’il n’a pas pris trop de risques. Le seul bémol, c’est qu’il n’a pas été gêné par un pressing, une densité qu’aurait pu mettre les partenaires de Sabitzer, qui avaient décidé de jouer plus bas et de moins se livrer que dans 99% de leurs matchs. Malheureusement, on l’a vu par le passé, quand il est pressé, le Brésilien a plus de mal à s’en sortir.

Herrera enchaine enfin, et ça fait du bien

A ses côtés, Herrera a été très bon. On a souvent regretté ses blessures parce qu’on voulait le voir dans ce milieu, qu’on le savait capable de belles performances. Mardi soir, on a vu. Il a harcelé, couru pour colmater, mais il a aussi très bien utilisé le ballon, jouant très simple mais terriblement efficace, comme sur cette passe en profondeur pour Mbappé qui aurait dû finir au fond. L’Espagnol est un soldat, un joueur d’équipe, comme peut l’être Gueye, mais avec une technique supérieure au Sénégalais.

Enfin, beaucoup de gens réclamaient Paredes et on a vu pourquoi. L’Argentin est un combattant, mais c’est surtout le joueur avec le meilleur jeu long de l’équipe, ce qui lui a permis régulièrement d’aller chercher DiMaria à l’opposé après une période de fixation côté gauche. De plus, il n’hésite pas à aller chercher des passes qui cassent des lignes, notamment pour Neymar. Reste à savoir si, lui aussi, est capable de rééditer ce genre de performance face à un milieu plus dense, plus accrocheur, avec un pressing plus intense.

Quel milieu en fonction l’adversaire ?

Affronter le Bayern ou Lyon, ce n’est pas la même chose. De l’adversaire, dépendra sûrement la composition du milieu de Thomas Tuchel. Mais l’état de forme des joueurs sera aussi un élément important.

Face à l’OL, reconduire le même milieu de terrain peut être une option. On le sait, les Lyonnais aiment jouer bas, avec cinq défenseurs et trois milieux. La possession devrait alors être parisienne et le pressing moins intense, sauf si Rudy Garcia improvise en voulant créer un effet de surprise.

Face au Bayern, en revanche, il faudra contrôler le rythme du match, ne pas tomber dans le rythme bundesliga sur lequel ils ont broyé Barcelone. La tenue du ballon de Verratti pourrait alors être un élément important de la rencontre. Reste à connaitre l’état de forme de l’Italien. Se posera alors la question suivante : le faire débuter et le remplacer quand il sera au bout, ou le mettre sur le banc pour le faire entrer à un moment clé du match ?

On n’en est pas là mais le PSG a l’air, enfin, d’avoir trouvé un milieu de terrain et des joueurs qui correspondent à ce que Thomas Tuchel veut mettre en place. Il reste un match, dimanche soir à 21H, pour aller chercher le Graal. Ça passera par l’implication de tous les joueurs, quel que soit la composition de départ. Le temps va être long jusqu’à dimanche, mais il va nous permettre de croire en notre rêve encore quelques jours. Et après tous les déboires des dernières saisons, ça fait tellement de bien.

Paris United

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