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Sarabia, Vitinha, symboles du jeu sans ballon

Le jeu sans ballon est un élément capital du football. Dimanche, face à Nantes, Vitinha et Sarabia ont été importants dans ce rôle.

Dans le football, on est sans cesse en train de nous parler de chiffres, de passes réussies, du nombre de ballons touché, de dribbles, mais très rarement du jeu sans ballon. Pourtant, sur 90 minutes, un joueur, suivant le poste, l’équipe et le contexte, est en possession du ballon entre une et trois minutes. Il reste donc 87 minutes, et un peu plus même, sans ballon.

Le jeu sans ballon, ce sont les déplacements pour offrir une solution à un partenaire ou libérer un espace pour qu’un autre se retrouve libre. Mais ce sont aussi les compensations, le rééquilibre de l’équipe quand un joueur a dézoné par exemple.

Dimanche, face à Nantes, deux joueurs n’ont pas crevé l’écran dans le jeu avec ballon mais ont été essentiels dans ce fameux jeu sans ballon : Vitinha et Sarabia.

Le portugais a joué très haut pour étirer le bloc adverse dans la profondeur. Il a également multiplié les courses pour compenser les décrochages de Messi et Neymar, en se projetant dans leur dos pour offrir une solution supplémentaire plus haut sur le terrain mais également pour éviter d’attirer la densité nantaise dans ces zones.

Des joueurs de collectif

Pour Sarabia, ce fut des courses qui ont soit libéré le couloir pour Hakimi, soit fixé les défenseurs nantais, soit libéré un espace. Sur l’action du but de Messi, l’espagnol est plutôt côté gauche mais son appel de balle vers l’axe va emmener Palois avec lui. Résultat ? Messi s’est retrouvé avec un intervalle plus important pour pouvoir être joué par Neymar.

La saison dernière, la très grande majorité des parisiens ne couraient pas ou mal. Tout d’abord, ils demandaient trop souvent le ballon dans les pieds, ce qui amenait de la densité en plus de ralentir le jeu. Mais surtout, chacun bougeait pour recevoir le ballon et pas pour libérer un espace ou créer du désordre chez l’adversaire.

Avec Vitinha et Sarabia, mais aussi Kalimuendo quand il est entré, le club de la capitale possède ces joueurs de collectif capables de faire des appels pour que les autres en profitent. Un joueur de collectif, ce n’est pas que faire des passes décisives, c’est aussi faire un appel au premier poteau, en sachant qu’il y aura très peu de chances de recevoir le ballon, mais qui va permettre à un joueur d’être libre en retrait. Jouer les uns avec les autres mais aussi les uns pour les autres et les uns en fonction des autres, voilà ce que doit être le football.

Le match de Nantes n’est pas une référence au vu de l’adversité. En revanche, il doit servir de base de travail parce que même contre un adversaire de ce niveau, cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu les parisiens être tout simplement une équipe. Ce n’est que le début, mais c’est déjà positif. Pourvu que ça dure.

crédit photo : PSG.fr

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