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PSG v Nîmes : analyse de cette première au Parc

Dans l’histoire récente de notre Ligue 1, depuis 20 ans, c’était seulement la troisième confrontation entre le PSG et Nîmes. Le club de la capitale s’impose pour la troisième fois après ses 2 victoires lors de la saison précédente (4-2, 3-0). Au Parc des Princes, même sanction cette année pour les ”Crocodiles”, battus sèchement et fort logiquement par une équipe du Paris Saint-Germain en rodage, mais déjà bien affutée physiquement et collectivement.

La tactique d’équipe : étouffante

Au coup d’envoi le PSG se présente dans un 4-3-3 classique, mais c’est évidemment une photo instantanée du début de match. Très vite, l’hyperactivité de Juan Bernat sur son côté gauche transformera ce schéma de base en un 3-5-2 où Pablo Sarabia devient le pendant de de son compatriote, côté droit. Cette organisation que les Parisiens savent exploiter à merveille face à ce type d’adversaire a un double objectif. Il s’agit d’étouffer l’adversaire et de l’étirer en le faisant reculer défensivement. Avec 74% de possession de balle sur l’ensemble du match, le PSG a littérallement privé d’oxygène des nîmois qui ont terminé la rencontre asphixiés. A l’image de leurs joueurs offensifs, repliés très bas dans leur trente mètres. Premier objectif atteint donc.

Le second, au fil du temps et de l’état de fatigue grandissant de l’adversaire, étant d’exploiter les qualités complémentaires du duo Mbappé-Cavani. Dans ce schéma, l’attaquant français jouit d’une totale liberté sur le front de l’attaque parisienne, il est virevoltant et insaisissable, et peut surgir n’importe où, à n’importe quel moment, à une vitesse supersonique. L’attaquant uruguayen conserve ainsi le loisir de sa place dans l’axe, avec un activité constante de premier défenseur et déclencheur du pressing parisien quand il le faut, et il n’y a plus de débat sur le positionnement des deux attaquants vedettes du Paris Saint-Germain.

Une possession à l’avantage des parisiens 74% vs 26%, et un occupation tout-terrain pendant 90 min en faveur du PSG

Avec un taux de passes réussies supérieur à 90%, les hommes de Tuchel ont été très adroits, et touché le ballon 3 fois plus que les nîmois : 765 passes contre 243. Et en plus de cette ultra-domination, les Parisiens y ont ajouté un impact physique parfois à la limite (carton jaune pour Marco Verratti), traduit par un nombre de faute finalement dans la moyenne : 17 fautes contre 8 pour le Nîmes Olympique.

Marquinhos, Verratti, Mbappé : un trio d’enfer

Bien-sûr il faudra revoir le PSG face à un autre adversaire, et bien sûr il faudra revoir ces trois-là un peu plus tard dans la saison. Mais quand-même, ce trio «Marqui-Marco-Mbappé» se dégage dejà après quelques matches de préparation réussis, et cette première sortie en Ligue 1.

A 25 ans, Marquinos a tout pour devenir un des hommes forts du Paris Saint-Germain d’aujourd’hui et de demain, et le Brésilien ne cache plus son envie de réussir à Paris. Dans l’entrejeu parisien comme hier, c’est lui le patron, le régulateur et l’accélérateur. Quand on parle d’un schéma tactique qui a étouffé  l’adversaire, Marquinhos en est le parfait exemple. Et quand il s’agit d’alimenter les joueurs offensifs, il montre également la voie, comme cette merveille de transversale pour Bernat qui amène le but de Mbappé. Avec ses 96% de passes réussies, et sa performance globale hier soir, Marquinhos est indéboulonnable à ce poste ou même un cran plus bas, puisqu’il sait tout faire et s’adapter.

La heatmap individuelle de Marquinhos fcace à Nîmes montre son omniprésence étouffante au milieu de terrain

L’infographie ci-dessus confirme la domination parisienne au milieu du terrain, notamment grâce à la performance du duo Marquinhos-Verratti.

Marco Verratti lui, aura été à l’unisson de son compère du milieu : complémentaire, affuté comme jamais, paré au combat, ratisseur, récupérateur et toujours provocateur de décalages dont il a le secret, le milieu de terrain italien de 28 ans à peine est une valeur sûre, et certaine.

Heatmap de Marco Verratti : le parfait complément axe gauche de Marquinhos

Et puis pour clôre cette analyse du premier match de championnat du Paris Saint-Germain, il y a Kylian Mbappé. Difficile de réduire un match du prodige français à une simple «carte de chaleur». C’est tellement réducteur pour un joueur hors-normes, en mouvement permanent, et doté de son intelligence de jeu. Pourtant, tellement Mbappé est insaisissable, et tellement les détracteurs de la complémentarité du duo Mbappé-Cavani sont nombreux, nous vous la proposons. Hier soir, le meilleur buteur de notre championnat la saison dernière, a tout déclenché, à nouveau. Buteur, puis passeur, dans un match facile, et loin de sa meilleure condition physique, Mbappé profite de sa position d’électron libre sur le flanc gauche de l’attaque parisienne.

Mbappé : forte activité sur le flanc gauche de l’attaque parisienne, mais libre de tous mouvements

Hier soir Neymar est donc resté invisible jusque dans les tribunes du Parc, et par conséquent on a vu d’autant plus Kylian Mbappé, et les autres. L’avenir nous dira si le PSG est dépendant ou non du départ de l’Auriverde. Il est beaucoup trop tôt pour le penser. Mais, il n’est pas trop tard pour l’envisager et préparer le futur, autour de Mbappé et des autres.

 

 

Crédits : psg.fr, sofascore.com, whoscored.com

Rédaction pour Paris United, Fredi

 

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