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Paris joue à se faire peur

En s’imposant à Nantes (1-2), le PSG poursuit sa bonne série malgré les absences. Malgré tout, Paris s’est fait peur en fin de match et Tuchel n’a pas coaché.

Paris a géré son match pendant 70 minutes, tranquillement, à son rythme. Il faut dire que les Nantais ne faisaient pas grand-chose si ce n’est « rester en place » comme l’a si bien dit Abeid à la mi-temps. Dans cette période, le PSG aurait dû se mettre à l’abri en marquant trois ou quatre buts minimum.

Et puis, alors que tout allait bien, Kimpembe s’est troué et a permis à Nantes de réduire le score. Et là, Paris a continué à se créer des occasions mais sans être efficace, et Nantes s’est mis à y croire. La rencontre est alors devenue un peu folle et les Parisiens n’ont plus eu la maîtrise du ballon pour calmer tout ça.

Évidemment, personne ne dira qu’on est inquiet pour Dortmund. L’adversité n’a rien à voir, la concentration non plus et les joueurs parisiens ont sûrement payé la facilité des 70 premières minutes. Quand vous dominez autant, que vous n’êtes pas en danger et que vous maîtrisez à ce point, c’est très difficile de se remettre dans le match quand celui-ci devient fou. Comme d’habitude, les joueurs sont les responsables de ce qui s’est passé. Mais ils ne sont pas seuls et on ne peut pas dédouaner Thomas Tuchel.

Alors que son équipe menait tranquillement, qu’ils enchaînent les matchs et qu’il y a des blessés importants dans le groupe, on peut se demander pourquoi le coach parisien n’a pas effectué des changements plus tôt ? Cela aurait permis de ne pas prendre de risque avec certains joueurs et notamment Verratti, qui avait en plus un carton jaune, mais aussi de redonner un peu de fraicheur à un collectif qui ronronnait. D’ailleurs, l’entraîneur allemand, malgré un banc de touche plus qu’intéressant, n’a effectué que deux changements. Étrange !!!

Une efficacité à retrouver

En ce qui concerne les joueurs, on a eu une énième confirmation que Navas était bien le gardien qui manquait au PSG. Le Costaricain a effectué trois énormes arrêts dans le dernier quart d’heure permettant à son équipe de conserver son avantage.

En défense, Kehrer a réalisé une bonne prestation mais lui aussi a paru en difficulté le dernier quart d’heure. Kimpembe aura donc fait une bourde. Ce n’est pas grave en soi mais le Français a régulièrement des sautes de concentration dans un match qu’il doit absolument gommer.

Mais le vrai problème, mardi soir, est venu de la ligne d’attaque. Le football, ça va très vite. Alors qu’il marquait pratiquement sur chaque occasion, Icardi en a manqué deux hier soir, sûrement par manque de confiance. Sur la première, alors qu’il réalise un superbe contrôle, il choisit la force à la finesse. Sur la seconde, il va essayer de trouver la position idéale et va manquer de spontanéité. C’est dommage. En revanche, je crois qu’il est trop jugé sur ses stats car ses déplacements sont quand même d’un très haut niveau et permettent très souvent à ses partenaires de bénéficier d’espaces libérés.

Avec lui, Mbappé aura manqué également d’efficacité et ça lui arrive quand même souvent. On peut également s’interroger sur le fait qu’il joue toute la rencontre. Cavani est parti s’échauffer très tôt en seconde période mais il n’est pas entré. La réaction de l’international français contre Montpellier oblige-t-elle Tuchel à ne plus le sortir désormais ?

Paris va bénéficier de sa plus longue période entre deux matchs depuis la trêve : cinq jours pour préparer Lyon. Ce ne sera pas de trop dans un enchaînement de matchs assez fou puisqu’après l’OL (dimanche soir), les Parisiens vont se déplacer trois fois de suite : à Dijon en coupe de France (Mercredi), à Amiens en championnat (samedi) et à Dortmund en ligue des Champions (mardi). Thomas Tuchel va alors devoir jongler entre automatisme, confiance, fraicheur, blessés et résultats. A Paris, la vie n’est jamais un long fleuve tranquille.

 

Crédit photos : psg.fr

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