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Neymar – Mbappé – Messi : Un problème à la perte de balle

Samedi soir, à Nantes c’était le retour du trio Neymar – Mbappé – Messi comme titulaire. Avec le ballon, on a vu de belles choses mais ce ne fut pas le cas sans.

Ils n’avaient plus joué ensemble depuis le fameux match à Saint-Étienne, le 28 novembre dernier. Quelques minutes face au Real, lors de l’entrée en jeu de Neymar, le trio offensif parisien était donc de nouveau aligné dès le début d’une rencontre, samedi soir, à la Beaujoire.

Avec ballon, on a vu de bonnes choses, comme ce fut déjà le cas au match aller face au même adversaire. Des combinaisons, des déplacements coordonnés et une avalanche d’occasions. Parce que ce PSG ne s’est pas créé des situations mais bien de véritables occasions, souvent en face à face avec Lafont. Mais la finition n’était pas au rendez-vous, même si Neymar a marqué, mais ratant également un penalty.

Mais si Paris a souffert sur les transitions nantaises, c’est aussi à cause des trois joueurs, auxquels il faut ajouter les mauvaises prestations de Gueye et Wijnaldum.

Alors que les parisiens avaient superbement effectué le contre-pressing face au Real, samedi soir, ils ne l’ont jamais fait. À chaque récupération, les canaris ont eu tout le loisir de pouvoir sortir les ballons en jouant vers l’avant dès que possible.

Les mêmes maux qu’à Rennes

Les parisiens avaient décidé de jouer haut et sans ce travail pour gêner la première relance et empêcher l’adversaire de se projeter, vous prenez alors des vagues qu’il est très difficile de contenir, quel que soit l’adversaire.

Désormais, la question est de savoir si ces trois-là sont capables de le faire en ligue des champions. Que ce soient les joueurs ou Pochettino, on voit bien que ce PSG ne prépare pas les deux compétitions de la même façon. Si on caricaturait à peine, on dirait qu’en Ligue 1, l’entraîneur parisien aligne un onze sans consignes, pensant que le talent suffira. En Ligue des champions, en revanche, on voit bien que les faiblesses adverses sont étudiées et que l’équipe a des consignes pour appuyer dessus.

On peut donc facilement imaginer que les joueurs sont sur la même longueur d’onde : pas besoin de s’investir à fond en championnat, notre talent offensif suffit. On peut d’ailleurs établir un parallèle avec la précédente défaite à Rennes, tant les points communs sont nombreux.

À Rennes, Paris venait de battre Manchester City (2-0) après un gros match. Les trois joueurs étaient alignés, avec Di Maria en plus. Là-aussi, les parisiens s’étaient créés un grand nombre d’occasions et auraient ou, avec un peu d’efficacité, mener largement après seulement une demi-heure de jeu. Et finalement, ils s’étaient inclinés, punis sur deux transitions bretonnes juste avant et juste après la pause.

Avec un Neymar pas encore en forme, deux des trois milieux en difficulté, on ne tirera aucune conclusion. Ce qui est sûr, c’est que dans les gros matchs, ce travail de contre-pressing est obligatoire pour permettre à l’équipe de jouer haut. Il ne reste plus qu’à croire qu’ils seront capables de le faire le jour J.

Crédit photo : onzemondial.com

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