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Des individualités, pas de collectif

Le PSG l’a emporté mais, encore une fois, l’animation collective a été d’une grande faiblesse. Offensivement et défensivement, ce PSG ne montre rien.

Mardi soir, le PSG a donc encaissé deux buts et subi 18 tirs. Certaines individualités ne sont pas au niveau mais c’est surtout collectivement que ça ne va pas.

Défensivement, ce PSG ne sait pas presser ensemble. Il y a toujours un joueur en retard, un joueur qui se cache et qui n’y va pas. Cette équipe ne sait pas quand et comment défendre. Cette équipe a des joueurs pour haut et presser dès la perte de balle. Mais il ne le fait pas, ou trop peu. Alors, l’équipe ne défend pas en avançant et recule. Problème : les latéraux ne sont pas des défenseurs purs mais des joueurs avec de grosses qualités offensives.

Derrière, Marquinhos compense les erreurs de tout le monde et Navas finit le travail. Sans le portier costaricain, le PSG aurait pu être en très grande difficulté face à Leipzig.

Kimpembe est un peu le symbole de ces lacunes. Le parisien n’arrive pas à enchainer les matchs mais comme il n’y a pas de remplaçants au niveau, il joue, encore et encore. Même dans les duels, on ne sent pas chez lui cette envie de faire mal comme ce fut le cas auparavant.

Quand, comme mardi soir, Gueye n’est pas au niveau, le milieu n’empêche pas les premières relances adverses. Le sénégalais a surement réalisé son plus mauvais match depuis le début de saison. À force de compter sur lui pour combler tous les trous, il fallait bien que ça arrive.

Offensivement, le néant collectif

Quand le PSG a le ballon, ce n’est pas mieux. L’idée est simple : jeter le ballon sur Mbappé et on verra bien. Aucun circuit de passe, aucun renversement de jeu, aucun mouvement, aucune course pour ouvrir des espaces. Leipzig avait bien compris. En bloquant Verratti, les allemands privaient le PSG de 90% des possibilités de sortie de balle. Alors, Paris a allongé sur Mbappé. Paris a des latéraux offensifs mais décide de jouer à 70 mètres du but adverse. Paris a des latéraux offensifs mais ils sont cantonnés à un rôle défensif. Autant aligner quatre défenseurs centraux.

Jusqu’à aujourd’hui, à part à Rennes, le talent individuel a suffi pour prendre les points et masquer toutes les lacunes. Mais le jour où Mbappé sera moins bien, le collectif ne pourra pas prendre le relais puisqu’il n’y en a pas.

Pochettino voulait du temps. Il est là depuis dix mois et surtout le PSG a joué son quatorzième match de la saison (dix en ligue 1, le trophée des champions et trois en C1). On ne voit toujours rien. L’excuse des absences ne tient pas. Sans certains, tu as moins de talent, mais les principes collectifs, qu’ils soient défensifs ou offensifs, ne dépendent pas que des individualités. Elles dépendent du travail et des idées du coach.

On a déjà connu un PSG flamboyant jusqu’à janvier mais qui passait au travers en février. Personne ne sait si, cette saison, ce ne sera pas l’inverse. Mais il y a quand même des signaux qui interpellent, en tout cas pour ceux qui regardent un plus loin que le seul bilan comptable.

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