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Bruges v PSG : Une victoire et des questions

Paris s’est donc imposé très largement (0-5) à Bruges pour la troisième journée de Ligue des champions. Mais pendant une heure, Paris a subi et a été malmené par le pressing belge.

 

Paris a de nouveau perdu deux joueurs: Meunier et Herrera. On ne sait pas encore pour combien de temps, mais les blessures continuent de s’enchaîner et c’est un véritable problème pour la suite de la saison parisienne.

Dans le jeu, Paris a donc été en souffrance. L’impact, l’agressivité, la densité mise autour du porteur par Bruges a considérablement gêné les parisiens. Il y avait pourtant des espaces dans le dos de la défense, mais les transmissions parisiennes ne sont jamais arrivées.

C’est vrai que les joueurs de Thomas Tuchel n’ont pas subi de vraies grosses occasions. Mais il y a beaucoup de situations belges qui n’ont pas été au bout à cause d’un geste mal maitrisé. Mais le problème, c’est surtout que le PSG n’a réussi à sortir de ce pressing qu’à deux ou trois reprises pendant près d’une heure. Et ce n’était que Bruges.

Derrière, Bernat et Meunier n’ont pas proposé les solutions habituelles sur les côtés. Dans le jeu de passe, ils n’ont pas non plus trouvé les joueurs à l’intérieur du jeu. Ils ont alors abusé des passes vers l’arrière pour KimpembeSilva voire Navas.

Défensivement, ils ont également été mis en difficulté par les appels dans leur dos, obligeant Silva et Kimpembe à couper beaucoup de trajectoire sur les côtés. Et heureusement que le Brésilien est énorme en ce moment.

 

Un doute sur Marquinhos au milieu

Au milieu, on a vu les limites de Marquinhos au milieu, quand l’équipe adverse vient agresser son adversaire, mettre de l’intensité autour du porteur de balle. Tout ce que n’ont pas fait Galatasaray et le Real. Du coup, le Brésilien a été en grande difficulté technique pour relancer proprement. Ca repose la question de son positionnement quand les vrais grands matchs arriveront. Herrera a eu du déchet même s’il a été présent dans le combat. Mais il est sorti blessé.

Le troisième, Marco Verratti, n’a pratiquement jamais réussi à dicter le tempo, à trouver des relais au milieu, et même à trouver des passes longues dans le dos de la défense adverse. L’activité et la disponibilité de Gueye ont manqué au petit italien.

Ce trio, dépassé dans l’impact, n’a donc pas permis au PSG d’évoluer plus haut sur le terrain. Ce fut un gros problème pendant une heure. Heureusement, les joueurs de Tuchel n’ont pas subi de grosses occasions car il aura toujours manqué le geste juste aux Belges pour finir les actions.

Devant, Di Maria avait compris que ses appels dans le dos de la défense pouvaient faire mal. Sur le premier, il offre le but à Icardi. Sur le second, il manque son face à face. Ensuite, il n’a plus été trouvé à cause du déchet technique de son équipe au milieu. Mais encore une fois, il fut de toutes les situations de son équipe.

Icardi a marqué deux buts d’attaquant de surface. On le sent mieux, mais il n’est pas encore assez cherché et/ou trouvé comme point d’appui. Pourtant, ses déplacements sont souvent très intéressants pour offrir des relais. Mais à Bruges, les passes n’arrivaient pas.

Le troisième attaquant, c’était, à la surprise générale, ChoupoMoting. Et on peut dire que ce fut un mauvais choix de Tuchel. Le Camerounais avait été intéressant vendredi, mais c’était à Nice. Là, il a perdu tous ses ballons, sauf un, quand il réussit à trouver Di Maria dans la profondeur sur un superbe renversement de jeu. Défensivement, il n’a pas non plus apporté ce qu’on pouvait attendre de lui. C’est un joueur intéressant pour la rotation en Ligue 1, mais en Ligue des champions, il n’a pas le niveau, tout simplement.

 

O but encaissé en Ligue des champions

Evidemment, avec les Belges qui poussaient, jouaient haut, l’entrée de Mbappé s’imposait comme une logique implacable. Et le Français en a profité. Prise d’espaces, vitesse, justesse, il a presque tout réussi, sauf un face à face avec Mignolet.

Il y a deux manières d’analyser un match. Le résultat et le contenu. Niveau résultat, Paris a fait plus que ce qu’il fallait, en inscrivant cinq buts, en en encaissant zéro.

Dans le contenu, on peut voir deux choses. La première, c’et les questions que posent les difficultés à sortir le ballon, à exister sous la pression, la densité, notamment pour Marquinhos. Ca posera au moins le doute sur son positionnement. L’autre chose, c’est se dire que gagner 0-5, à l’extérieur, en Ligue des champions, quand on a été autant en difficulté, ça rassure sur le mental de l’équipe, mais aussi sur la solidité défensive. Paris n’a toujours pas encaissé de but en Ligue des champions, et ce n’est pas anodin. Et Navas n’est sûrement pas étranger à cette solidité retrouvée.

Paris va devoir composer un nouveau milieu de terrain, dès dimanche, pour clôturer ses trois matchs après la trêve internationale, par une troisième victoire, face à l’ennemi marseillais.

Crédit photo : psg.fr

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