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Bilan partie 2 : Les doutes et déceptions

Suite de notre bilan pendant cette trêve internationale. Directeur sportif, entraineur et joueurs, qui sont les satisfactions, les déceptions, ceux sur qui on a des doutes, à un mois et demi du mercato d’hiver.

Après les satisfactions, place aux joueurs qui ont déçu ou sur lesquels on doute.

Kehrer : L’Allemand vit un début de saison compliqué. Blessé depuis la première journée lors de la rencontre face à Nîmes. Dans l’esprit de Tuchel il était le titulaire au poste de latéral droit. Pourtant, la saison dernière, il n’a pas donné de garantie, notamment lors du match retour face à United. Coupable sur l’ouverture du score anglaise, il avait alors complètement sombré toute la fin de saison. Jeune, le défenseur parisien avait montré de nombreuses lacunes défensives. On verra comment l’entraineur compte l’utiliser à son retour, mais aujourd’hui, c’est une déception.

Meunier : L’autre latéral parisien vit une saison étrange. Relégué dans l’esprit du coach en numéro 3, derrière Kehrer et Dagba, il a joué grâce aux blessures des deux autres joueurs. Et il a donné satisfaction. Toujours intéressant offensivement, le Belge n’a pas été en difficulté défensivement.

Ce n’est pas une déception, loin de là, mais le doute, pour lui, concerne le manque de confiance que lui témoigne Tuchel. L’Allemand n’hésite pas à le reprendre très souvent, montrant des signes d’agacement à chaque erreur du belge. Ce n’est pas la meilleure manière de mettre en confiance un joueur. Alors qu’il s’installait dans l’équipe, l’ancien joueur de Bruges s’est blessé. Quel traitement lui réservera le coach à son retour ?

Kurzawa : L’ancien Monégasque est à l’agonie. Il n’a jamais été très bon défenseur, et ça n’a pas changé. Mais au moins, par le passé, il masquait ses carences avec quelques buts. Désormais, plus rien. Offensivement, il n’apporte rien. Ses centres n’arrivent que trop rarement dans une zone décisive. De plus, il paraît complètement perdu dans ses appels, mais aussi dans son replacement. Sur l’action du but brestois, il suffit de le regarder : il avance mais pas vraiment, puis il revient en marchant, avant de se décider à accélérer mais bien trop tard. Enfin, ses lacunes mettent en danger le défenseur axial qui l’accompagne, que ce soit Kimpembe ou Diallo. Franchement, à six mois de la fin de son contrat, Paris doit lui trouver une porte de sortie et récupérer quelques millions d’euros. L’Angleterre peut être une solution.

Dagba : Thomas Tuchel aime le jeune Parisien. Passé devant Meunier, il a été stoppé par une blessure, lui aussi. Ok, il est encore en post-formation. Mais le PSG peut-il jouer avec lui ? Ses lacunes défensives sont criantes et face à un gros, ça risque de coûter cher. De plus, on le sent trop souvent en manque de confiance, avec la peur de rater quelque chose. Techniquement, ça manque de sérénité. Résultat ? Offensivement, quand il reçoit le ballon, huit fois sur dix, il stoppe sa course et remet le ballon derrière. Il va lui falloir vite passer ce cap mental. En est-il capable ?

Diallo : Pas une déception mais des doutes. Dans l’axe, il a montré certaines lacunes dans la lecture du jeu, mais aussi dans sa vivacité à se retourner quand il est pris dans son dos. Le problème, c’est qu’à Dortmund, son équipe jouait un peu plus bas pour utiliser l’espace lors des transitions. Et ça change tout. En revanche, il a été plutôt intéressant dans la relance. Il a été plus intéressant au poste de latéral gauche, apportant plus de garanties défensives que Kurzawa. Offensivement, il propose moins qu’un Bernat ou Kurzawa, mais il est plus juste que le Français dans ses centres. Pour l’instant, il n’a pas le niveau Ligue des champions, mais sa progression dans la lecture du jeu et la gestion de la profondeur sera primordiale pour s’installer définitivement au PSG.

Paredes : Après six mois où il ‘a rien apporté, on avait de gros doutes sur l’intégration de l’Argentin au jeu du PSG. Les doutes ne sont pas levés. Certes, il y a eu un bon match face à Angers, mais c’est tout. Manque d’intensité, déchet technique, sans aucune prise de risque, le recrutement de l’argentin est un échec. Il peut être utilisé dans la rotation, mais pas quand Tuchel décide de changer trop de joueurs. Il faudra, pour le club, réfléchir à un départ si une proposition arrive cet hiver. Mais il a été acheté autour de 45M€…

Draxler : Blessé depuis le début de saison, l’Allemand a fait son retour comme titulaire à Brest. Et son match fut étrange. Impliqué sur les deux buts, à la dernière et à l’avant-dernière passe, il a apporté certaines choses mais a disparu une grande partie de la seconde période. Le manque de rythme est sûrement une explication, mais pas que. Depuis qu’il est au PSG, et après six bons premiers mois, il alterne entre prestations intéressantes et déceptions. Devant sur un côté, son poste de prédilection, il y a trop de monde. Derrière l’attaquant, il passera après Neymar, et encore, si Tuchel décide de jouer en 4-2-3-1. Et dans les trois du milieu, il est bon quand il n’y a pas d’agressivité en face. En revanche, je pense qu’il peut apporter un vrai plus dans la rotation mais aussi dans le coaching en cours de match, pour peu qu’il n’ait pas d’état d’âme et qu’il ait envie de se faire mal.

Cavani : Ce n’est pas une déception, mais des doutes sur sa capacité à retrouver ses capacités athlétiques. Epargné par les blessures jusqu’à la saison dernière, l’Uruguayen vit une année 2019 compliquée. Blessure, retour, rechute, on ne voyait pas comment il allait sortir de tout cela.

A Brest, il a connu sa première titularisation depuis un long moment. C’est déjà bien. Malheureusement pour lui, entre temps, Icardi est arrivé et El Matador a souffert de la comparaison. Pire, c’est son remplaçant argentin qui a inscrit le but de la victoire.

Les doutes concernent donc la capacité d’Edi à retrouver son niveau athlétique, lui qui a besoin de courir, d’être au top pour donner sa pleine mesure. Ca fait mal parce que l’Uruguayen est une idole du Parc des Princes et qu’on n’a pas envie de le voir terminer sur une mauvaise saison. Mais c’est aussi le football de haut niveau qui veut cela.

Malgré tout, il ne faut surtout pas l’enterrer. Déjà, parce qu’il a du caractère et qu’il va tout faire pour bien finir, lui qui est aussi en fin de contrat à la fin de cette saison. Mais surtout parce qu’avec toutes les blessures qui minent le club depuis le début de saison, personne ne sait si, après une année 2019 difficile, il ne pourrait pas être l’homme de l’année 2020. De toute façon, le PSG ne peut pas faire l’économie d’un Cavani cette saison et il pourrait en avoir fortement besoin dans certains matchs. Désolé pour la comparaison, mais on a quand même plus d’espoir quand on voit rentrer un Cavani qu’un Choupo-Moting.

Aouchiche : Un match intéressant à Metz, puis plus rien et surtout un départ à la Coupe du monde 2017 où il est en demi-finale après avoir battu l’Espagne 6-1. Un match dans lequel il a inscrit un but et délivré deux passes décisives… A suivre.

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