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Période 1991-1998 : le meilleur et pire joueur du PSG

Suite de notre saga où nous nous penchons cette fois sur la meilleure recrue ainsi que la plus grosse déception des années 90. Deux Brésiliens ont rapidement émergé pour illustrer ce thème : Raï, véritable légende du club ayant marqué l’histoire du PSG, et Geraldão, tout le contraire.

 

Raï (1993-1998) : « Captain Raï »

Comment ne pas choisir le milieu offensif brésilien comme référence des années 90 parisiennes, indissociable des succès du club et véritable monument dans le cœur des supporters.

Le demi-frère de Socrates – ancien capitaine de la Seleção- débarque sur le Vieux continent en 93 avec une réputation de cador du football sud-américain : 306 matches pour 111 réalisations avec São Paulo, deux Copa Libertadores et une Coupe Intercontinentale en poche remportée contre le grand Barça de Johan Cruyff, accompagné d’un statut d’international et de titulaire avec le Brésil.

Acheté en décembre 92 mais transféré officiellement l’été suivant, Raï est là pour aider le club de la capitale dans sa quête de dominer le football français et de reconnaissance à l’échelle européenne. Malheureusement, sa première saison est décevante. Il expliquera plus tard dans un livre de Daniel Riolo – Mon histoire passionnée du PSG –être arrivé « complètement cuit », après avoir « joué jusqu’à la fin de saison et jusqu’à la finale de la Copa Libertadores en juin » avec São Paulo. « Ensuite, j’ai enchaîné tout l’été avec les éliminatoires de la Coupe du monde 94 ». D’où le pourquoi du comment.

L’histoire s’est avérée beaucoup plus belle ensuite. Vainqueur de la Coupe du monde 94 avec le Brésil, la perle auriverde revient métamorphosée et retrouve son football. Il deviendra le joueur que tous les supporters du club ont en mémoire, à savoir un leader sur le terrain et dans le vestiaire. Immense talent, intelligence de jeu, classe naturelle, mais surtout une exemplarité et un professionnalisme qui ont bonifié l’image du club. Véritable taulier, « Captain Raï » sera l’un des principaux artisans des grandes heures du PSG, notamment la Coupe des coupes remportée en 1996. Son dernier match au Parc des Princes reste dans toutes les têtes avec un stade aux couleurs du Brésil en son honneur.

Après cinq années dans la Ville Lumière et une armoire à trophées bien remplie (champion de France en 1994, double vainqueur de la Coupe de France et Coupe de la Ligue en 1995 et 1998…), le « meilleur joueur de l’histoire du PSG » (dixit un sondage réalisé par Le Parisien) quittera la France et l’Europe pour retourner sur ses terres brésiliennes, dans son club de São Paulo.

 

Geraldão (1991-1992) : le Brésilien à l’ouest

« Plus fort que Mozer ». Quand il débarque dans la capitale à l’été 1991, l’année de rachat du PSG par Canal +, le défenseur central brésilien est comparé par Michel Denisot, nouveau président, à l’illustre défenseur marseillais. La suite lui fera vite regretter son effet d’annonce.

Geraldão, alors âgé de 28 ans, pose ses valises en même temps que deux de ses compatriotes, Ricardo et Valdo. Il est à l’époque le plus attendu des trois pour marquer de son empreinte l’équipe francilienne. Titulaire et vainqueur de la Ligue des champions avec Porto en 1987, Geraldão est assimilé au Ronald Koeman brésilien. Son profil est même embelli d’un talent certain pour les coup-francs. Malheureusement pour le public parisien, il n’en verra aucun, remarquant surtout une lenteur et un niveau technique inquiétant. Emprunté, il pèsera surtout sur la balance, avec une surcharge pondéral constatée pendant la saison.

L’aventure parisienne se finira pour lui au terme de la saison, quittant l’Hexagone pour rallier le Mexique et le club America. Heureusement, la déception Geraldão a été vite oublié grâce au talent des deux autres recrues brésiliennes, Ricardo et Valdo, pièces maîtresses du collectif parisien dans le sacre de champion de France en 1994 et des trois campagnes en Coupe d’Europe.

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