Le Club

Période 1978 – 1991 : meilleur / pire match

Suite de notre saga avec le meilleur et le pire match de l’ère Borelli. D’un côté, le premier trophée dans l’histoire du club, de l’autre un titre de champion perdu de justesse.

 

PSG – ASSE 1982

Il y a des matches qui marquent le début d’une nouvelle ère dans l’histoire d’un club. C’est le cas de la finale de Coupe de France de 1982 entre Paris et Saint-Etienne. À cette époque, le PSG est un petit club tout nouveau sur la scène nationale alors que les Verts font partie du Gotha du football français. Paris reste néanmoins ambitieux avec des grands joueurs tels que Dominique Baratelli, Dominique Rocheteau, Luis Fernandez et surtout Mustapha Dahleb. En face, l’ogre du football français depuis dix ans, les Verts alignent au début du match la moitié de l’équipe de France, dont un certain Michel Platini qui joue son dernier match avec l’ASSE. Sous les yeux de 47.160 spectateurs, le match sera complètement fou et va durer pas moins de   3 heures et 22 minutes! Michel Platini (76e) répond à l’ouverture du score de Nambatingue Toko (58e), avant de donner l’avantage aux siens en prolongation (99e). Mais à la dernière minute de jeu, Dominique Rocheteau égalise et envoie son ancien club à la première séance de tirs aux buts de l’histoire des finales de Coupe de France. Francis Borelli embrasse la pelouse, alors que les supporters envahissent le terrain. Ils mettront une grosse demi-heure pour regagner les tribunes et laisser les joueurs se départager. Dominique Baratelli arrête le tir de Christian Lopez pendant que ses coéquipiers font un sans-faute. Paris remporte son premier trophée et lance son histoire d’amour avec la Coupe de France. Alors que Michel Platini fera ses adieux à la France cette année-là prenant la direction de Turin pour rejoindre la Juventus.

 

OM-PSG 1989

Le 5 mai 1989 est un tournant dans l’histoire des oppositions entre ces deux clubs. Il reste quatre journées à jouer et Paris est en tête à un tout petit point devant Marseille. Au vu des enjeux, Bernard Tapie tentera de déstabiliser le club parisien en contactant Susic et Ivic avec des promesses de futurs contrats pour les 2 yougoslaves. La pression est telle que le club est obligé d’annuler le déplacement de ses supporters au Vélodrome. Les hommes de Tomislav Ivic viennent chercher le nul et le match est fermé. Les choses s’animent en toute fin de rencontre. Il reste moins de 5 minutes à jouer lorsqu’Amara Simba, après un magnifique une-deux avec Safet Susic, se présente seul face à Gaëtan Huard. Le portier marseillais se couche sur sa gauche et repousse de la poitrine la frappe du gauche de l’attaquant. Les Parisiens l’ignorent encore, mais ils viennent de perdre le titre. Le sort du championnat bascule à la 90e sur une « mine » des 25 mètres de Franck Sauzée qui bat Joël Bats (1-0).

Cette victoire permet aux Phocéens de prendre la tête du championnat de D1 et de finir champion, 17 ans après leur dernier titre. Tout comme les fans parisiens, Francis Borelli est accablé par le résultat et lâchera à la sortie du match « Je n’ai jamais vécu quelque chose d’aussi affreux dans ma vie » On assiste au début du règne marseillais sur le championnat français. Si la rivalité entre Paris et Marseille a atteint son paroxysme dans les années 1990, les graines ont été plantées ce soir-là.

Mehdi