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L’histoire du PSG 1998-2006 : le meilleur match et le pire

Durant cette période sombre et compliquée pour le Paris-Saint-Germain, du terrain aux tribunes en passant par les dirigeants, quelques exploits sportifs ont offert de la joie aux supporters parisiens.  Les désillusions furent nombreuses et une, en particulier, fut aussi violente qu’une remontada barcelonaise : les quatre buts en 30 minutes sur le terrain de La Corogne, le 7 mars 2001.

7 mars 2001 : La Corogne renverse le PSG (4-3)

Gagner ou quitter la compétition. Les options sont simples pour le PSG avant de se rendre sur le terrain de La Corogne lors de la 5journée de la deuxième phase de la Ligue des Champions. En difficulté dans son groupe, composé également de Galatasaray et de l’AC Milan, Paris doit s’imposer au Riazor pour rester dans la course à la qualification avant l’ultime journée et la réception des Turcs.

Face au champion d’Espagne en titre, Luis Fernandez aligne la meilleure équipe à sa disposition.

Les compos :

La Corogne : Molina ; Romero, Naybet, Donato, Manuel Pablo ; Djalminha Emerson (Pandiani, 46e), Mauro Silva ; Fran (Tristan, 59e), Makaay (Scaloni, 85e). Entraîneur : J. Irureta.

PSG : Lionel Letizi ; A. Cissé, Déhu, Distin, Mendy ; Algérino, Ducrocq, Benarbia (Rabesandratana, 62e), Arteta (Luccin, 56e) ; Okocha (Yanovski, 74e), L. Leroy. Entraîneur : L. Fernandez.

Dans un premier temps, la mission commando se déroule comme dans rêve. Au terme d’une première période maîtrisée, les Parisiens rentrent au vestiaire avec un avantage de deux buts. « Jay Jay » Augustine Okocha ouvre le score dès la 29minute en reprenant, hors de la surface, un ballon repoussé par Molina après un centre de Jimmy Algérino (0-1).

Résumé du match :

 

Du rêve au cauchemar

Laurent Leroy inscrit le but du break sur un chef d’œuvre. L’attaquant parisien passe un petit pont à Donato avant de crocheter Manuel Pablo et de trouver la lucarne de Molina (0-2, 43e). Un bijou qui met le PSG sur la bonne voie. A la pause, Paris est en route pour s’offrir sa finale face à Galatasaray.  L’objectif est plus que jamais à porté de main avec le doublé de Laurent Leroy, servi dans la surface par Jimmy Algérino (0-3, 55e). C’est alors que tout bascule.

Tristan et ce diable de Walter Pandiani marquent quatre buts de la tête en moins de trente minutes à une défense parisienne apathique et K.O debout. Impuissant, Luis Fernandez gesticule et peste sur le bord du terrain. Ses changements ne réveillent pas une équipe française sonnée. Ca doit vous rappeller des souvenirs plus récents. L’entraîneur parisien tente de stopper l’hémorragie en faisant entrer trois joueurs défensifs (Igor Yanovski, Eric Rabasandratana et Peter Luccin). Sans succès. Paris quitte la Ligue des Champions par la petite porte.

Pour l’anecdote, Paris remporta son dernier match de la compétition au Parc des Princes face à Galatasaray (2-0).

 

29 avril 2006 : Et Dhorasoo frappa l’OM (1-2)

La saison du PSG a une nouvelle fois été mouvementée mais surtout décevante. Sur le banc, Laurent Fournier a laissé sa place à Guy Lacombe. Ancien technicien spécialiste des opérations maintien. Face à un Olympique de Marseille toujours en course pour accrocher l’Europe, Paris peut sauver sa saison en remportant la finale de la Coupe de France face à l’ennemi olympien.

Les compos :

OM : Barthez ; Beye (Nasri, 80e), Civelli, Déhu, Taïwo ; Cana, Ribéry, Lamouchi ; Maoulida , Pagis (Oruma, 37e), Niang. Entraîneur : J. Fernandez.

PSG : Letizi ; Mendy, Rozenhal, Yepes, Armand ; E. Cissé, M’Bami, Dhorasoo, Rothen (Paulo Cesar, 86e) ; Kalou, Pauleta. Entraîneur : G. Lacombe.

Dans un Stade de France plein comme un œuf, les Parisiens ouvrent le score dès la 5minute de jeu par Bonaventure Kalou. Après une relance de Taye Taïwo contrée du bout du pied par Edouard Cissé, le ballon se dirige vers l’Ivoirien qui ne se pose aucune question et envoie un missile direction la lucarne de Fabien Barthez.

 

Le dernier titre de l’ère Canal +

Le PSG se donne de l’air au retour du vestiaire. A la 48e, Vikash Dhorasoo intercepte la balle dans son camp, proche du rond central, et s’avance vers la cage olympienne. L’international français, qui à l’époque tentait autant sa chance que Marco Verratti de nos jours, tente une frappe à environ 25 mètres qui surprend le gardien de l’OM, les supporters et même ses coéquipiers ! (Voir interview de Badiane à 5’25). Improbable.

Badiane sur le but de Dhorasoo :

Marseille réduit l’écart par Toifilou Maoulida à la 67minute mais le score ne bougera plus et Paris remporte sa 7Coupe de France. Pauleta peut soulever le trophée et la fête fut belle sur Paris ce soir-là. Une autre époque.

Était-ce le plus beau des matches du PSG ? Sûrement pas. L’un des plus marquants ? Certainement. Il s’agit de la première finale de la Coupe entre Marseille et le PSG. Ce titre sera le dernier obtenu par le PSG sous Canal +. Quelques jours plus tard, le 12 mai 2006, Colony Capital, associé au fonds d’investissement Butler Capital Partners et à Morgan Stanley, prend en main la destinée du Parc des Princes…. Pardon du PSG !

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