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Thiago Silva, une Ligue des champions pour finir en beauté

Nous l’annoncions depuis février, Thiago Silva ne sera donc pas prolongé alors que son contrat se termine à la fin de la saison. Huit ans au club avec des hauts et des bas, mais il fera partie de l’histoire du club.

Après plus de 300 matchs sous le maillot parisien, L’Équipe et RMC viennent d’annoncer ce que nous disions également depuis plusieurs semaines : Thiago Silva va donc quitter le club en étant allé au bout de son contrat. Arrivé en 2012 en provenance de l’AC Milan, il aura donc passé huit ans à Paris.

En février, le club avait déjà pris cette décision. Avec la crise du COVID, il est vrai que certains dirigeants se sont interrogés pour le conserver un an de plus. Mais finalement, ils sont allés au bout de leur première idée.

A son arrivée, en tout cas, on n’a pas l’impression que c’est vraiment son choix de rejoindre la capitale française. Il parle souvent de Milan et va même jusqu’à jouer ses premières rencontres avec le PSG avec des protège-tibias siglés AC Milan. Mais doucement, il va s’imposer et même rapidement devenir le capitaine de l’équipe.

Sur le terrain, dès les premières rencontres, il fait forte impression. Lecture du jeu, puissance, vitesse, intervention impeccable, jeu aérien de très haut niveau, il possède également une relance excellente qui permet au PSG de ressortir proprement de derrière. Après quelques mois, Carlo Ancelotti le nomme alors capitaine, un brassard qu’il gardera jusqu’au bout.

En Ligue 1, il est largement au-dessus et il est chaque saison dans l’équipe type de l’année. Il se permet même d’inscrire quelques buts sur coups de pieds arrêtés. Et quel que soit son binôme en charnière, MarquinhosSakho, Alex, Kimpembe, il est le patron défensif.

Mais voilà, dans les gros matchs, il y aura eu deux Silva : un avant 2014 et l’autre après. En phase de groupes, il est toujours très bon. Face à Barcelone, en 2013, il est également très bon, malgré l’élimination (2-2, 1-1). Mais un événement va alors avoir l’air de modifier le capitaine brésilien. Lors de la Coupe du monde 2014, en huitièmes de finale, face au Chili, le Brésil doit s’en remettre aux tirs aux buts. Silva va alors complètement craquer, jusqu’à s’effondrer en larmes au milieu du terrain et refusant d’aller réaliser son tir aux buts.

Son mental pointé du doigt

Cette image va faire le tour du monde et le joueur va alors être montré du doigt comme un joueur fragile, qui craque sous la pression. Et malheureusement, ça va se vérifier en club ensuite.

A Chelsea, il va offrir un penalty improbable, à cause d’une faute de main, aux Blues, qui va leur permettre de mener 2-1 et d’être alors qualifiés. Heureusement, sur corner à quelques minutes de la fin de la prolongation, il va égaliser, de la tête 2-2 et offrir le quart à son équipe, rattrapant son erreur.

Alors que Paris écrase le Barça au match aller (4-0) sans Silva, blessé, l’équipe explose au retour (6-1) par un arbitrage déplorable, mais aussi parce que le Brésilien ne trouvera jamais les moyens de faire sortir son bloc, de jouer plus haut, ne faisant que reculer et subir jusqu’à vivre la soirée cauchemardesque qu’on connait.

A Dortmund, cette saison (2-1), rebelotte. Jouant très bas, il ne permet pas à l’équipe de presser, mais surtout il permet aux attaquants allemands d’être couverts sur tous les appels dans la profondeur. Au match retour, il sera absent et KimpembeMarquinhos font le job et Paris repasse, enfin, le cap des huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Finalement, sur 310 matchs (actuellement) et avec 17 buts inscrits, Silva aura été bon voire très bon environ 300 matchs. Il sera passé au travers réellement 3 ou 4 matchs, mais ce sont des matchs marquants, qui comptaient vraiment et en Ligue des champions surtout. Mais on peut quand même dire que le Brésilien est un des plus grands défenseurs de l’histoire du PSG. Qu’en terme de performance et de nombre de matchs joués, il restera dans l’histoire du club.

Coïncidence (ou pas), Fluminense a publié une photo de « O Monstro » avec le maillot de Fluiminense, son club formateur et auquel il est très attaché. Avant de partir, il devrait prolonger de quelques semaines avec le club de la capitale pour aller au bout de la saison 2019 – 2020, comme prévu par l’UEFA à cause de la crise sanitaire, et notamment au bout de la Ligue des champions. Venu au club pour remporter la C1, l’histoire pourrait alors finir en apothéose.

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