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Thiago Silva Parisien à 300%

Thiago Silva a joué son 300ème  match sous les couleurs du PSG. Arrivé en 2012, le Brésilien est un des plus anciens joueurs de l’effectif. Retour sur plus de sept ans en rouge et bleu.

Arrivé de l’A.C. Milan avec Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva n’était pas hyper motivé au départ. Mais Milan était alors en proie à des difficultés financières et ne pouvait pas refuser la proposition parisienne pour ses deux stars.

Dès la première saison, on a pu admirer tout le potentiel du défenseur brésilien : jeu de tête, lecture du jeu, anticipation, très fort défensivement et excellent relanceur. Très vite, il est devenu le capitaine de Carlo Ancelotti.

Petit à petit, il a oublié le club italien pour s’imprégner du PSG. Fini les protège-tibias au couleur du club milanais, doucement mais sûrement, il est devenu Parisien à 100%. Evidemment, il est associé à tous les titres de l’ère qatarie. Rarement blessé, capitaine avec tous les entraineurs qui se sont succédés, il passe rarement au travers des matchs.

Le problème, c’est que les peu de rencontres dans lesquelles il a montré de la fébrilité, ce sont celles qui ont vraiment marqué le club, avec, en point d’orgue, le match à Barcelone de 2017.

L’image du Brésilien est associée à une faiblesse mentale lors des grands évènements. Ca a démarré avec la Coupe du monde au Brésil et ce huitième de finale où les images de Silva en larmes et qui refuse d’aller tirer vont faire le tour du monde.

Au PSG, le premier tournant se situera face à Barcelone. A l’aller, il est blessé et Kimpembe va le remplacer. Le Français va alors réaliser un match monstrueux et Paris va s’imposer 4-0. Au retour, le capitaine parisien est sur le terrain. Malheureusement, le club de la capitale va s’écrouler et s’incliner 6-1. Ce match marquera un nouveau tournant. Silva est associé à la défaite pour plein de raisons. Il n’aurait pas respecté les consignes d’Emery, aurait joué trop bas, n’aurait pas trouvé les mots pour sortir ses coéquipiers de l’enfer dans lequel ils étaient en train de s’enfoncer.

Une image qui lui colle à la peau

A Madrid, l’année suivante, Emery va le mettre sur le banc pour titulariser Kimpembe. Paris va surclasser le Real pendant 70 minutes avant de s’écrouler en fin de rencontre (3-1). Au retour, l’entraineur espagnol relance le capitaine. Mais encore une fois, le PSG ne va pas trouver les moyens de se révolter, de se surpasser et va même s’incliner 1-2 au Parc des Princes.

Enfin, la saison dernière, au retour contre United, Paris va subir un échec énorme, éliminé par une équipe anglaise décimée et qui aura marqué grâce à des erreurs de Kehrer, Buffon et sur un penalty en toute fin de rencontre suite à une main de Kimpembe que seule la VAR aura vu.

Oui, Silva était présent dans ces tristes moments de l’histoire parisienne. Mais il serait réducteur de résumer sa carrière et ses 300 matchs parisiens à cela.

Dans 95% des rencontres, le Brésilien est juste impérial. Rarement pris dans son dos, maitrisant parfaitement les duels aériens, il est également un premier relanceur précieux pour le jeu du PSG. Cette saison, on le voit même ne pas hésiter à aller harceler le porteur dans le camp adverse.

Trois cent matchs, c’est quand même exceptionnel. Ca prouve la longévité du joueur, mais aussi le fait qu’il ne soit que très rarement blessé. Normal, le l’ancien Milanais est un grand professionnel, notamment dans tout ce qui est nutrition et récupération.

En fin de contrat à la fin de cette saison, lui souhaite continuer, mais les dirigeants parisiens ne veulent pas se presser. A lui de montrer que l’image qu’on a de lui est fausse. A lui de montrer, sur un gros match, qu’il est bien l’un des plus grands défenseurs du monde. Il a marqué le PSG par le nombre de rencontres disputées, à lui de le marquer définitivement avec un parcours exceptionnel en Ligue des champions.

Paris United

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