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Ramos, enfin lancé

Pour sa deuxième titularisation de la saison, Sergio Ramos a livré une copie très propre. S’il arrive à enchaîner, il peut apporter une partie de ce qui manque à cette équipe.

Ce n’est que son quatrième match de championnat et sa deuxième titularisation mais on voit clairement des choses marquantes. En débutant face à Reims, Sergio Ramos a livré une belle performance couronnée par son premier but.

Dès le début, on a vu son importance dans le bon premier quart d’heure parisien. Non seulement il défend en avançant, mais surtout, il n’a pas peur d’évoluer très haut, quitte à laisser beaucoup d’espaces dans son dos.

Non seulement son attitude et son positionnement permettent de garder le bloc compact quel que soit sa hauteur, mais surtout il empêche ses partenaires de reculer ou d’être trop bas.  Quand vous êtes défenseurs à ses côtés et que vous le voyez avancer plus haut que le rond central, vous êtes obligés de vous aligner. De même, quand vous êtes milieu et que vous voyez votre défenseur central à vos côtés, vous êtes obligés d’être plus haut.

Défensivement, il a été bon même si sur deux ou trois transitions, on a senti qu’il manquait encore un peu de rythme soit pour jaillir soit pour lire la trajectoire. En tout cas, est-ce si anodin que face à Reims, c’est le match dans lequel le PSG a subi le moins de tirs cette saison (7) ?

Avec ballon, il donne du rythme

Mais il n’y a pas eu que le travail défensif. Avec ballon, il donne du rythme et oblige ses partenaires à ne pas ronronner. Par ses transversales, déjà, quand il permet d’aérer le jeu et de faire courir l’adversaire. Mais il le fait également par ses passes. Appuyées, claquées, elles donnent la sensation qu’il n’est pas là pour juste faire tourner le ballon. Mais il donne également souvent le ballon un ou deux mètres devant le joueur, comme pour envoyer le message suivant : « mets-toi en mouvement, avance, donne du rythme« .

L’espagnol a encore besoin de matchs pour retrouver le rythme, la lecture des trajectoires, mais aussi parfaire les automatismes avec ses partenaires. Certes, il n’a joué que contre Reims et Saint-Étienne. Mais il a montré ses compétences de footballeur qui en avaient fait le meilleur défenseur du monde pendant plusieurs années.

Avec les matchs et les performances, il pourra légitimement donner de la voix, recadrer ceux qui ne jouent pas le jeu. Un joueur a besoin d’être sur le terrain et d’être compétitif pour devenir légitime. Il ne lui reste plus qu’à pouvoir enchaîner les matchs pour prétendre à ce rôle. Si tout cela confirme dans les prochaines, il y aura alors un gagnant : le PSG.

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