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Leandro Paredes dans les colonnes du JDD : « Le PSG aime le ballon, moi aussi »

Arrivé à l’hiver 2019, Leandro Paredes a déjà connu beaucoup de choses au Paris Saint-Germain avec une finale de Ligue des champions, un changement d’entraîneur et de nombreux titres. Pourtant, le joueur, qui se fait rare dans les médias français, a mis du temps à s’adapter au club de la capitale. Aujourd’hui, au cours d’un long entretien au Journal du Dimanche, il se dévoile et parle de son rôle au sein de l’effectif parisien, sur et en dehors des terrains.

Actualité oblige, l’entretien débute par une question à propos de la qualification obtenue en quart de finale de la Ligue des champions, obtenue mercredi face au FC Barcelone. Si le match aller, remporté 4 buts à 1 par les parisiens sur la pelouse catalane du Camp Nou a marqué beaucoup d’observateurs, le match retour plus que poussif 1-1 de mercredi a, lui, fait grincer des dents. Une situation que le milieu de terrain argentin explique ainsi : « La qualité du match aller a été très élevée. Au retour, nous avons tenté une approche différente et tout ne s’est pas passé comme on voulait. Parfois, il faut s’adapter et faire le dos rond. C’est une vertu de savoir souffrir, car on n’a pas toujours le contrôle ».

Arrivé dans la capitale pour plus de 40 millions d’euros au cœur de l’hiver 2019, le joueur a vécu une adaptation compliquée, ponctuée de plusieurs passages sur le banc. Une situation difficile sur laquelle revient l’international argentin : « L’adaptation n’a pas été simple. De l’extérieur, on n’imagine pas la difficulté de s’intégrer à un groupe déjà en place. Les gens critiquent sans savoir. En général, je ne fais pas attention aux commentaires, positifs ou non. Je ne pense qu’à moi, à mon travail et à ma préparation physique pour être capable d’aider l’équipe au maximum. Le reste, je le sors de ma tête. Ceux qui ont parlé d’échec à propos de mon transfert ont commis une injustice. Aujourd’hui, le nouvel entraîneur me donne beaucoup de confiance et de liberté pour jouer. Avec lui, je joue mon jeu. Ces derniers temps, je suis à l’aise et j’apporte davantage ». Si le côté social est en effet à retenir, nous ne pouvons occulter que selon ses propres propos, il est évident que le remplacement de Thomas Tuchel par Mauricio Pochettino est pour beaucoup dans la métamorphose du joueur.

Leandro Paredes évolue à un poste particulier avec un style tout aussi particulier. En effet, à la fois joueur défensif et offensif, l’argentin n’est pas facile à définir. C’est pourquoi il est très intéressant de le lire décrire sa vision de son poste, que l’on nomme en Amérique du sud « cinco » : « Je n’ai plus jamais cessé d’être heureux sur un terrain de foot. Jeune à Boca, on parlait de moi comme d’un nouveau Riquelme, mais je n’y pense plus car j’ai trouvé ma place dès le premier match dans ce rôle de « cinco ». (…) J’ai besoin de toucher beaucoup de ballons pour être dans le match ; ça n’a pas été le cas mercredi, malheureusement. Le PSG aime le ballon, moi aussi. Pour être un numéro 10, il faut accepter d’en toucher moins et d’évoluer dos au but. Je n’aurais pas aimé ça. Plus en retrait, j’ai un meilleur point de vue sur le jeu et je peux l’orienter, avec le moins de touches possible, entre les lignes adverses vers Neymar et Mbappé. Ce sont eux qui donnent du sens à ce que je fais ».

Souvent comparé à son partenaire Marco Verratti et à son prédécesseur au poste, Thiago Motta, Leandro Paredes a pourtant du mal à se situer face aux autres références à son poste. C’est avec une certaine pudeur qu’il explique : « C’est difficile d’avoir de meilleures références. Et j’aime l’idée d’avoir un peu des deux. Pour moi, le meilleur meneur de jeu sera toujours Riquelme, avec qui j’ai joué à mes débuts. (…) Maintenant, à mon poste, tu cherches à ressembler à Redondo, à Gago ou à Pirlo. Pour l’ensemble de sa carrière impeccable, je veux aussi citer Busquets, car il sait défendre intelligemment. Attention, je ne me compare pas du tout à eux ! Je les ai tellement admirés que j’aurais du mal à ajouter mon nom aux leurs ».

À l’image du carton jaune reçu mercredi face au FC Barcelone, qui le privera du quart de finale aller de Ligue des champions, l’ancien joueur du Zenit Saint-Pétersbourg est souvent critiqué pour son jeu très agressif. Une situation sur laquelle il revient en ces mots : « C’est mon rôle d’aller au contact donc je dois accepter le risque d’être averti. Je fais de mon mieux pour ne pas cumuler les cartons et les suspensions, mais ça fait partie de mon jeu. J’essaie de doser mon agressivité pour ne pas être dans le collimateur des arbitres ».

Si le milieu argentin fait la paire avec Marco Verratti sur le terrain, en dehors, c’est avec Neymar qu’il semble avoir bâti une grande complicité. Une relation qu’il décrit avec humour ainsi : « Dès mon arrivée ici, on a noué une vraie complicité. À l’entraînement ou en dehors, on est heureux ensemble. Je n’arrête pas de le chambrer. Récemment, j’ai glissé un faux serpent dans son casier au Camp des Loges car il m’avait confié quelques jours plus tôt qu’il en avait très peur. Vous auriez vu sa tête quand il l’a aperçu ! Le jour où il tombera sur un vrai serpent, son cœur va s’arrêter ».

En conclusion, une question lui est posée sur une probable arrivée de Lionel Messi au Paris Saint-Germain, un joueur dont il est très proche en sélection argentine. Devant les remous que ses précédents propos ont provoqué dans la presse catalane et auprès de la direction du FC Barcelone, Leandro Paredes ne souhaite pas polémiquer. En ce sens, il déclare : « On m’a demandé de ne plus aborder ce sujet car des personnes n’ont pas aimé ma prise de position. Apparemment, certains y ont vu un manque de respect de ma part. Ce n’était pas le cas. À lui de décider tranquillement à l’issue de la saison ce qu’il veut faire ».

Vous pouvez, dès à présent, retrouver l’intégralité de l’interview dans l’édition numérique du Journal du Dimanche, ici.

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