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Icardi sur la bonne voie

Dimanche soir à Reims, Mauro Icardi a réalisé son meilleur match depuis de longues semaines. Mieux physiquement, il a également été plus recherché par ses coéquipiers.

Il l’attendait depuis fin février. En marquant, contre Reims, Icardi a retrouvé le chemin des filets. Et ça fait du bien.

Privé du match aller à Dortmund, l’argentin n’était pas non plus entré en jeu au retour, devancé par Cavani. Puis, lors des deux finales de coupe au mois de juillet, il avait semblé lourd, pataud et en manque de confiance. Titulaire face à l’Atalanta en quart de finale de la Ligue des champions, il s’était plié au rôle demandé par Tuchel ce soir-là, c’est-à-dire ouvrir des espaces pour Neymar. Puis, il n’était plus réapparu, ni en demie ni en finale.

Depuis la reprise de la Ligue 1, même sensation. Lourd, emprunté, ses coéquipiers avaient même du mal à le trouver. À Nice, il avait enfin semblé retrouver un peu de jambes. Dans ses déplacements, il était mieux, mais ses coéquipiers, Mbappé notamment, l’avaient oublié sur quelques situations.

À Reims, ce fut donc mieux dans tous les domaines. Individuellement, il s’est bien déplacé, jouant plutôt juste sur ses remises, comme sur celle offerte à Di Maria que l’argentin enverra au-dessus du but de Rajkovic. Il a retrouvé de l’efficacité, avec le premier but où il se ramène parfaitement le ballon de Mbappé avant d’enchaîner d’une belle frappe croisée, avant d’inscrire son second but, plus facilement, mais bien placé devant le but rémois.

Ultra-dépendant du collectif

Collectivement, ce fut aussi beaucoup mieux. Que ce soit Mbappé, Di Maria ou Neymar, ils ont régulièrement cherché l’ancien interiste. Rappelons-nous que la saison dernière, en décembre et janvier, lors du passage au 4-4-2, il avait beaucoup marqué, parfaitement trouvé par ses partenaires et toujours bien placé pour conclure.

Icardi fait partie de ces attaquants « à l’ancienne », c’est-à-dire ce joueur qui reste toujours proche de la surface, avec peu de longues courses, qui participe peu au jeu (entre 15 et 20 ballons par match) mais souvent bien placé pour conclure. Quand on a ce genre d’avant-centre, il faut s’adapter. On ne joue pas de la même façon avec Cavani, Lewandowski ou Icardi. Ce n’est pas non plus Zlatan, capable de décrocher pour toucher des ballons, organiser le jeu et inscrire des buts en se les créant tout seul.

L’argentin marquera régulièrement, mais plus que tout autre, il est dépendant de ses partenaires, du jeu proposé mais aussi de leur volonté de respecter le jeu et d’être dans l’esprit collectif. En tout cas, ces deux buts doivent lui permettre de retrouver la confiance surtout qu’il est, aujourd’hui, le seul vrai avant-centre de l’effectif. En effet, son seul remplaçant est Kalimuendo, un jeune joueur qui a besoin de progresser encore. Pour l’instant, le PSG a besoin d’un Icardi efficace, comme à Reims.

crédit photo: leparisien.fr

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